28/02/2011

Surtout de ... l'image -

 Extraordinaire soirée de ciné-concert au Théâtre National de Toulouse, organisée par la Cinémathèque de Toulouse, dans le cadre du  5e Festival Zoom-Arrière.  

 

On y projetait le film Metropolis  (Fritz Lang, 1927), probablement le plus célèbre film de l’histoire du cinéma, dans sa dernière version restaurée.  

 

Ce monument (à ce jour seul film classé au patrimoine mondial de l’UNESCO) a fait l’objet depuis près de trente ans de bien des restaurations, visant au rétablissement de la vision initiale conforme au désir de Fritz Lang.

 

En 2008, la redécouverte au musée du cinéma Pablo C. Ducros Hicken de Buenos Aires d’une copie 16mm présentant plusieurs séquences disparues depuis 1927 et malheureusement très dégradées, a conduit à rouvrir le chantier Metropolis.

 

Avant la projection, Anke Wilkening de la Murnau Stiftung (Wiesbaden) est venu présenter ce travail passionnant de restauration de la structure et des images de ce film mythique.

 

Le film dans sa dernière version a été présenté pour la première fois au festival de Berlin en février 2010.

 

L’originalité et le caractère exceptionnel de cette projection résidait surtout dans l’accompagnement du film par la musique originale composée par Gottfried Huppertz et jouée par 21 musiciens de l’Orchestre de Chambre de Toulouse.  

 

  

 

 

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"Reliefs"Photo 593.jpg était une exposition singulière  proposée par  l'Espace Ecureuil  à Toulouse.

 

Des installations quelque peu « culinaires » y étaient à l’honneur.

 

De tous les travaux et installations présentés, personnellement, j’en retiens trois marquantes.

 

Un artiste incroyable : Armén Rotch  qui depuis 10 ans, collecte des sachets de thé qu’il organise en d’immenses tableaux aux couleurs terre. C’est une merveille !

A-Rotch.jpg

 

 

Le travail de Laurent Mareschal  est tout aussi impressionnant. Son installation éphémère  « Beiti » réalisée entièrement en épices lui aura demandée six journées de travail acharné. Le résultat est époustouflant.

  

Photo-591.jpg Photo-592.jpg

 


 

L'installation de sel de Motoi Yamamoto ne laisse personne indifférent … d’ailleurs, regardez la vidéo, jugez par vous-même, peut-être serez-vous conquis !

  

 

 

 

Photo-602.jpg

 

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Žiga Kariž

 

Séduite par les artistes d’aujourd’hui, figures contemporaines, nouveaux talents, je vous propose un tableau, une sculpture, une installation coup de cœur chaque lundi 

 

Une occasion de rencontrer l’œuvre et son auteur…

Žiga Ziga Kariž.jpg 

 

Slikar 734, 2009

Acrylique sur toile

155 x 124 cm

 

Žiga Kariž est né  à Ljuljana (Slovénie) en 1973, vit et travaille à Ljuljana.

 

En parlant de son exposition de 1998, « The Grey Cuty », Žiga Kariž déclarait : « Il ne s’agit absolument pas d’une exposition de peintre ».

Si les traditionnelles huiles sur toile jouaient un rôle important dans l’exposition, elles n’étaient qu’une partie  d’un ensemble beaucoup plus vaste d’images, de leurs transformations et migrations. (Žiga Kariž avait utilisé des photographies de l’écran de télévision pour ses tableaux à l’huile.)

Les œuvres montrent un observateur isolé du monde extérieur, infiniment loin de la réalité représentée sur les images. Ce qui relie l’observateur à cette réalité est l’écran de télévision. Dans l’interaction entre les images sans référant (pour l’observateur, la réalité représentée sur les images n’existe que comme fantasme) et le désir de l’observateur, une topographie fantasmatique se développe.

 

L’artiste se sert d’une trame à la Mondrian comme carte d’un New York imaginaire, sortie tout droit de cliché de cinéma.

Žiga Kariž travaille aussi à partir de photos d’intérieurs « surdesignés » des années 70 dans lesquels il a intégré ses tableaux.

 

Les peintures sont ainsi des objets décoratifs conçus pour le plaisir de des habitants de ses intérieurs. Elles se veulent explicitement, en paraphrasant les mots d’Herbert Marcuse, décoratives dans un monde de terreur.

 

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Billet d'humeur du Québec

oeil_b.jpgLa Chronique de Mouvimax

 
A mercredi…

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J’écoute – The Belmonts - «Tell me Why»

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Confession intime

 

On appelle hasards certains points fixes toujours favorables à celui qui tient les dés.

Je tiens les dés.

 

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Malgré l’enfance échappée …

 

… la vie t’offrira continuellement de délicieux bonbons

28 fev.jpg

 

 

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1990 - L’art visionnaire, parent de l’alchimie

1990.jpg

rome

 

1990-visionnaire.jpgL’art visionnaire ne date pas d’aujourd’hui. Bosch, Blake, Redon furent visionnaires en leur temps comme l’étaient déjà, aux origines de la peinture, les bisons incantatoires de Lascaux.

 

Mais aujourd’hui, un évènement tragique le frappe en plein fouet : la mort accidentelle de Jean-Pierre Velly, englouti le 26 mai par les eaux sombres du lac de Braciano, près de Formello, un petit village situé au cœur de la campagne étrusque, où il vivait et travaillait dans l’embrassement de la lumière.

Il naviguait à bord de son catamaran, accompagné de son fils Arthur, quand une lame soulevée par une rafale le déséquilibra et le projeta hors de l’embarcation. Choc, hydrocution : il fut aspiré par le vide.

 

Malgré quinze jours de recherches menées avec un matériel considérable, son corps ne fut pas retrouvé. Né à Audierne, dans le Finistère, en 1943, Velly allait avoir quarante-sept ans.

 

Il laisse derrière lui une œuvre comparable à celles des plus grands maîtres, anciens et modernes.1990-visionnaire1.jpg

Prémonition ? Velly avait prédit qu’aucun croque-mort ne verrait jamais son cadavre, et se déclarait trop curieux de la mort – qu’il avait souvent évoqué dans son art – pour ne pas redouter le conformisme des enterrements.

Prix de Rome de gravure à vingt-trois ans, il avait commencé sa carrière par l’utilisation exclusive du noir et du blanc.

« L’œuvre gravée, disait-il, est l’expression de cette fascination du noir et du blanc, celle de la gravure au burin et e l’eau forte. Le blanc est le summum de toutes les couleurs, comme le noir en est la négation. J’ai porté la grande pauvreté de ce vocabulaire à l’extrême complexité du langage. »

Son chef d’œuvre est sans doute Le Massacre des innocents, une gravure en noir et blanc qu’il a mis une année à réaliser, en 1970-1971, au prix de dix heures de travail journalier, ainsi que l’explique Michel Random, son ami, et l’un des meilleurs spécialiste de l’art visionnaire.

Celui-ci représente une foule innombrable fuyant, dans un élan sans espoir, menacée qu’elle est par la destruction planétaire du monde-poubelle où nous sommes désormais condamnés à survivre.

 

1990-visionnaire3.jpgMais Velly, qui pratiquait également l’aquarelle et la peinture, fut aussi un virtuose de la couleur qu’il portait à son incandescence comme dans Coucher de soleil sur la plage ou beaucoup d’autres de ses œuvres qui ont pour thème la mer, la vague, le ciel, les pétales de coloquinte, quelques fleurs séchées, un crâne d’animal …

 

Physique et métaphysique sont liées : l’œil qui voit, ausculte, dépouille et recrée. Au centre de la vision.

 

Autre maître du noir et du blanc : Francis Mockel, quarante ans, visionnaire de la nuit.

« Quand je gravais mes Jungles intérieures, écrit-il, j’allais tous les soirs au bord d’un étang, je marchais dans l’eau, au milieu des nénuphars, avec l’impression très forte de retourner aux sources même de la vie. »

 

Mockel appartient à la famille du fabuleux – et trop méconnu – dessinateur que fut Victor Hugo et à celle des romantiques allemands. « J’aimerais faire une gravure qui soit à la fois corps de femme et paysage … une femme-nature, un corps immense fait de tout un monde végétal dans lequel on pourrait se promener. »

Du combat de l’ombre et de la lumière, l’issue n’est jamais certaine, comme dans ses tableaux – Mockel, lui encore, est également peintre – où le ciel est saisi dans l’intensité lumineuse qui précède l’aube.

Mais peut-être existe-t-il un exutoire dans la fusion des règnes …

 

L’art visionnaire, en effet, est parent de l’alchimie. On le voit chez Yves Doaré, né en 1943 à la Roche-Bernard, dans le Morbihan, dont l’ensemble des gravures et des gouaches évoquent une sorte de « mémoire géologique » des êtres et des choses.

Ou chez Moreh, qui travaille à Paris mais vit le jour en 1937, à Bagdad, dans l’œuvre duquel entrent de nombreux symboles alchimiques tirés du grand Livre de la création : œufs, licornes, lapins, signes de fécondité et de vie, etc.

Si aujourd’hui, l’école d’art visionnaire est essentiellement française – avec d’autres artistes remarquables tels que Rubel, Guihédo, Le Maréchal -, on n’en retrouve pas moins les racines partout dans le monde : aux Etats-Unis, en Autriche, en Italie, où elle joue d’abord sur la théâtralité de la vision.

On y utilise, comme dans les peintures de Lepri ou de Clerici, du recours aux archétypes à l’utilisation du métier traditionnel, des moyens analogues, selon une inspiration assez proche, parfois, du surréalisme.

 

Michel Random écrit  « L’art visionnaire qui s’est épanoui en cette fin du XXe siècle est en soi une réponse et le reflet d’une nouvelle conscience, qui apparaît aussi dans la nouvelle physique contemporaine : l’unité fondamentale de l’univers cosmique, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, n’est plus seulement une vision ésotérique : les nouveaux physiciens qui l’affirment sont aujourd’hui légion. »

Et d’ajouter : « Depuis la fin de la guerre, les philosophes et intellectuels patentés n’ont fait que suivre le sens du poil, celui du matérialisme dialectique, et du formalisme d’un art téléguidé par le mercantilisme. »

L’art visionnaire est, à l’inverse, la « flèche de l’esprit ».

 

Il fait du visible et de l’invisible, un seul tout : s’il est encore, en partie, marginal, il n’en ouvre pas moins toutes grandes les portes de l’avenir.

 

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27/02/2011

NOROIT, NOROIS

n.m.

 

Maritime, régional. (Ouest, Canada) - Direction du nord-ouest; aire de vent correspondante. Vent de noroît.

 

« Le vent tournait au noroît » (La Varende, Heur. humbles, Phoebé, 1942, p.158).

 

 

 

− Par métonymie : Vent qui vient de cette direction.

 

 

« De longs sapins solitaires qui se lancent et, les jours de norois, se balancent dans le ciel brouillé » (H. Bazin, Qui j'ose aimer, 1956, p.18).

 

 

«Les femelles» – Joyce Carol Oates – éd. Philippe Rey – Col. Points

 

LES-FEMELLES-OATES-10.jpg«… Ange de miséricorde elle mourut en avril 1974 et à côté de son corps, pelotonné paisiblement comme dans le sommeil, on découvrirait une seringue contenant des traces d’un myorelaxant puissant, la succinylcholine  …»

 

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25/02/2011

J’ai pas pu …

J’ai croisé mon copain J.

Il est toujours à la peine avec les filles.

S’il a du succès, il a quelques difficultés à s’ancrer dans une vie de couple.

 

A vrai dire, je crois bien qu’aucune femme ne le supporterait à moins d’être sourde et muette. De son côté je ne suis pas sûre qu’il y tienne tant que ça.

La seule fois où la panique le submerge, c’est quand, deux fois par ans, sa mère lui lâche le couplet sur la difficulté de vieillir seul.

 

Je l’aime beaucoup mon J. et il me le rend bien.

 

Probablement parce que je le laisse gémir tout son saoul, que j’opine à ses lamentations et lui confirme que toutes ces filles ne méritent pas, vraiment pas, le mec sensas qu’il est !

 

Lorsque nous nous quittons il est convaincu d’avoir eu mille fois raison d’envoyer Charlotte aux pelotes, Chloé aux orties et Agathe à ses études !

 

Voilà qu’il y a quelques jours, à la sortie de la boulangerie, il me tombe dans les bras. Je lui ai trouvé une petite mine.

 

pantalon.jpgIl m’a détaillé sa grippe d’avant Noël, son essoufflement  au travail et l’achèvement de son dernier rendez-vous galant …

 

« La fille m’a demandé pourquoi je n’enlevais pas mon pantalon. Au restaurant elle avait passé tout son temps à manger bruyamment et à me raconter d’incroyables aventures qui lui étaient arrivées chez son dentiste, des histoires de greffes, d’implants, de bridges et de couronnes. Alors sa bouche remplie de fausses dents m’a fait penser à un cimetière.

C’est pour ça que je n’ai pas pu enlever mon pantalon. »

 

 

Je n’ai pas su quoi lui répondre.

 

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