01/02/2012
Cherche l’homme qui a hurlé des insanités …
Le Mercredi, demandez l’impossible – c’est la journée de la petite annonce des ULTRA-EXIGENCES, je vous la concocte, selon mon humeur : désopilante, insolente, émouvante ou insignifiante.
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AUJOURD’HUI, L’ANNONCE D’UNE INCONDITIONNELLE DU BALLET
Ça c’est passé lors d’une représentation de "Don Quichotte", un ballet amusant et optimiste, où personne ne meurt à la fin comme dans "Giselle" ou dans "Le lac des cygnes".
Ce soir là, une fois de plus, la performance du Ballet du Bolchoï fut magistrale.
Vous étiez dans la salle et je sais maintenant que vous avez adoré la prestation.
D’ailleurs, autour de moi, tout le second balcon a été porté et enthousiasmé par le spectacle.
Chaque fois qu'une danseuse exécutait un grand battement ou qu’un danseur se lançait dans un impressionnant tour en l’air, vous lâchiez très certainement, comme nous tous, un « whouuaa » ou un « oh mon Dieu » d’admiration.
En tant qu’ancienne danseuse, et maintenant titulaire d'un abonnement pour les représentations de la saison, je suis extrêmement sensible à toute manifestation d’enthousiasme dans le public.
Il faut dire que l’attitude du gars assis à côté de moi a été affligeante. Dès la fin du premier acte, il a piqué du nez comme je le faisais en cours de maths.
Bref.
Le rideau est tombé. Fin du spectacle. Applaudissements.
Le rideau se relève, les danseurs se placent et tirent leur révérence. Je remarque que quelques personnes se lèvent.
Était-ce pour une ovation ?
PAS DU TOUT !
Ces gens n’avaient qu’une idée en tête : partir !
Ils étaient pressés d’arriver les premiers à la sortie pour se jeter dans leur voiture comme si la grêle s’abattait sur eux.
Pas le temps d’applaudir, il fallait quitter la salle sur le champ.
C’est alors que vous êtes apparu, homme d’une soixantaine d’années à la chevelure rare et grisonnante et vous avez hurlé :
-" VOUS ALLEZ VOUS ASSOIR et LAISSER LES GENS POLIS APPLAUDIR " - petite pause - " BANDE DE TROUS DU C** ".
Cela fait dix ans que je vais voir des ballets mais, jamais, pas une seule fois, je n'ai rencontré un fan de la danse classique comme vous semblez l’être.
Monsieur, votre sortie fut ni plus ni moins qu’une vraie chorégraphie !
Félicitations pour cette irrévérence dirigée contre ces minables qui pensent, dans leur minuscule cerveau, que dès que le rideau se baisse, il est temps d’aller se jeter sur le gigot.
Quel mépris pour le miracle accompli chaque soir, jour après jour, par ces danseurs de classe mondiale !
Mon bon Monsieur, au nom de tout l’amour que je porte à l’art du ballet, mille mercis pour votre déchaînement et la force de votre insulte parce que la plupart de ces nazes se sont sagement assis, certes le cul bas, mais ils ont ont applaudi.
Vous êtes le MEILLEUR, et c’est pourquoi, j’aimerais tant vous rencontrer, passer toutes mes soirées à vos côtés pour assister à des ballets, encore et encore.
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Si vous aussi souhaitez déposer votre annonce impossible,
envoyez-là à lnwe.blog@gmail.com ,
je collecte, rediffuse et fais suivre.
Attention … trop sérieux s’abstenir svp.
00:00 Publié dans Au quotidien, Demandez l'impossible | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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31/01/2012
L'art vient à vous
L’inédit, la nouveauté, l’utile ou le futile
chaque mercredi…
mes trouvailles sur la toile…

La Fondation Guggenheim a numérisé une centaine de catalogues d'anciennes expositions, qui sont désormais commentés et consultables librement en ligne.
Le site devient non seulement une mine d'informations sur les artistes et les courants, mais il offre aussi une délectable plongée dans le passé.
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23:55 Publié dans L'Mercredi : Web à zieuter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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J’écoute – DUKE ELLINGTON – “Do Nothing Till You Hear from Me”
23:50 Publié dans Chanson du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Confession intime
Je réfléchis à ton automne.
Il est trop tard, c’est mon cœur qui s’enfuit.
23:45 Publié dans Confessions intimes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Le contemplatif est celui ...

