04/12/2008
In Œuvres poétiques 1952-1994, Anne Perrier
« Les hommes se servent des mots ; le poète les sert. » Octavio Paz
Chaque jeudi…
je vous offre un peu de poésie…
Quand je pèse la vie
je trouve dans mes mains l'ovale dur ombreux
De la petite olive
Et son air d'enfant triste et qui n'a pas grandi
A qui toujours est refusée
La maturité chaude des prunes
Quand je pèse la vie
Je trouve dans mes mains la forme de tant de visages
Eternellement offerts et qui ont soif
Et mes doigts les referment doucement
comme on referme les volets d'une maison qu'on aime
Et que la nuit va prendre
Anne Perrier in Œuvres poétiques 1952-1994 – Ed. l’Escampette, p24
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