03/09/2010
Billet d'humeur du Québec
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01/09/2010
Billet d'humeur du Québec
Retour au bercail après deux petites semaines loin de tout...
La première était destinée au repos et à passer du temps de qualité à la maison.
Ce qui fut fait, avec l'aide de dame nature. Les matinées furent chaudes et ensoleillées, idéales pour lancer des ballons aux chiens. Les après-midi furent orageux, idéal pour prendre un bon bouquin, s'installer dehors à l'abri de la pluie et roupiller un peu.
Les soirées juste assez fraiches, idéales pour brancher la console XBox et jouer à Red Dead Redemption (je pense que je serai toujours "petit gars" ou gamin dans mon coeur).
Deuxième semaine, camping en Ontario, évidemment avec les chiens. Ça faisait longtemps qu'on me parlait de Sandbanks et de ses plages chaudes sur les abords du Lac Ontario. À tout juste quatre heures de route de Montréal, cette année, nous nous sommes dit "Et pourquoi pas essayer?". Nous avions toujours eu une hésitation à passer la frontière provincial vers l'ouest... c'est que, on disait que les Ontariens détestaient les Québécois.
Et moi qui croyait ça !
Remarquez, une province francophone voisine d'une province toute anglophone, les flammèches semblaient inévitables. Et pourtant... j'ai réalisé que cette forme légère de racisme provenait principalement de ma propre province.
Voyez-vous, le Québec, dans sa crainte de voir le français disparaître un jour, se transforme en maman ours lorsqu'on parle la langue de Shakespeare dans sa maison.
Alors pourquoi Molière est-il non seulement accepté, mais bel et bien présent, chez la voisine ?
En effet, quelle surprise de se voir accueillir dans un français impeccable dès notre arrivée ? Évidemment, ce n'est pas tout le monde qui parle français, mais je me souviendrais longtemps de cette petite puce d'environ 8 ans qui, après avoir chuté de son vélo, m'a dit un "mweercii bwocoup", après que nous lui ayons prodigué les premiers soins ? Les gens étaient dans l'ensemble, très sympas.
Et que dire du Parc Provincial de Sandbanks ? Tout simplement majestueux. Des plages immenses, de l'eau chaude, une belle propreté partout, rappelait les plus belles plages que j'ai eu la chance de voir... incluant celles des Bahamas ! Comme la pente est très très douce sous l'eau (vous pouvez avancer de 350 mètres et toujours toucher le fond), celle-ci se réchauffe en moins de deux dès que le soleil se pointe le nez. Et en bonus, sur un bon kilomètre de cette plage, on y accepte les chiens.
Et comme le Lac Ontario est rempli d'eau douce, aucun danger pour Kili et Saku.
Avec les vagues, on se croirait véritablement à la mère.
Laissez-moi vous dire que j'ai lancé des tas de balles à bout de bras !
Une nuit au camping, bien assis près du feu, avec les chiens qui roupillaient après une bonne journée bien remplie, j'ai pu observer le spectacle des Perséides dans toute sa splendeur. Un de ces moments où on se sent très petit, mais en même temps très près de la nature, et où les réflexions sur la vie en général se bousculent dans la tête.
Comme il est incroyable de se retrouver au milieu du tourbillon de la vie professionnelle avec ses peccadilles qui semblent si importantes la plupart du temps. Rien de tel que de décrocher pour se rendre compte de la futilité de bien de ces choses qui gouvernent notre vie.
On veut la belle voiture, le bel écran plasma et la grosse maison, mais ce n'est que lorsqu'on se retrouve avec un simple toit en toile, couché sur un sol dur, sans électricité et sans contact, qu'on apprécie enfin vraiment la vie ?
Moi je pense qu'on est drôlement fait.
À ce moment, je n'arrivais tout simplement pas à comprendre il venait d'où, ce stress quotidien qui nous suit tout le temps. Je ne parle pas du stress professionnel, car soyons réaliste, il faut bien gagner sa vie. Je parle du stress quotidien, de toujours sembler devoir courir pour en faire toujours plus, dans toutes les circonstances. Quand j'y pense, l'hiver, j'arrive de peine et de misère à me débloquer un quatre heures pour aller faire du ski de fond. Ou une toute petite heure pour aller promener les chiens. Mais pourquoi ? Pour juste avoir le temps de m'occuper des trucs qu'on se fait croire qu'ils sont si importants ?
