06/09/2010
1988- Succès international pour Robert Combas

COLOGNE-MILAN
Le grand public de l’art prend enfin la mesure du mouvement de la figuration libre : les musées, il est vrai, lui ont mâché la besogne : à l’ARC au musée d’art moderne de Paris, à Nice et, peu après, à l’étranger. Dès 1983, le musée de Groningen proposait « Blanchard, Boisrond, Combas, Di Rosa ».
Certes, les animaux de Rémi Blanchard sont moins « barbares » que les monstres et personnages de Robert Combas et Hervé Di Rosa. François Boisrond est plus « matissien », mais ces jeunes peintres ont effectivement une esthétique commune qui a pris son bien dans la culture de masse : la bande dessinée, la publicité – à quoi le Pop’Art et la nouvelle figuration ne sauraient être étrangers – mais aussi des phénomènes de société comme le rock, les punks, les graffitis, très sensibles chez Di Rosa et Combas.
Soutenu par des galeries influentes comme Yvon Lambert ou Leo Castelli, Combas est pour le moment le plus connu du groupe. Il a été exposé cette année à la galerie Krings-Ernst à Cologne et à la galerie Françoise Lambert à Milan et a participé à des expositions collectives à Londres, en Corée et en Australie. Il déclare volontiers : « Benjamin Rabier, comme dessinateur, pour moi, c’est aussi important qu’un peintre ou même que Picasso. » Or Rabier, qu’Apollinaire déjà admirait au début du siècle, est le caricaturiste de La Vache qui rit et de nombreux livres d’enfants comme Les Aventures du canard gédéon.
Les racines de l’art coloré et fantasque de Combas, on les trouverait aussi bien, en effet, chez des caricaturistes que chez des peintres français ou étrangers, chez Albert Dubout ou Robert Crumb comme chez Peter Saul ou Jean Dubuffet.
00:00 Publié dans Les Temps d'Arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook










Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.