30/06/2010

L'été est revenu

Mon blog

se met en vacances,

 

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il ne sera alimenté

quune fois par semaine,

chaque mercredi.

 

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Dès le 7 juillet

plein de surprises

 

 

 

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Dici là portez-vous bien

et passez un bel été

 

bel été.jpg

 

 

28/06/2010

Pariiiiiiiis …

Coind'ecriture.jpgUne petite semaine, où je n’aurais délaissé mon petit coin d’écriture que pour de belles et joyeuses retrouvailles et un programme culturel assez restreint.  

 

 

 

 

 

Fondation-Cartier.jpgUne après-midi consacrée à Françoise, coalisée de campagne luxembourgeoise, et à Beat Takeshi Kitano, artiste exposé à la Fondation Cartier.

 

Cinéaste, acteur, animateur d’émissions télévisées, comique, peintre, écrivain, Takeshi Kitano est un personnage hors du commun. S’il est célèbre dans le monde entier pour ses films, il jouit au Japon d’une popularité sans égale en tant que comique et homme de télévision. . Curieux de tout, passionné par la connaissance et sa transmission, il change de domaine et de vocabulaire avec autant d’aisance que de sérieux, passant de la violence à la comédie et de l’outrance à la retenue.

En créant Gosse de peintre, un projet kaléidoscopique dont la dimension autobiographique est évidente, Takeshi Kitano prend à contre-pied les principes mêmes de l’exposition. Il transforme le musée en parc d’attraction dans lequel il fait entrer tous les mondes de beat Takeshi Kitano.

La culture populaire et la réflexion scientifique, l’imaginaire, la satire, la tradition, la pédagogie, le beau et le kitsch s’y côtoient en un ensemble à la fois hétéroclite et complémentaire. Peuplée d’animaux imaginaires, d’inventions de toutes sortes, d’attractions et de réflexions, l’exposition de Beat Takeshi Kitano s’apparente à un immense autoportrait, une mise en forme de ses rêves, idées, fantasmes d’enfant et d’adulte. Elle est jalonnée de références au quartier de son enfance, de clins d’œil à des évènements de sa vie et même de son nom, qui apparaît à plusieurs reprises sur les décors et les objets.

 

Cette drôle et géniale exposition s’adresse aux enfants, tout en parlant aux adultes.

 

Fondation-Cartier-detail.jpg Fondation-Cartier-detail1.jpg
Françoise.jpg  Mimoulegauffres.jpg
 

 

 

EXP-LUCIANFREUD2.jpgLucian Freud au centre Pompidou - Considéré comme l'un des plus grands peintres vivants, l’occasion était trop belle.

 

Peintre britannique, né en 1922 à Berlin, petit-fils de Sigmund Freud, travailleur acharné du portraits et des autoportraits. Ses modèles vivants, souvent nus, aux chairs affaissées - rendues par des pâtes épaisses – sont souvent de ses proches, de ses amis, de sa famille, de peintre ou encore de la Reine d’Angleterre. L’exposition monographique au centre Beaubourg, la première en France depuis 1987, adopte un point de vue dynamique grâce à un fil conducteur, l’atelier.

 

Le visiteur est invité à pénétrer dans la méthode du peintre à travers quatre thèmes, ponctuant quatre grandes sections. Depuis ses « Intérieurs », terme désignant chez l’artiste l’atelier, Lucian Freud peint également des « Extérieurs », des vues sur son jardin ou des « factories ». la deuxième section, « Réflexion », expose une série d’autoportraits qu’il réalise de manière régulière. Puis viennent les « Reprises » des maîtres anciens, de Chardin à Cézanne. Enfin la partie « Comme la chair » nous fait entrer dans le processus de création du peintre et rassemble les portraits du performer Leigh Bowery ou de Big Sue, réalisations des années 1990-2000.

 

Mon appréciation de cette exposition est très mitigée.