Ri-di-cu-le !
Je pourrais m'étendre d'avantage sur mes réflexions de cette nuit-là, mais ça devient personnel. Je pense que de tels moments doivent être vécus chacun de son côté, et qui nous devons en tirer nos propres conclusions, celles qui sont spécifiques à nous.
Pourquoi ne profitez-vous pas de cette prochaine soirée pour vous octroyer, ne serait-ce qu'une fois, ces quelques heures qui vous permettront de vous recentrer, faire le point, et qui sait, refaire connaissance avec vous-même ? Je pense que vous découvrirez alors en vous-même une personne qui vous plaira bien.
Et qui sait, peut-être en prendrez-vous l'habitude vous aussi ?
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30/06/2010
Billet d'humeur du Québec
La Chronique de Mouvimax
Vision du Québécois moyen de la Coupe du Monde...
Quel drôle de sport, que le soccer!
Alors qu'en Amérique du Nord, nous n'en avons que pour le hockey, où le but du jeu est de faire pénétrer une petite rondelle dure comme le fer dans un petit filet protégé par un gardien paré de tellement de boucliers qu'il est presque aussi gros que le but, en Europe, ils ont le soccer (ou "football", selon eux, mais qui n'est pas du tout comme notre football d'ici, d'où ajout à la confusion), où le but du jeu est de faire pénétrer un gros ballon mou dans un immense filet protégé par un type qui bondit partout et, comme toute armure, une paire de gants ressemblant aux mains de Mickey Mouse.
Étrangement, c'est au hockey que se comptent le plus de buts. Il n'est pas rare de voir un match (60 minutes), se terminer par un score de 5 à 6, ou quelque chose de semblable. Au soccer, il est naturel qu'à la fin de la partie (90 minutes, plus quelques autres minutes étrangement ajoutées à la fin de chaque demie afin de favoriser une équipe ou l'autre, je pense), il est naturel, donc, de voir un match se terminer sans qu'aucun but ne soit compté, ou un seul, peut-être deux.
Parlant des buts au soccer, il faut savoir qu'on ne compte pas qu'en faisant pénétrer le ballon dans le but adverse. Un juge, qui se tient sur le côté du terrain, doit d'abord valider le but. S'il aime comment le jeu préalable au tir s'est déroulé, il accordera le but. Mais la plupart du temps, il le refusera an agitant un petit drapeau. Aussi, un ballon peut clairement franchir la ligne de but, s'il en ressort sans toucher le fond du filet, le but ne sera pas accordé. J'ai vu cette circonstance cette semaine, alors qu'un ballon avait tout d'abord touché le cadre du filet. À moins que ce ne soit justement à cause de cet impact sur le cadre que l'arbitre n'ait pas accordé le but ? Faudrait que je me renseigne.
Il y a aussi les hors-jeu. Alors là, clairement, je n'ai pas suffisamment de sang Européen pour comprendre. Je tente une explication... Lorsqu'un joueur botte le ballon vers le but adverse, le juge qui se tient sur le côté du terrain se trace une ligne imaginaire dans sa tête. Il semble que la position de cette ligne ait rapport avec l'emplacement du dernier joueur de l'équipe défensive (sans compter le type en pyjama aux mains de Mickey Mouse). La position de cette ligne est savamment calculée en analysant le bruit des vuvuzelas (j'y reviens).
Si les oreilles saignent, alors la ligne de hors-jeu pourra être reculée de quelques mètres derrière le dernier joueur défensif.
Si la tête ne fait que tourner à cause des décibels, alors la ligne sera au niveau de ce joueur, et si l'arbitre est devenu sourd et qu'il n'entend plus rien, elle sera devant ce joueur, mais à un mètre du sol. Évidemment, l'arbitre peut décider de ne pas tenir compte de ces points, et ainsi offrir un belle surprise aux joueurs et entraîneurs, qui s'empresseront alors, dans un élan folklorique, de se lancer dans une danse effrénée.
Certains chantent aussi, mais je n'ai jamais saisi les paroles.
Au soccer, il est interdit de toucher au ballon avec ses bras, sauf si c'est pour compter certains buts. Là encore, certains paramètres seront suivis par les arbitres, et ils feront danser et chanter les entraîneurs. J'ai remarqué que le chant était plus présent dans ce cas précis.
Au sujet de la danse, les joueurs ont les leurs bien à eux.
Il y a les danses de groupe, soit après qu'un but ait été alloué par l'arbitre, ou encore les danses individuelles servant à séduire les arbitres en question. Le rituel consiste à se rouler au sol en tenant le rythme en frappant le sol de la main. À ce moment, joueurs et arbitres s'attrouperont autour de l'artiste et jugeront de la performance. Un curieux système d'évaluation sera alors souvent présenté aux spectateurs. Selon un code de couleur, l'arbitre jugera la performance du danseur en accordant une couleur bien spécifique. S'il aime la performance, l'arbitre affichera la couleur jaune. C'est la note de passage. Évidemment, on préférera la couleur rouge, but ultime, qui provoquera alors danses et chants dans tout le stade. Il arrive toutefois que la performance théâtrale ne plaise pas du tout, créant ainsi un malaise général où le danseur sera laissé à lui-même, dans la honte, à s'égosiller encore plus vivement dans un chant plein de tristesse et à se trémousser sur le sol, jusqu'à ce qu'il se résigne à se relever dans l'oubli, loin de ses amis, et à repartir à toute vitesse.
En terminant, à cette Coupe du Monde, les spectateurs doivent se munir d'une trompette-jouet au bruit fort désagréable qu'ils peuvent se procurer pour quelques sous à l'entrée du stade. Cette trompette est la même qu'on peut se procurer à notre Carnaval de Québec d'ici et qu'affectionnent tout particulièrement les types qui ont bu trop de bière. Même bruit pas harmonieux du tout.
Ici, on dit que le son des trompettes du Carnaval rappelle le bruit d'un type malade à quatre pattes dans la neige se délestant de sa dernière poutine.
En Afrique, on dit que le vuvuzela est un objet traditionnel imitant le rugissement du lion. C'est la tradition Africaine et la planète entière se doit de les supporter. Allons, allons.... C'est un peu n'importe quoi ! Ces trompettes ne sont que des jouets à bruit et le lion n'a rien à voir là-dedans !!! Franchement ! Alors en Amérique du Nord, nous devrions donc avoir des trompettes à cris de caribous ou de castors ? Et en Europe des trompettes rappelant le hennissement des chevaux de Camargue ? Bon, je m'égare...
Le soccer, quel sport fascinant!
(Note... Sérieusement, j'adore le foot et je trouve que c'est un des plus beaux sports qu'on puisse pratiquer. En Amérique du Nord, il n'est pas encore assez implanté, mais je me rassure en constatant que de plus en plus d'enfants le pratiquent. Les parcs de baseball de mon époque sont pratiquement tous disparus, remplacés par les parcs de soccer, et c'est parfait ainsi. Secrètement, je rêve à une équipe Canadienne à la prochaine Coupe du Monde).
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28/06/2010
Billet d'humeur du Québec
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21/06/2010
Billet d'humeur du Québec
La Chronique de Mouvimax
A mercredi.
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18/06/2010
Billet d'humeur du Québec
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16/06/2010
Billet d'humeur du Québec
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11/06/2010
Billet d'humeur du Québec
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09/06/2010
Billet d'humeur du Québec
Qu'est-ce qui est plat, fait 2.5 centimètres de large, 10 mètres de long, est relativement élastique, et est accroché à 1 mètre du sol ?
Depuis près de cinq ans, on peut voir dans certains parcs de Montréal de drôles d'individus qui s'amusent à sauter et à virevolter comme s'il était tout naturel de marcher sans toucher le sol. Ils font ce qu'on appelle de la "Slackline".
Constitué presque uniquement de matériel d'escalade, la Slackline est très facile d'installation. On a besoin de deux arbres, d'une simple sangle de la longueur que l'on veut, de deux sangles insérées dans de vieux boyaux d'arrosage de pompier (histoire de protéger les arbres) et de quelques mousquetons. C'est tout ce qu'il faut... en plus d'un petit peu d'équilibre évidemment.
En fait, ce sport aurait été inventé dans la vallée de Yosemite, en Californie, par deux grimpeurs expérimentés en mal de se trouver un nouveau hobby. Puis, les grimpeurs occasionnels, durant les longues soirées camping au pied des falaises, ont commencé à utiliser leur équipement pour passer le temps. Un nouveau sport était né. (NOTE IMPORTANTE : N'UTILISEZ ***JAMAIS*** UN ÉQUIPEMENT QUI A SERVI AU SLACKLINE POUR L'ESCALADE... l'effort subi au matériel le fragilise énormément et le rend parfaitement insécure et inadéquat pour assurer votre vie par la suite).
Il y a une différence entre un équilibriste, tel que vu au cirque, et un adepte du Slackline.
Alors que le fil de fer est rond et rigide, la sangle utilisée ici est plate et élastique, donc beaucoup plus confortable. Sa flexibilité en est la principale différence, la rendant plus amusantes et permettant des bonds et des figures interdites sur un fil de fer. C'est aussi cette flexibilité qui la rend difficile. Mais une fois qu'on a appris à y tenir quelques moments dans un équilibre même imparfait, c'est là que commence le plaisir. On s'y sent un peu comme sur un trampoline, quelques fois même dans un léger état d'apesanteur.
La Slackline peut être installé n'importe où, ou presque. Il suffit de deux points très très solides et on y est. Demander quand même aux propriétaires avant d'installer son équipement reste cependant une très bonne idée! Comme mentionné plus tôt, dans un parc entre deux arbres est idéal. Mais pour plus de plaisir, on peut l'installer au dessus d'un plan d'eau, entre deux parois rocheuses, à quelques centimètres du sol où à plusieurs mètres, bref, n'importe où, tant que l'on respecte un niveau de sécurité excellent. Entre deux buildings à 5 mètres au dessus de la rue n'est pas l'idée du siècle, on se comprend? Cependant, des sangles ont déjà été installées par des athlètes expérimentés à des hauteurs exceptionnelles (Le 3 août 2006, Christian Schou a marché sur une Slackline installée à une altitude de 1000 mètres, exploit répété Aleksander Mork en 2007.
En hauteur, l'équilibriste revêt un harnais d'escalade, lui-même relié par une courte sangle et un mousqueton à la Slackline... mais attention, on a aussi vu des sangles céder sous le poids de l'équilibriste !
Mais si l'idée de marcher sans toucher le sol nous donne l'image d'un type qui marche dangereusement en hauteur et qui risque sa vie sans raison logique, vous n'imaginez qu'une infime portion de l'activité. On peut très bien s'adonner au sport de manière parfaitement sécuritaire en installant la sangle à moins d'un mètre du sol. En plus de juste tenir son équilibre, ce qui croyez-moi n'est pas chose faite, on peut sauter, pivoter, avancer, reculer, jongler, se tenir sur un pied... et qui dit que l'on doive absolument se tenir sur le pieds?
On peut aussi s'asseoir sur la sangle, s'y étendre, s'agenouiller, s'y tenir sur les mains, le nez, une oreille... euh.... ben, peut-être pas le nez et l'oreille...
En fait, la constante recherche d'équilibre sur la Slackline rappellera à l'adepte du yoga la recherche de la parfaite posture et de la détente nécessaire à l'activité. En toute logique, on peut maintenant voir de plus en plus de gens pratiquant le yoga sur la Slackline.
Je me suis procuré l'équipement complet, que j'installe entre deux arbres chez moi, pour tout juste 80$ (moins de 65 Euros). Pour un sport aussi complet et amusant, l'investissement n'est pas trop coûteux.
Pour plus d'informations, allez jeter un coup d'oeil à ce site
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07/06/2010
Billet d'humeur du Québec
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