14/09/2009

Week-end Catalan / Visa pour l'image -

Rien de plus vitalisant que de partir vers la mer, un week-end de septembre, alors que les marrons jonchent déjà les allées des parcs.

 

De Villelongue Dels Mons à Collioures, l’objectif du week-end était avant tout de se rendre à Perpignan pour la manifestation Visa pour l’Image, festival international du photojournalisme.

 

Visa pour l'image.jpgIci, la photographie, au-delà de son message engagé, est aussi une expression culturelle, un ressenti, une atmosphère où cette dualité – beauté/dureté – reste très recherchée par un large public.

Au quotidien, l’actualité dégorge ses abominations. Partout dans le monde, il n’est question que de crises et de souffrance. Face à cette situation, la liberté d’expression de la presse doit survivre mais elle est menacée. Visa pour l’Image a pour vocation de soutenir les artisans de cette liberté qui seule peut nous aider dans la recherche de la vérité.

 

 

 

 

Eglise des Domincains - pdv du sol.jpg Eglise des Domincains.jpg

Expositions Eglise des Dominicains / Perpignan

 

 

Parmi les nombreux photographes, j’ai plus particulièrement été marquée par trois d’entre eux.

 

Zalmaï - , photographe afghan dont les clichés – Promesses et Mensonges – relatent du coût humain de la guerre contre la terreur.

Zalmaï.jpg  L’espoir des Afghans s’est étiolé et leurs conditions de vie ne se sont guère améliorées depuis la chute des talibans. Quid alors de la prétendue démocratie ? Rien de plus que promesses au vent et poudre aux yeux. Zalmaï a voulu témoigner de cette tragédie humaine.

Ses photos en noir et blanc et aux cadrages où tous les angles sont cassés renforcent l’idée de chaos et de désespoir.

 

Brenda Ann Kenneally  - photographe américaine, lauréate 2008 du Prix Canon de la femme photojournaliste, présentait son travail Upstate Girls ( les Filles du Nord)ou ce qu’il advint de Collar City.La ville de Troy, dans le nord de l’Etat de New-York aurait été, à la fin 19e siècle, l’une des plus riches du pays, notamment grâce à son énorme complexe sidérurgique.

Le projet « Upstate Girls » tente de démêler les causes et conséquences complexes du rêve américain. L’expérience de Troy, « ville la plus importante de la révolution industrielle », a forgé l’idéologie américaine et prouvé au pays entier son énorme potentiel. Mais dans un revirement de situation, l’ambition démesurée et cette forte croissance économique qui devait servir d’exemple pour els pays en voie de développement se sont transformées en menace.

Brenda Ann Kenneally a mené une enquête de cinq années sur cette partie de la classe ouvrière américaine qui, malgré les avancées technologiques, n’a pas dans son ensemble vu d’évolution majeure depuis la fin de la révolution industrielle. Ce projet montre du doigt les effets pervers de la mondialisation et à partir d’une perspective féminine explore en profondeur les aspects affectifs et psychologiques de la misère.

Les photos sont bouleversantes et dérangeantes. Elles prennent sur le vif, l’intimité de femmes laissées pour compte avec leurs nombreux enfants, les hommes sont absents, partis ou en prison.

Brenda Ann Kenneally.jpg

 

Callie Shell -

 

Callie Shell - Eglise des Domincains.jpgDepuis trois ans, Callie Shell, photographe américaine, couvre l’épopée extraordinaire de Barack Obama. Dès 2006, elle l’a suivi dans son intimité, alors qu’il n’était pas encore candidat aux présidentielles, puis à ses balbutiements, lorsque son équipe de campagne de campagne ne comptait qu’une voiture et trois passagers : Obama, le chauffeur et Callie Shell. A cette époque, rares étaient ceux qui croyaient en ses chances de remporter cette course à la présidence, qui contre toute attente, allait faire de lui le premier président noir des Etats-Unis.

Les clichés sont tour à tour, drôles, émouvants et, pour sûr, rendent l’homme Obama, l’ami que l’on voudrait avoir !

 

L’exposition était dense et très fournie.

 

J’en retiens encore le bel hommage rendu à Françoise Demulder, devenue journaliste de guerre portée par l’amour d’un homme qu’elle a suivi au Vietnam. Sa profession elle l’exercera ensuite sur tous les lieux de crise : Angola, Liban, Cambodge, Ethiopie. Elle est décédée en septembre 2008.

 

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Ste pouêtpouêt.jpgEn marge, Perpignan déployait son du marché médiéval – j’avais drôlement envie de lui chopper le bouquet à la grande tressée !

 

 

 

 

Puis, puis… la soirée au bord de la mer – c’était à Collioures : doigts de pieds et sangria en ligne de mire !

 

Les pieds.jpg
Sangria.jpg

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11:50 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : visa pour l'image, perpignan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook