25/02/2011

J’ai pas pu …

J’ai croisé mon copain J.

Il est toujours à la peine avec les filles.

S’il a du succès, il a quelques difficultés à s’ancrer dans une vie de couple.

 

A vrai dire, je crois bien qu’aucune femme ne le supporterait à moins d’être sourde et muette. De son côté je ne suis pas sûre qu’il y tienne tant que ça.

La seule fois où la panique le submerge, c’est quand, deux fois par ans, sa mère lui lâche le couplet sur la difficulté de vieillir seul.

 

Je l’aime beaucoup mon J. et il me le rend bien.

 

Probablement parce que je le laisse gémir tout son saoul, que j’opine à ses lamentations et lui confirme que toutes ces filles ne méritent pas, vraiment pas, le mec sensas qu’il est !

 

Lorsque nous nous quittons il est convaincu d’avoir eu mille fois raison d’envoyer Charlotte aux pelotes, Chloé aux orties et Agathe à ses études !

 

Voilà qu’il y a quelques jours, à la sortie de la boulangerie, il me tombe dans les bras. Je lui ai trouvé une petite mine.

 

pantalon.jpgIl m’a détaillé sa grippe d’avant Noël, son essoufflement  au travail et l’achèvement de son dernier rendez-vous galant …

 

« La fille m’a demandé pourquoi je n’enlevais pas mon pantalon. Au restaurant elle avait passé tout son temps à manger bruyamment et à me raconter d’incroyables aventures qui lui étaient arrivées chez son dentiste, des histoires de greffes, d’implants, de bridges et de couronnes. Alors sa bouche remplie de fausses dents m’a fait penser à un cimetière.

C’est pour ça que je n’ai pas pu enlever mon pantalon. »

 

 

Je n’ai pas su quoi lui répondre.

 

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