En effet, pour ma part je lui préfère les admirables, terribles, angoissants nus viennois d’Egon Schiele et Kokoshka. Lucian Freud, c’est, avec un demi-siècle de retard et plus, un art beaucoup moins fort, moins bien, moins « nécessaire ». C’est, en revanche, tout ce qu’il y a de plus chic et trash, et c’est en plein dans l’air du temps, à commencer par ces modèles du peintre que sont, excusez du peu, feu Leigh Bowery, performer avant-gardiste (surnom Divine), la reine d’Angleterre en personne, la mannequin Kate Moss, le baron Thyssen; seul Damian Hirst, si vous voyez qui est cet homme, a décliné le privilège de poser.

Je trouve que Lucian Freud n’a rien inventé en matière de réalisme pictural relatif au corps humain et à la chair, ici complaisamment malmenés, torturés, déchus.

Personnages sans regard ou vide, ou les yeux clos, sans psyché, forclos sur eux-mêmes. Compulsion de répétition, chronicité plate, huis clos permanent dans l’atelier en désordre, dont nul sujet ne s’excepte, à une ou deux exceptions près.

Auto-citation permanente d’elle-même, sa peinture et ses sujets n’arrivent jamais à se renouveler et se dépasser pour s’inscrire dans un ordre relevant enfin du symbolique.

 

Que rajouter si ce n’est : bof, bof …

 

 

 

EllesMontage.jpgPour me consoler, je me suis offert une visite approfondie du focus particulier sur les artistes femmes auxquelles le Musée national d’art moderne consacre de manière inédite une très large part de son parcours.

« elles@centrepompidou » se propose ainsi d’aborder la question des femmes dans l’art, de déployer et d’interroger l’hypothèse d’une histoire de l’art des artistes femmes, en rassemblant plus de 350 œuvres de 150 artistes.

 

Remarquable accrochage et très belles découvertes

 

Sylvie-Fleury---Tableau-n°1.jpg Sylvie Fleury, Tableau n°1, 1992
April-Greiman---Does-it-mak.jpgApril Greiman, Does It Make a Sens ?, numéro spécial de Design Quarterly n° 133, 1986
Sylvie-Fanchon---sans-titre.jpgSylvie Fanchon, Sans Titre, 2001

 

 

WillyRonis.pngDirection le quai Conti, à la Monnaie de Paris pour l’exceptionnelle exposition du photographe Willy Ronis.

 

Il faut savoir que l’un des plus illustres représentants du courant humaniste français de l'après-guerre, avait imaginé avec plaisir une grande exposition à Paris pour fêter ses cent ans en 2010.

 

Il a disparu depuis, mais on peut voir jusqu'au 22 août les nombreuses facettes de son oeuvre, images sociales, poétiques ou les deux, et images plus intimes.

 

L'exposition Willy Ronis, une poétique de l'engagement, rassemble quelque 150 photos.

Elle s'ouvre sur les aspects les plus connus du photographe.

 

A la fin des années 1930, il photographie le 14 juillet du Front populaire, la grève à l'usine Javel-Citroën, avec la célèbre Rosa Zehner qui harangue les grévistes. Cette photo oubliée avait été exhumée quarante ans plus tard pour devenir une image-icone.

Il y a les images de la liesse de l'après-guerre, Le Retour du prisonnier, qui embrasse une bonne soeur comme du bon pain. Les dockers et les mariniers sur la Seine.

 

Willy Ronis enfants.jpgWilly Ronis, proche du parti communiste, exprime ses préoccupations sociales dans son travail de photographe. Sans idéaliser le monde ouvrier, ni faire de misérabilisme il témoigne d'un Intérieur pauvre dans le 4e arrondissement de Paris, photographie les gueules noires à Lens ou le bidonville de Nanterre.

Il y a aussi des photos purement poétiques, le reflet de la colonne Vendôme dans une flaque, entre les pieds d'une fille, Paris sous la pluie la nuit. Ronis ne connaît pas encore Brassaï, il le rencontrera plus tard.

 

Willy Ronis a beaucoup photographié Paris et sa banlieue. Il a aussi voyagé à l'étranger. L'exposition montre des images d'un reportage effectué pendant cinq semaines en Allemagne de l'Est, pour l'association Echanges franco-allemands.

Il a aussi travaillé à Londres pour une revue suisse, fixant l'ambiance des pubs de Soho et de les lumières de la nuit. En voyage privé en Hollande, il a été frappé par les costumes traditionnels des femmes et des enfants. L'exposition montre encore des images de Prague, le pont Charles sous la pluie, de Moscou ou de New York.

A l'île de la Réunion, il capture en 1990 un instant magique et lumineux de lessive dans la rivière.

 

Willy Ronis nu.jpgL'exposition se termine sur une note plus intimiste. Des photos privées de la femme du photographe, Anne-Marie, et de son fils Vincent. Dont le fameux Nu provençal: en vacances à Gordes, Willy Ronis n'avait pas imaginé que cette photo de toilette deviendrait si célèbre.

Il n'a pas photographié que sa femme.

Toute sa vie, au hasard des rencontres et des demandes, il a photographié des nus.

"La beauté du corps féminin m'a toujours impressionné", disait-il dans une interview au Nouvel Observateur au moment de la sortie de Nues, un livre réalisé avec Philippe Sollers.

Et la beauté de ces corps féminins, il a su la saisir avec beaucoup de respect et de délicatesse.

 

Sa dernière photo, en 2002, était un nu, avant qu'il raccroche son appareil photo. Les dernières années, il souffrait de douleurs, n'arrivait plus à marcher et avait préféré ne plus prendre de photos.

Willy Ronis aurait eu 100 ans le 14 août 2010.

 

 

 

Pui, puis, puis ... une soirée dédiée aux retrouvailles avec les amies de l’EBS … bon sang une sacrée paires d’années se sont écoulées et je crois bien que nos sentiments d’amitié sont plus vifs que jamais !

 

 
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 Girls1.jpg

23/06/2010

Chut…

chutpanneau.jpg« Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup y est pas » … loin de Toulouse l’échappée sera belle jusqu’à lundi prochain !

D’ici là portez-vous bien !

 

21/06/2010

La voix de l’engagement …

Johnny-Clegg1.jpg

Johnny Clegg, l’artiste sud-africain le plus connu du grand public se produisait à Toulouse. Belle et dansante soirée que celle de jeudi dernier, passée sur la Prairie des Filtres,  sur les berges de la Garonne, dans le cadre du festival Rio Loco.

 

Premier à avoir eu l’audace, dans l’Afrique du Sud ségrégationniste, de monter successivement deux groupes célébrant la mixité raciale, gueule sympathique, indéfectible militant pour un monde meilleur, Johnny Clegg a un sacré punch et mène un spectacle impeccable où s’illustre notamment, sa fidèle choriste-chanteuse (24 années de collaboration), Mandisa Dlanga.

 

Du haut de ma poubelle, avec contre moi deux enfants, je jouissais d'une vue imprenable, pour sûre, une place digne d’une loge VIP !

 

 

Girls.jpg Scène.jpg
Johnny-Clegg2.jpg Trio.jpg

 

 

Et pour tous les inconditionnels du Zoulou blanc , voici une vidéo de la retransmission en live, opérée par Web Arte.

 

 

 

 

 

 

18/06/2010

Les trucs qui gâchent la vie…

lawn mower man.jpgDepuis vingt minutes le petit tracteur-tondeuse hoquète sur la pelouse du Parc du Jardin Royal.

Quelques mères distribuent, imperturbables, du pain et du chocolat à leur nombreuse progéniture tandis que les canards, indifférents, s’ébattent bruyamment dans la mare.

Pourtant, la plupart des promeneurs  dressent leurs oreilles vers les ratés de la mécanique.

Le jardinier opère des montées et descentes de son engin. Il se met à quatre pattes et tape contre le métal du moteur, il remonte en selle … ça repart puis ça s’arrête.

 

Je ne bouge plus et regarde cet employé municipal de plus en plus énervé. Je me sens comme figée, captivée par son agitation.

 

Arrive alors, un bonhomme sorti de nulle part qui se campe à mes côtés. Les mains dans ses poches, il assiste à la même scène et opine de la tête. Soudain, il se retourne vers moi et me dit :

 

« Ca n’a pas l’air de fonctionner. Mais aujourd’hui, de toute façon, la plupart des gens changent ce qui marche mal.

Moi, je n’arrive pas à me défaire des choses qui me gâchent la vie. D’abord je pique une colère contre elles, puis, je tente d’arranger le problème, de réparer.

Si je n’y arrive pas, si le bazar persiste, alors je m’efforce de m’en accommoder. En adoptant ce point de vue, on s’aperçoit que les objets et les êtres peuvent durer bien plus longtemps qu’on ne le croit.

On peut dire que c’est de  la faiblesse, de la lâcheté, ou même de la bêtise, je suis d’accord.

Ce que je sais, c’est que, bien qu’elles me compliquent souvent l’existence, j’ai la même tondeuse depuis quinze ans, la même voiture depuis vingt et la même femme depuis vingt-cinq. »

 

Il s’est tu, je le regardais, et, il m’a gratifiée d’une énorme œillade.

Je crois bien que, subitement, les questions de mécanique lui étaient devenues carrément secondaires.

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16/06/2010

Escapade vigneronne

Moux-panneau.jpgLa route des Corbières nous a menée jusqu’au domaine de nos amis Laurence et Vincent, viticulteurs, producteurs-récoltants à Moux.

 

Leur domaine, Le prieuré Sainte Marie d’Albas s’étend sur 18 hectares et tient sa particularité de sa culture en terrasses, à l’ombre de la montagne de l’Alaric surplombant la vallée de l’Aude et les montagnes noires.

Les cépages s’épanouissent grâce au substrat argilo-calcaire du massif, au souffle du Cers Tramontane et d’un généreux soleil.

 

Vincent récolte ses raisins, présélectionnés lors des vendanges, à la main, puis ils sont vinifiés suivant une méthode qui extrait le meilleur du fruit.La sortie, toute dédiée à la découverte ainsi qu’à la dégustation des vins du domaine, a permis également à notre petit groupe d’irréductibles Alsaciens de Toulouse de se retrouver pour son pique-nique estival.

Moux-devantcave.jpg

 

Arrivés la veille, nous avons profité de la bruyante ambiance des « Bandas » mobilisées à l’occasion de la fête du petit village, avant de nous jeter sur de délicieuses grillades préparées par Laurence sur un feu de sarments.


 

Moux-fetefilsetfanions.jpg Moux-HtParleurs.jpg
Moux-Barbecue.jpg

 

En avant-dégustation prévue le lendemain, Vincent nous a fait découvrir, en guise d’apéritif, son lumineux Rosé (50% Syrah, 50% Grenache) à la robe cuivrée et aux reflets violine. Un enchantement !

 

A table, il nous a régalé de Roches Grises (25% Syrah, 25% Mourvèdre, 25% Grenache, 25% Carignan), rouge grenat, élégant qui au nez déploie un arôme minéral puis de Terre Rouge (50% Syrah, 50% Grenache) vin à la robe noire, très profonde doté d’une belle complexité aromatique au nez où rivalisent les fruits rouges, le cassis écrasé, le poivre et des notes de garrigue et qui devient un vrai plaisir en bouche.

 

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Moux-vigneenfleur.jpgDimanche a été consacré à une belle découverte du domaine, à pied, en passant par la curiosité incontournable de Moux : l’intriguant et magistral tombeau du poète Henry Bataille

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Moux-tombeauHBataille.jpg Moux-tombeauHBatailleDetail.jpg

 

 

11/06/2010

Le pied de grue…

 

petculot.jpgPromener son chien à une heure indue, en changeant d’itinéraire, est une sacrée aubaine pour des rencontres insolites.

Au détour d’une rue, une grue est dressée sur un camion-grue. A son sommet un énorme projecteur est braqué sur un écran qui masque une fenêtre. C’est superbe.

 

Je m’arrête, mon chien renifle les pieds d’un des gars du camion-grue. Il demande :

 

-          Je peux le caresser ?

-          Bien entendu

 

Mon chien se laisse faire, la truffe tendue vers lui. L’homme pose alors une fesse sur un  capot de voiture tout en flattant la tête de mon labrador. Il poursuit :

 

-          Vous savez ce qu’ils sont entrain de fabriquer là-haut ?

-          Un film j’imagine.

-          Oui. Une pub. Pour une marque de lingerie.

-          Ah !

-        Ouais une pub pour des petites culottes. Enfin, à ce qu’on m’a dit. Moi j’ai rien vu hein ? Je suis juste de la maintenance de la grue.

-        C’est un sacré engin cette grue.

-         Vous pouvez le dire. Un an de demande d’autorisation à la mairie. La rue bloquée deux jours à la circulation. Un flic 24 heures sur 24. Rien que pour le camion, on est trois. Et en haut, je vous raconte pas le pataquès. Je suis monté. J’ai vu, l’appart est magnifique. La pub, c’est  censé être dans un décor de salle de bains. Vous savez ce qu’ils ont fait ? Comme la vraie salle de bain ne convenait pas, ils ont construit de A à Z une salle de bain gigantesque dans le salon.

C’est pas un peu dingue ça ? Alors on en est là, la grue, les équipes, le flic, tout le bazar, on bloque le quartier et on fout en l’air un appartement avec un décor qu’on aurait aussi pu construire en studio !

-         C’est vrai que c’est un peu dingue…

-        Oui, mais en même temps, pas tant que ça. Je me suis fait expliquer le truc. On croit que les grosses agences de pub, leur fric vient de la pub. En fait non. Elles ont un parc immobilier énorme. C’est ça, la vraie pompe à fric.

Alors ils amortissement en injectant l’argent de la pub dans l’immobilier, en faisant des opérations comme celle-là. Enfin bon, faut pas me demander les détails, ça me passe largement au-dessus, mais grosso modo, c’est ce que j’ai compris. Le résultat, c’est qu’on est là à faire le pied de grue. Hahahaha !

 

Il se tait un moment. Je tire doucement sur la laisse de mon chien pour reprendre ma route. Et puis avec une expression impayable, le regard en l’air, un sourire et une voix où l’émerveillement le dispute à la mélancolie, il ajoute :

 

-          Et tout ça pour une petite nana à poil !

 

N'empêche que j’y ai repensé, à son regard au type … deux heures plus tard, en me déshabillant.

 

09/06/2010

Espérons que ça ne collera plus à la semelle !

Encore une paire de tennis en toile saligotée …


 

chaussurechewinggumfille.jpgSi le chewing-gum est une des confiseries les plus populaires, il constelle aussi, après mastication-recrachage anarchique, les trottoirs de nos villes, quand il n'adhère  pas sournoisement  vos semelles pour tirer des fils entre vos chaussures et le pavé.

 

Le récent nettoyage d’Oxford Street, à Londres a permis de recenser quelques 300 000 résidus de gomme à mâcher. Or ces opérations de nettoyages sont très coûteuses - on estime qu’un chewing-gum d’un euro en coûterait 10 à nettoyer. Sans compter que ces nettoyeurs vapeur à haute pression ou appareils cryogéniques sont bruyants et que les produits chimiques sont nocifs pour l’environnement.

Alors que faire ?


Des chercheurs britanniques se sont penchés sur la question et pensent avoir trouvé une réponse simple et efficace au fléau : les enzymes. Il s’agit de molécules utilisées par les organismes vivants pour casser de longues chaînes d’atome de carbone.

Le seul problème c’est que les chewing-gums sont une sorte de caoutchouc synthétique, ils sont donc hydrophobes et repoussent l’eau. Il n’est pas possible d’utiliser l’eau comme base d’une solution enzymatique. Donc il a fallu trouver autre chose qui ne soit pas un solvant classique comme l’acétone ou l’éther, car inflammables ou toxiques, inadaptés pour des lieux publics.

C’est là qu’entrent en scène des universitaires de Belfast qui ont eu l’idée d’utiliser des solutions ioniques.

Il s’agit de sels en solution, dont la capacité de solubilisation est très grande et qui sont employés depuis peu comme alternative aux traditionnels solvants organiques. La plupart des solutions ioniques présentent en outre l’avantage d’être biodégradables.


Depuis deux ans, les scientifiques mâchent des chewing-gums, qu’ils collent sur des pavés ou du bitume et versent dessus différentes solutions pour voir laquelle fonctionnera le mieux.

Leurs trottoirs-labo leur ont permis de réduire le nombre de mélanges candidats ; ils disposent maintenant de plusieurs solutions testées pour l’étude de leurs réactions à l’eau et à différentes températures. Des vérifications s’imposent encore pour vérifier si elles ne nuisent pas à l’environnement ni aux chaussures des piétons (souvent en caoutchouc !) et quand les chercheurs seront fixés, ils réfléchiront sérieusement à la commercialisation du produit.


 

 

 

Mon avis

 

Enfin nous pourrons lancer, comme Danton, en d’autre temps et circonstances, ce mot noble et sincère :

«On n'emporte pas le chewing-gum à la semelle de ses souliers.»

 

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07/06/2010

Paroles et musique …

Effervescences d’une géniale semaine …

 

C©té cinéma :

 

Nuits en or.jpgExcellente sélection pour Les nuits en or, projection des meilleurs courts-métrages de l’année.

Depuis 2007, l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma organise chaque année cette manifestation pour présenter un panorama des meilleurs films courts primés par les Académies du monde, réunis autour du César du meilleur court métrage.

 

De Paris à Montréal en passant par Madrid, Rome, Genève, Berlin et … Toulouse, la tournée intègre 16 projections uniques et permet une meilleure reconnaissance du court métrage.

La projection des 9 films, tous récompensés, réalisés par de jeunes cinéastes aussi talentueux que prometteurs, est véritablement une belle rencontre avec des projets originaux et aboutis.

 

Ma préférence et mon vote sont allés à (il est possible de choisir son film préféré, en apportant sa voix, et participer ainsi au prix désigné « Choix du Public des Nuits en Or ») Miracle Fish, court métrage australien réalisé par Luke Doolan.

 

 

C©té théâtre :

 

 

Ça y est, le jury s’est prononcé … et de vive voix.

 

Côté-salle-jury.jpg
P1090077.JPG

 

Le public du Chapeau Rouge pourra voir ou revoir la saison prochaine:

 

23-F Côté hublot,

La guerre n'a pas un visage de femme

 

 

 

C©té lecture :

 

marathon des mots2010.jpgLe Marathon des Mots s’est réinstallé, pour une sixième édition, à Toulouse.

La manifestation propose pendant cinq jours au public des lectures, des spectacles, des rencontres et des performances. Au programme de celle-ci, 200 rendez-vous et lectures publiques, presque toutes gratuites à l'exception d'une trentaine, qui coûteront de 5 à 10 euros.

Ce marathon littéraire 2010 est placé sous le signe de l’Afrique, singulièrement de l’Afrique du Sud, et des Caraïbes, avec des auteurs aussi prestigieux que le prix Nobel J. M. Coetzee, André Brink, Alain Mabanckou ou Jorge Semprun.

 

 

JeanRochefort0.jpgJ’ai eu le très, très grand bonheur d’assister à une rencontre avec Jean Rochefort, pour parler de sa lecture de Disgrâce de J.M. Coetzee. Il nous a exprimé son plaisir à lire des extraits de ce texte qu’il l’a véritablement « happé ». Il s’expliqua ensuite sur les coupes réalisées pour les contraintes de la lecture au Marathon des mots et sur son jeu d’acteur : « je voulais rester un technicien du sensible ».

Dans le fabuleux cadre du Cloître des Jacobins il a échangé avec élégance, humilité, drôlerie et générosité avec un public conquis d’avance. Figure incontournable du cinéma français depuis le début des années soixante, il a joué dans près de 150 films ou téléfilms, incarné avec élégance autant de personnages et fut récompensé par un César d'Honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1999

JeanRochefort1.jpgTrio JRochefortelephant.jpg

 

 

Alain-Mabanckou.jpgSamedi, avait lieu une après-midi de rencontres sur les indépendances africaines, animée par Alain Mabanckou en direct de l'auditorium de Saint-Pierre des Cuisines.

Ce Marathon radiophonique "Afrique et littérature" par Benoît Lagane et Alain Mabanckou – était retransmis en direct sur France Culture jusqu'à 22 heures –

 

 

La programmation des lectures était remarquable (Marthe Keller a lu "La grève des bàttu" d'Aminata Sow fall et Catherine Arditi "L'âge de fer" de J.M. Coetzee) et, pour ma part, j’ai assisté, enchantée, à celle de Bakary Sangaré, de la Comédie Française qui a lu "Petit Bodiel" un conte d'Amadou Hampâte Bâ.

 

Amadou-Hampâte-Bâ.jpg

 

 

 

C©té musique :

 

P1090086.JPGVendredi soir, retrouvailles au club de jazz le Mandala avec Luigi et Myriane autour d’une extraordinaire interprète de jazz, Lydie Arbogast au registre équilibré à la fois agressif et suave. L’artiste développe un magnifique scat.

Les musiciens du duo « Happy Music », un orgue et une batterie accompagnent la chanteuse dans un mouvement simple et généreux.

 

 

 

 

C©té art :

 

Découverte, au détour de la rue du Puits Vert, d’une remarquable galerie d’art, la Galerie Concha de Nazelle,Galerie Concha de Nazelle.jpg qui expose d’exceptionnels travaux du peintre belge Arie Mandelbaum jusqu’au 7 juillet 2010.

 

 

Arie Mandelbaum portrait.jpgC’est un peintre sans facilités, qui nous égare dans ses obsessions. Il efface son travail, il ne laisse que l'empreinte, il souligne et colore en rouge, avec force certains éléments graphiques juste pour montrer l'essentiel. Les travaux présentés insistent sur la sexualité, le trait fin, courbe, sensible du fusain contraste violemment avec les tourmentes érotiques de l'artiste.

Visuellement l’effet est fulgurant.

La galeriste est une dame volubile, drôle, passionnée très intéressante et, elle n’est en aucun cas dupe des lubies de son artiste !

Arie Mandelbaum.jpg

 

04/06/2010

Les mecs de ton genre…

L’heure du déjeuner. Sur une terrasse, place du marché des Carmes, des ouvriers d’un chantier s’installent.

Je suis au téléphone, distraite.

Ils sont jeunes, vigoureux et affamés.

A l'autre bout du fil, j’entends mon interlocuteur, intarissable, sentencieux, vraiment casse-pieds.

Mes voisins de table commandent chacun un plat du jour, un quart de rosé et deux bières.

Leur discussion porte sur l’avancement des travaux, les sautes d’humeur du chef de chantier et la difficulté à se garer dans le quartier.

Je raccroche.

Je récupère dans mon sac un livre de poche sur la vie de Rudolf Noureev, un petit cahier et trois crayons de couleur.

 

coq.jpgUn des jeunes ouvriers me sourit tandis que son collègue déploie un journal gratuit. Il le parcourt rapidement. Une jeune femme leur apporte les deux bières. D’un revers de main, le quotidien est jeté au sol.

 

Entre les deux ouvriers la conversation s’engage.

 

   

-   Que des connards aux manettes. Si j’étais président, je te règlerais tout ça vite fait.

-   Arrête. Si t’étais président, tu règlerais rien du tout.

-   Je te dis que je foutrais tout ce bordel en ordre.

-  Pfff… Tu me fais marrer. T’es même pas capable de ranger proprement ta caisse à outils.

-   Un pays, ça n’a rien à voir avec une caisse à outils.

-  T’as raison, c’est vachement plus compliqué.

-  Compliqué ? un pays c’est plus compliqué qu’une caisse à outils ?

-  Ben... un peu, je veux !

-  Rien que de dire ça, ça prouve que tu connais rien à la politique.

-   Je connais peut-être rien à la politique mais dans ma caisse à outils, au moins, c’est pas le zouk.

-  Tu me les brises menues avec tes outils. Le problème avec toi, c’est que sorti du boulot, y a plus personne.

-  Et toi tu ferais mieux d’y être un peu plus souvent, au boulot.

-  C’est ça ouais. Tu veux que je te dise ? C’est des mecs comme toi qui foutent le bordel.

-  Et si t’étais président, les mecs comme moi, tu les fous au trou, hein, c’est ça ?

-  Ça ça prouve bien que tu connais rien à la politique. Parce que si j’étais président, les mecs dans ton genre, mon vieux, je les taxe, moi, je les taxe à mort.

 

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