28/11/2011
Beatriz Milhazes
Séduite par les artistes d’aujourd’hui, figures contemporaines, nouveaux talents, je vous propose un tableau, une sculpture, une installation coup de cœur chaque lundi…
Une occasion de rencontrer l’œuvre et son auteur…

O Buda, 2000
Acrylique sur toile – 191 X 180 cm
est née à Rio de Janeiro (Brésil) en 1960, vit et travaille à Rio de Janeiro.
Elle met dans ses peintures une intense énergie décorative. Composées d’une succession de formes qui s’imbriquent et se chevauchent, de rapports de couleurs brillantes, souvent intenses – mandarine et turquoise, mousse et fuchsia, et toutes les nuances de violet -, ses œuvres recèlent une profusion d’images : fleurs, branches feuillues portant des fruits, médaillons décorés, guirlandes de perles, napperons, trames filigranées et arabesques.
Si ses tableaux rappellent ceux des artistes du mouvement Pattern and décoration des années 1970, Beatriz Milhazes reste attachée de façon inconditionnelle à l’héritage plastique de son Brésil natal. Certains ont vu en elle l’héritière de l’art moderne brésilien, une discipline du peintre Tarsila do Amaral qui, dans les années 1920, mêlait le cubisme de l’avant-garde européenne aux couleurs et aux thèmes brésiliens.
Mais ce que l’artiste semble rallier n’est pas tant la manière picturale de tarsila que l’antropofagia moderniste brésilienne – la dévoration symbolique de l’ »autre » -, transformant ses qualités essentielles en quelque chose de tout à fait local et original. Ses toiles aux motifs imbriqués font penser à quantité d’influences artistiques : les intérieurs très décorés de matisse ; les motifs baroques et les décorations de carnavals brésiliens ; la luxuriance stéréotypée de l’imagerie « tropicale » ; les ondulations psychédéliques et les symboles de paix des posters des années 1960.
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27/11/2011
J’écoute – Gloria Gaynor – « I Will Survive»
23:55 Publié dans Chanson du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Confession intime
Tu passes un bon moment, tu oublies tes soucis.
Moi, je prends intérêt à une aventure bien imaginée, dont je peux aussi rapidement me détacher l’esprit que j’ai de facilité à l’y attacher.
Et puis… la vie a ça de bon : elle remet tout le monde à sa place.
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Nez au vent

… et des copains en pagaille, pour les mômes, c'est Noël tous les jours !
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1993- LES SUBLIMES AUTOPORTRAITS D’UN PEINTRE « DEGENERE »

HAMBOURG
Le 27 décembre 1950, à New York, un individu était trouvé mort en pleine rue, au cœur de Central Park. L’homme en question était un certain Max Beckmann, peintre de son état. Il venait de succomber à une crise cardiaque alors qu’il se rendait au Metropolitan Museum, où l’un de es tableaux, un Autoportrait à la veste bleue, figurait à l’exposition consacrée à la peinture américaine contemporaine. Il avait soixante six ans et était arrivé récemment aux Etats-Unis – en 1948 – sur des propositions d’enseignement qu’on lui avait faites à Saint Louis, puis à New York.
Peintre américain Beckmann ?
Il s’en faut de beaucoup, Dürer et la peinture allemande du gothique tardif l’ont formé. De plus, il a partagé durant toute sa vie les drames de l’histoire allemande.
En août 1914, il se porte volontaire pour la guerre. En 1915, dans un Autoportrait, il se représente avec sa plaque d’identité au cou et son livret de solde, comme s’il ressentait en permanence une menace de destruction. Bientôt à bout, ébranlé psychiquement, il est réformé.
Lors des évènements révolutionnaires en Allemagne, à la fin de 1918 et au début de 1919, il ne prend publiquement parti ni pour camp ni pour un autre. Mais il réalise un cycle de gravures, l’Enfer : dix scènes d’horreur, dont l’une évoque l’assassinat de Rosa Luxemburg.
C’est en 1928 qu’il obtient sa première rétrospective, à Mannheim. La gloire arrive. En 1929, Max Beckmann expose aux Etats-Unis, puis en Suisse et à paris.
Mais voici la victoire de Hitler. Radié de l’enseignement dès 1933, à l’exposition d’Art « dégénéré » à Munich en 1937 les nazis lui donnent une place privilégiée : il figure avec dix tableaux et autant de gravures. Le lendemain de l’ouverture officielle, il émigre à Amsterdam.
Ses difficultés à se retrouver en accord avec la réalité autour de lui expliquent sans doute sa passion à se regarder dans un miroir, à s’observer revêtu des oripeaux nécessaires pour évoluer sur le théâtre du monde, et à se peindre. Autant d’étapes et d’interrogations, autant d’autoportraits.
A travers une trentaine de tableaux qui sont exposés du 13 mars au 23 mai à la Kunsthalle de Hambourg, c’est l’occasion exceptionnelle de voir quel a été chez lui le résultat de cette marotte à se représenter. Presque toujours, il apparaît costumé, apprêté en fonction de ce que l’époque exige de lui.
En 1907, il se peint en jeune homme bien éduqué, aspirant à la vie bourgeoise, élégant dans un costume noir. En infirmier qui a l’air d’avoir lui-même à se soigner, en 1915.
En habit de clown, en 1921.
En chapeau melon, en 1922. Avec un saxophone, en 1930.
En robe de chambre aux raies noires et rouge, avec un clairon dans la main gauche en 1938.
Peu de sérénité dans tous ces autoportraits. Mais une tension. L’artiste se regarde pour prendre de la distance à l’égard de lui-même et mieux se connaître.
L’expérience de la vie, pour Beckmann, ne fut que révélations successives des avatars de la tragédie humaine. On ne peut s’adapter qu’en jouant un rôle, en se collant des masques. C’est pourquoi dans ses autoportraits s’intègrent souvent une autre thématique : celle du cirque, du clown, du carnaval ; la vie elle-même semble être une grande mascarade.
23:40 Publié dans Les Temps d'Arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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RUBIGINEUX, -EUSE
adj.
=> rouillé, rouilleux (rare, dér. s.v. rouille).
1. − Didactique [En parlant d'un métal ferreux, d'un objet de fer] Couvert de rouille. Métal rubigineux (Pt Lar. 1906).
2. – Littéraire : De couleur rouille.
« Les longues tresses rubigineuses de ces nymphes » (Claudel, Soulier, 1929, 2e journée, 6, p. 737).
23:35 Publié dans Mot compliqué du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : dictionnaire, vocabulaire, definition |
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«Le cas Sneijder» – Jean-Paul Dubois – éd. de l’Olivier
23:30 Publié dans Phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : le cas sneijder, jean-paul dubois |
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13/11/2011
Cépages...
Bousculée par le temps et du travail, je ne fais pas preuve de grande régularité dans mes écrits et mon blog toussote, hoquète, s’endigue.
Les choses dans la vie n’étant jamais figées, le moment reviendra bientôt où la disponibilité et la diligence iront de pair.
Petit retour photographique sur une soirée œnologique comme sait si bien nous les préparer, Dominique Stehlik, responsable de la cave la Cour des vins à Toulouse.
Le thème en était : découvrir les cépages français et leurs appellations.
Très joli tour de France en partant du Muscat d’Alsace pour déboucher sur le tannat, cépage du Madiran.

Un nouveau rendez-vous est d'ors et déjà posé pour début décembre; il s'agira d'une promenade dans le vignoble champenois, une soirée d'éclosion de bulles fines, une récréation exclusivement entre filles !
23:33 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Lucy McKenzie
Séduite par les artistes d’aujourd’hui, figures contemporaines, nouveaux talents, je vous propose un tableau, une sculpture, une installation coup de cœur chaque lundi…
Une occasion de rencontrer l’œuvre et son auteur…

Née à Glasgow (Royaume-Uni) en 1977, vit et travaille à Londres
Vues comme un ensemble, les toiles de Lucy McKenzie semblent véhiculer une sorte de nostalgie schizophrène pour les oripeaux culturels du bloc de l’Est durant la guerre froide, qui auraient été passée au crible de la critique écossaise. Lucy McKenzie, qui est née et a grandi à Glasgow, s’est approprié quantité de références iconographiques, du réalisme photographique des images d’athlètes soviétiques ou allemands de l’Est aux motifs Arts ans Crafts de l’architecte écossais Charles Rennie Mackintosh, de tendance socialiste.
Ajoutez-y une forte dose de Dépêche Mode, et le projet plastique de Lucy McKenzie se précise. Relier toutes ces influences, c’est établir une relation intellectuelle rigoureuse avec l’importance politique et esthétique de la culture de masse du XXe siècle, incarnée particulièrement et de façon métaphorique dans l’univers du sport.
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22:00 Publié dans L'Lundi : Art'contemp - une oeuvre, un artiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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J’écoute – Deon Jackson – « Love Makes The World Go Around »
21:56 Publié dans Chanson du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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