… pour qui l'envers vaut plus que l'endroit.
Pierre Reverdy | Le Livre de mon bord (notes 1930-1936)
23:40 Publié dans Une image pour un jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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ACAGNARDER
v.transitif
1.− Emploi transitif, populaire, rare. [Le complément est un nom de personne]
a. Rendre cagnard, c’est-à-dire paresseux comme un chien.
2. - Par extension : Accoutumer quelqu’un à une vie oisive ou libertine.
3.− Emploi pronominal [Généralement suivi d'un complément de lieu introduit par dans, à, sur, chez, plus rarement sous ou contre]
S'installer de manière à mener une vie paresseuse. => cagnarder, fainéanter
« − À la bonne heure! Voilà comme j'aime à vous voir! Evohé! Vive la jeunesse! cria Marius, lançant en l'air son chapeau et le rattrapant au vol, − et dire qu'à cette heure il y a des gens chauves, des bourgeois rhumatisants, qui s'acagnardent dans leur lit et calomnient la rosée du matin ! Stupides vieillards ! » A. Theuriet, Le Mariage de Gérard,1875, p. 92.
23:35 Publié dans Mot compliqué du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : dictionnaire, definition, vocabulaire |
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«Nestor rend les armes» – Clara Dupont-Monod – éd. Sabine Wespieser
23:30 Publié dans Phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : nestor rend les armes, clara dupont-monod |
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30/01/2012
Le silence habité…
Il fallait se dépêcher, le décrochage de l’exposition de Vladimir Velickovic, Le silence habité, aurait lieu le lendemain et, dans la foulée, le musée des Abattoirs fermerait alors ses portes pour cinq mois.
Quelle révélation !
Dès le passage des caisses, la peinture de Vladimir Velickovic chargée par l’intensité du geste et de la couleur, par la violence du dessin pourtant si sobre, par l’absence de toute narration, on pourrait dire silencieuse avec fracas, est magistrale, saisissante et poignante.
Composées d’un minimum de motifs et de sujets récurrents depuis les années 60 : des animaux (chiens, rats, corbeaux), des corps blessés ou torturés, des figures encéphales, plus rarement des visages, des paysages désertifiés et incendiés, ses immenses toiles libèrent un maximum d’effet.
Toute son œuvre repose sur l’ambivalence du binôme inertie/mouvement et sur la révélation insistante du tragique. Velickovic peint la souffrance de l’homme, sa destinée d’éternelle proie, sans complaisance, mais dans des visions toujours théâtralisées, vertigineuses.
Dominée par le noir, le blanc et le rouge sang, la peinture de Vladimir Velickovic est celle d’un artiste profondément marqué par la guerre. Un thème omniprésent dans son œuvre. En un siècle, sa terre natale des Balkans où il est né en 1935 a vécu trois guerres, et l’ex-Yougoslavie résume à elle seule l’histoire mouvementée d’une Europe à la recherche de son identité. Dessinateur avant tout, peintre pétri de références aux grands maîtres (Grünewald, Dürer, Bosch, Goya), Velickovic qui vit à Paris depuis 1966 puise aussi la source de son œuvre dans l’histoire contemporaine, les photographies et les images de presse.
17:57 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Miquel Mont
Séduite par les artistes d’aujourd’hui, figures contemporaines, nouveaux talents, je vous propose un tableau, une sculpture, une installation coup de cœur chaque lundi…
Une occasion de rencontrer l’œuvre et son auteur…

Un produit idéalogique, 1998
Lithographie avec feuille transparente - 20 x 30 cm
Miquel Mont est né à Barcelone (Espagne) en 1963, vit et travaille à Paris.
Dans des œuvres qui ne ressemblent pas toujours à des tableaux conventionnels, Miquel Mont réunit certaines traditions que l’histoire de l’art du XXème siècle a souvent séparées : il raffole des beaux effets de matière, comme son compatriote Antonio Tàpies ; il aime les reliefs tourmentés qui rappellent l’un des peintres oubliés du Post Color Field, Larry Poons ; il vante la rigueur des procédés analytiques tels qu’ils ont été systématisés par les membres de la dernière avant-garde française, Supports-Surfaces, et par leur héritier improbable des années 1980, Bernard Frieze ; il travaille avec l’énergie subversive et la générosité des situationnistes et du rock punk.
Le but de l’artiste n’est pas d’énumérer des procédés mais de créer des œuvres dont la procédure particulière engendre de nouvelles expériences esthétiques.
Son travail semble n’être qu’un jeu didactique sur et à propos de la peinture abstraite, mais il ne faut pas oublier que chaque série est composée seulement d’un petit nombre d’œuvres, motivées par le plaisir de l’expérimentation.
La condition matérielle de la peinture est mise en valeur, réfutant toute idée d’un monde ou d’un sens existant au-delà de ce qui est donné à voir dans le tableau.
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17:22 Publié dans L'Lundi : Art'contemp - une oeuvre, un artiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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J’écoute –Van Morrison “Moondance”
17:16 Publié dans Chanson du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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