19/02/2012
Votre attention s'il vous plait
Delphine Bentolila et Nicolas Dandine ont accueilli mon texte avec l’enthousiasme qui subjugue un auteur ; leur envie de dire a rencontré mon plaisir de mettre au point des phrases, de les remplir de tension.
Implicitement, une collaboration s’est imposée.
Je souhaitais rencontrer des comédiens qui dépassent les apparences, qui acceptent de plonger dans la profondeur d’un texte, là où résident les questions fondamentales.
J’ai vu Delphine Bentolila et Nicolas Dandine sur scène, convaincants, professionnels, passionnés et éloquents ; je les ai rencontré à la ville, porteurs d’un projet substantiel, ambitieux et original ; je me suis laissée surprendre et ils m’ont permis de voir d’une façon différente ce que je pensais avoir définitivement compris.
En leur faisant pleinement confiance, j’ai donné, et je m’en réjouis vraiment, la possibilité à mon texte de commencer un parcours : nous disposons maintenant d’un bien en commun.
En tant qu’auteur, le plaisir procuré par la lecture, c’est d’être écoutée jusqu’à la fin et de ressentir des émotions que seule la parole révèle.
Elle transporte toutes les richesses possibles et se faufile sous les carapaces les plus fermées.
De ce point de vue, la lecture qui a eu lieu le 22 mai 2011, c’était partir en reconnaissance.
Cependant, elle ne suffit pas.
Elle endigue cette ivresse de donner qui habite chaque comédien.
Ce qui a un rôle à jouer doit exister sur scène. C’est cela la dramaturgie.
La signification d’un texte pour le théâtre n’a pas d’existence en tant que telle mais elle naît d’interrelations, d’interprétation de symboles, de jeu d’acteurs.
Mettre en scène « Votre attention s’il vous Plait » lui inventera un usage, voilà pourquoi j’y tiens tant.
C’est désormais une réalité …
Et j’ai l’immense plaisir de vous donner rendez-vous au théâtre, pour la saison 2012-2013 à Toulouse et en Midi-Pyrénées.
Une programmation détaillée suivra bientôt -
18:03 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
Sarah Morris
Séduite par les artistes d’aujourd’hui, figures contemporaines, nouveaux talents, je vous propose un tableau, une sculpture, une installation coup de cœur chaque lundi…
Une occasion de rencontrer l’œuvre et son auteur…

Skrepkus (clips), 2010
Peinture laque sur toile 214 x 214cm
Née aux Etats-Unis en 1967, vit et travaille à New York et Londres.
Sarah Morris a toujours fait montre dans son œuvre d’un vif intérêt pour les aspects les plus agréables de la culture populaire : gros titres de la presse à scandale, campagnes publicitaires voyantes, spectacle de l’architecture urbaine. Ses peintures vives, d’un brillant très coloré, donnent une vision de la vie contemporaine et s’attaque en connaissance de cause à l’héritage du Pop Art. ses premiers tableaux dans lesquels des jambes de femme s’imbriquent avec des détails de modèles de bas et des lanières de sandales, rappellent un peu Tom Wesselman.
Ses peintures-textes évoquent l’humour froid d’Ed Ruscha avec des mots comme sugar (sucre), liar (menteur) et guilty (coupable) qui couvrent entièrement la toile tels des slogans pris au hasard, expriment une pensée passagère ou un état d’esprit.
Dans son travail plus récent, Sarah Morris s’intéresse au langage de l’architecture moderne et à sa façon de « parler », avec une autorité très convaincant. Elle a consacré une série de tableaux très dynamiques aux bâtiments de multinationales de Manhattan, un site parmi les plus emblématiques. L’atmosphère des tableaux est ambivalente elle traduit l’angoisse devant la progression du capitalisme comme l’exubérance de la vie citadine.
----------------
17:57 Publié dans L'Lundi : Art'contemp - une oeuvre, un artiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
J’écoute – Three Dog Night – “One”
17:53 Publié dans Chanson du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
Confession intime
Nous sommes à deux doigts de l’abîme, et, je sais déjà que celui qui sera tué le premier criera cette phrase magique :
- « Je t’appelle, je te pleure et je brise les foudres ! »
17:52 Publié dans Confessions intimes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
Jambes emmêlées,

… serrés l’un dans l’autre, à n'être plus qu'un.
17:51 Publié dans Une image pour un jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
1993 - L’école de Paris réhabilitée

Il était temps. Un gros ouvrage de 520 pages, l’Ecole de Paris 1945-1965, paru aux Ides et Calandes, à Neuchâtel, en Suisse, vient contrebalancer l’importance quasi exclusive accordée à la peinture américaine de ces années-là. Son auteur, Lydia Harambourg, historienne d’art renommée, a travaillé sept ans et rédigé quelques 500 études et notices afin de réhabiliter l’école française de l’après-guerre, largement sous-estimée par la critique internationale. Des plus grands – Fautrier, Mathieu, Estève – à ceux qui sont un peu moins connus tels que Cueco ou Gastaud, le livre montre que l’école de Paris dans laquelle figurent de nombreux artistes étrangers, fut, au contraire, féconde et parfaitement originale.
17:48 Publié dans Les Temps d'Arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
ROUIR
v.
Technologie
1. − Emploi transitif :
Isoler les fibres utilisables des plantes textiles en détruisant la matière gommo-résineuse qui les soude, par une macération dans l'eau ou par tout autre procédé.
« Elle sait rouir le chanvre, filer, laver, battre le beurre, presser le fromage et faire la cuisine aussi bien que ma femme » (Erckm.-Chatr., Ami Fritz, 1864, p. 56).
2. − Emploi intransitif :
Subir cette opération.
« Une odeur fade venait de cette plaine, la senteur des lins rouissant dans la Lys, qu'on percevait au loin, sinueuse et rampante, à fleur de terre, étalant ses eaux grasses couleur d'étain sous le ciel sombre » (Van der Meersch, Empreinte dieu, 1936, p. 18).
=> Faire rouir.
« Je ne voudrais point qu'on fît rouir l'écorce [du bananier] ainsi que le chanvre, parce que cette plante contient une grande quantité d'eau de végétation, et de pulpe, qui tend à accélérer la putréfaction de la partie ligneuse » (Voy. La Pérouse, t. 4, 1797, p. 250).
17:46 Publié dans Mot compliqué du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : definition, vocabulaire, dictionnaire |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
«Nestor rend les armes» – Clara Dupont-Monod – éd. Sabine Wespieser
«… La maison retentit d’un coup de sonnette. Nestor pivota sur sa chaise avec le regard d’un noyé. Il ne se souvenait pas du carillon. Personne ne sonnait plus ici depuis longtemps. « Voilà », cria-t-il, saisi s’un léger vertige. Encore un son qu’il avait oublié, celui de sa propre voix..»
17:44 Publié dans Phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : «nestor rend les armes» – clara dupont-monod – éd. sabine wespi |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
17/02/2012
Aujourd'hui...
00:00 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
01/02/2012
Cherche l’homme qui a hurlé des insanités …
Le Mercredi, demandez l’impossible – c’est la journée de la petite annonce des ULTRA-EXIGENCES, je vous la concocte, selon mon humeur : désopilante, insolente, émouvante ou insignifiante.
-------------
AUJOURD’HUI, L’ANNONCE D’UNE INCONDITIONNELLE DU BALLET
Ça c’est passé lors d’une représentation de "Don Quichotte", un ballet amusant et optimiste, où personne ne meurt à la fin comme dans "Giselle" ou dans "Le lac des cygnes".
Ce soir là, une fois de plus, la performance du Ballet du Bolchoï fut magistrale.
Vous étiez dans la salle et je sais maintenant que vous avez adoré la prestation.
D’ailleurs, autour de moi, tout le second balcon a été porté et enthousiasmé par le spectacle.
Chaque fois qu'une danseuse exécutait un grand battement ou qu’un danseur se lançait dans un impressionnant tour en l’air, vous lâchiez très certainement, comme nous tous, un « whouuaa » ou un « oh mon Dieu » d’admiration.
En tant qu’ancienne danseuse, et maintenant titulaire d'un abonnement pour les représentations de la saison, je suis extrêmement sensible à toute manifestation d’enthousiasme dans le public.
Il faut dire que l’attitude du gars assis à côté de moi a été affligeante. Dès la fin du premier acte, il a piqué du nez comme je le faisais en cours de maths.
Bref.
Le rideau est tombé. Fin du spectacle. Applaudissements.
Le rideau se relève, les danseurs se placent et tirent leur révérence. Je remarque que quelques personnes se lèvent.
Était-ce pour une ovation ?
PAS DU TOUT !
Ces gens n’avaient qu’une idée en tête : partir !
Ils étaient pressés d’arriver les premiers à la sortie pour se jeter dans leur voiture comme si la grêle s’abattait sur eux.
Pas le temps d’applaudir, il fallait quitter la salle sur le champ.
C’est alors que vous êtes apparu, homme d’une soixantaine d’années à la chevelure rare et grisonnante et vous avez hurlé :
-" VOUS ALLEZ VOUS ASSOIR et LAISSER LES GENS POLIS APPLAUDIR " - petite pause - " BANDE DE TROUS DU C** ".
Cela fait dix ans que je vais voir des ballets mais, jamais, pas une seule fois, je n'ai rencontré un fan de la danse classique comme vous semblez l’être.
Monsieur, votre sortie fut ni plus ni moins qu’une vraie chorégraphie !
Félicitations pour cette irrévérence dirigée contre ces minables qui pensent, dans leur minuscule cerveau, que dès que le rideau se baisse, il est temps d’aller se jeter sur le gigot.
Quel mépris pour le miracle accompli chaque soir, jour après jour, par ces danseurs de classe mondiale !
Mon bon Monsieur, au nom de tout l’amour que je porte à l’art du ballet, mille mercis pour votre déchaînement et la force de votre insulte parce que la plupart de ces nazes se sont sagement assis, certes le cul bas, mais ils ont ont applaudi.
Vous êtes le MEILLEUR, et c’est pourquoi, j’aimerais tant vous rencontrer, passer toutes mes soirées à vos côtés pour assister à des ballets, encore et encore.
----------------------------
Si vous aussi souhaitez déposer votre annonce impossible,
envoyez-là à lnwe.blog@gmail.com ,
je collecte, rediffuse et fais suivre.
Attention … trop sérieux s’abstenir svp.
00:00 Publié dans Au quotidien, Demandez l'impossible | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook









