30/06/2010
L'été est revenu
Mon blog
se met en vacances,
![lemoncar[1].gif](http://www.lnwolffeugene.com/media/01/01/1703687598.gif)
il ne sera alimenté
qu’une fois par semaine,
chaque mercredi.
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Dès le 7 juillet
plein de surprises
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D’ici là portez-vous bien
et passez un bel été

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Le site d'Arte rend hommage à Istanbul

L’inédit, la nouveauté, l’utile ou le futile
chaque mercredi…
mes trouvailles sur la toile…
En 2010, Istanbul est à l'honneur, en tant que capitale de la culture européenne. A cette occasion, Arte rend hommage à la cité ottomane sur son antenne ainsi que sur son site, avec des contributions du documentariste et vidéaste allemand Florian Thalhofer : un blog vidéo, réalisé avec Berke Bas, qui, elle, est turque, et un web-documentaire interactif, intitulé Un pont à Istanbul, qui s'appuie sur une technique narrative surprenante, celle du film Korsakov.
Le regard du vidéaste s'est focalisé sur le pont de Galata, monument central et représentatif de la ville, ainsi que sur les personnes qui l'empruntent, dans une démarche à la fois concrète et poétique.
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Billet d'humeur du Québec
La Chronique de Mouvimax
Vision du Québécois moyen de la Coupe du Monde...
Quel drôle de sport, que le soccer!
Alors qu'en Amérique du Nord, nous n'en avons que pour le hockey, où le but du jeu est de faire pénétrer une petite rondelle dure comme le fer dans un petit filet protégé par un gardien paré de tellement de boucliers qu'il est presque aussi gros que le but, en Europe, ils ont le soccer (ou "football", selon eux, mais qui n'est pas du tout comme notre football d'ici, d'où ajout à la confusion), où le but du jeu est de faire pénétrer un gros ballon mou dans un immense filet protégé par un type qui bondit partout et, comme toute armure, une paire de gants ressemblant aux mains de Mickey Mouse.
Étrangement, c'est au hockey que se comptent le plus de buts. Il n'est pas rare de voir un match (60 minutes), se terminer par un score de 5 à 6, ou quelque chose de semblable. Au soccer, il est naturel qu'à la fin de la partie (90 minutes, plus quelques autres minutes étrangement ajoutées à la fin de chaque demie afin de favoriser une équipe ou l'autre, je pense), il est naturel, donc, de voir un match se terminer sans qu'aucun but ne soit compté, ou un seul, peut-être deux.
Parlant des buts au soccer, il faut savoir qu'on ne compte pas qu'en faisant pénétrer le ballon dans le but adverse. Un juge, qui se tient sur le côté du terrain, doit d'abord valider le but. S'il aime comment le jeu préalable au tir s'est déroulé, il accordera le but. Mais la plupart du temps, il le refusera an agitant un petit drapeau. Aussi, un ballon peut clairement franchir la ligne de but, s'il en ressort sans toucher le fond du filet, le but ne sera pas accordé. J'ai vu cette circonstance cette semaine, alors qu'un ballon avait tout d'abord touché le cadre du filet. À moins que ce ne soit justement à cause de cet impact sur le cadre que l'arbitre n'ait pas accordé le but ? Faudrait que je me renseigne.
Il y a aussi les hors-jeu. Alors là, clairement, je n'ai pas suffisamment de sang Européen pour comprendre. Je tente une explication... Lorsqu'un joueur botte le ballon vers le but adverse, le juge qui se tient sur le côté du terrain se trace une ligne imaginaire dans sa tête. Il semble que la position de cette ligne ait rapport avec l'emplacement du dernier joueur de l'équipe défensive (sans compter le type en pyjama aux mains de Mickey Mouse). La position de cette ligne est savamment calculée en analysant le bruit des vuvuzelas (j'y reviens).
Si les oreilles saignent, alors la ligne de hors-jeu pourra être reculée de quelques mètres derrière le dernier joueur défensif.
Si la tête ne fait que tourner à cause des décibels, alors la ligne sera au niveau de ce joueur, et si l'arbitre est devenu sourd et qu'il n'entend plus rien, elle sera devant ce joueur, mais à un mètre du sol. Évidemment, l'arbitre peut décider de ne pas tenir compte de ces points, et ainsi offrir un belle surprise aux joueurs et entraîneurs, qui s'empresseront alors, dans un élan folklorique, de se lancer dans une danse effrénée.
Certains chantent aussi, mais je n'ai jamais saisi les paroles.
Au soccer, il est interdit de toucher au ballon avec ses bras, sauf si c'est pour compter certains buts. Là encore, certains paramètres seront suivis par les arbitres, et ils feront danser et chanter les entraîneurs. J'ai remarqué que le chant était plus présent dans ce cas précis.
Au sujet de la danse, les joueurs ont les leurs bien à eux.
Il y a les danses de groupe, soit après qu'un but ait été alloué par l'arbitre, ou encore les danses individuelles servant à séduire les arbitres en question. Le rituel consiste à se rouler au sol en tenant le rythme en frappant le sol de la main. À ce moment, joueurs et arbitres s'attrouperont autour de l'artiste et jugeront de la performance. Un curieux système d'évaluation sera alors souvent présenté aux spectateurs. Selon un code de couleur, l'arbitre jugera la performance du danseur en accordant une couleur bien spécifique. S'il aime la performance, l'arbitre affichera la couleur jaune. C'est la note de passage. Évidemment, on préférera la couleur rouge, but ultime, qui provoquera alors danses et chants dans tout le stade. Il arrive toutefois que la performance théâtrale ne plaise pas du tout, créant ainsi un malaise général où le danseur sera laissé à lui-même, dans la honte, à s'égosiller encore plus vivement dans un chant plein de tristesse et à se trémousser sur le sol, jusqu'à ce qu'il se résigne à se relever dans l'oubli, loin de ses amis, et à repartir à toute vitesse.
En terminant, à cette Coupe du Monde, les spectateurs doivent se munir d'une trompette-jouet au bruit fort désagréable qu'ils peuvent se procurer pour quelques sous à l'entrée du stade. Cette trompette est la même qu'on peut se procurer à notre Carnaval de Québec d'ici et qu'affectionnent tout particulièrement les types qui ont bu trop de bière. Même bruit pas harmonieux du tout.
Ici, on dit que le son des trompettes du Carnaval rappelle le bruit d'un type malade à quatre pattes dans la neige se délestant de sa dernière poutine.
En Afrique, on dit que le vuvuzela est un objet traditionnel imitant le rugissement du lion. C'est la tradition Africaine et la planète entière se doit de les supporter. Allons, allons.... C'est un peu n'importe quoi ! Ces trompettes ne sont que des jouets à bruit et le lion n'a rien à voir là-dedans !!! Franchement ! Alors en Amérique du Nord, nous devrions donc avoir des trompettes à cris de caribous ou de castors ? Et en Europe des trompettes rappelant le hennissement des chevaux de Camargue ? Bon, je m'égare...
Le soccer, quel sport fascinant!
(Note... Sérieusement, j'adore le foot et je trouve que c'est un des plus beaux sports qu'on puisse pratiquer. En Amérique du Nord, il n'est pas encore assez implanté, mais je me rassure en constatant que de plus en plus d'enfants le pratiquent. Les parcs de baseball de mon époque sont pratiquement tous disparus, remplacés par les parcs de soccer, et c'est parfait ainsi. Secrètement, je rêve à une équipe Canadienne à la prochaine Coupe du Monde).
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| Tags : quebec, mouvimax |
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J’écoute – Michel Legrand - «Theme From Summer Of '42»
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Confession intime
Tu as adoré le pire de moi, ce qui te faisait frémir et frissonner de plaisir dans les lits. J’étais pour toi comme croquer dans la cerise, ton fruit favori.
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29/06/2010
DISTIQUE
n.m
Versification : Groupe de deux vers.
A.− [Dans la prosodie grec et latine] Réunion de deux vers de mètre différent, formant un sens complet. Les distiques de Caton - Distique élégiaque. Mètre utilisé surtout par les poètes élégiaques et formé d'un hexamètre et d'un pentamètre
« Je transcris cette épitaphe, ainsi qu'elle est disposée sur une table verticale de pierre, comme de la prose, sans indication des hexamètres et des pentamètres un peu barbares qui forment les distiques. » (Hugo, Le Rhin, 1842, p. 87.)
B.− [Dans la prosodie française] Réunion de deux vers à rimes plates, de même mètre ou de mètre différent (p. exemple un alexandrin et un décasyllabe), et formant une unité sémantique.
« La voix de ventriloque scanda ce distique : Nous n'sommes pas le jour de l'an, À bécoter papa maman » (Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 229).
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«Le sanatorium au croque-mort» – Bruno Schulz – Ed. Mercure de France
23:50 Publié dans Phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : le sanatorium au croque-mort, bruno schulz |
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28/06/2010
Pariiiiiiiis …
Une petite semaine, où je n’aurais délaissé mon petit coin d’écriture que pour de belles et joyeuses retrouvailles et un programme culturel assez restreint.
Une après-midi consacrée à Françoise, coalisée de campagne luxembourgeoise, et à Beat Takeshi Kitano, artiste exposé à la Fondation Cartier.
Cinéaste, acteur, animateur d’émissions télévisées, comique, peintre, écrivain, Takeshi Kitano est un personnage hors du commun. S’il est célèbre dans le monde entier pour ses films, il jouit au Japon d’une popularité sans égale en tant que comique et homme de télévision. . Curieux de tout, passionné par la connaissance et sa transmission, il change de domaine et de vocabulaire avec autant d’aisance que de sérieux, passant de la violence à la comédie et de l’outrance à la retenue.
En créant Gosse de peintre, un projet kaléidoscopique dont la dimension autobiographique est évidente, Takeshi Kitano prend à contre-pied les principes mêmes de l’exposition. Il transforme le musée en parc d’attraction dans lequel il fait entrer tous les mondes de beat Takeshi Kitano.
La culture populaire et la réflexion scientifique, l’imaginaire, la satire, la tradition, la pédagogie, le beau et le kitsch s’y côtoient en un ensemble à la fois hétéroclite et complémentaire. Peuplée d’animaux imaginaires, d’inventions de toutes sortes, d’attractions et de réflexions, l’exposition de Beat Takeshi Kitano s’apparente à un immense autoportrait, une mise en forme de ses rêves, idées, fantasmes d’enfant et d’adulte. Elle est jalonnée de références au quartier de son enfance, de clins d’œil à des évènements de sa vie et même de son nom, qui apparaît à plusieurs reprises sur les décors et les objets.
Cette drôle et géniale exposition s’adresse aux enfants, tout en parlant aux adultes.
Lucian Freud au centre Pompidou - Considéré comme l'un des plus grands peintres vivants, l’occasion était trop belle.
Peintre britannique, né en 1922 à Berlin, petit-fils de Sigmund Freud, travailleur acharné du portraits et des autoportraits. Ses modèles vivants, souvent nus, aux chairs affaissées - rendues par des pâtes épaisses – sont souvent de ses proches, de ses amis, de sa famille, de peintre ou encore de la Reine d’Angleterre. L’exposition monographique au centre Beaubourg, la première en France depuis 1987, adopte un point de vue dynamique grâce à un fil conducteur, l’atelier.
Le visiteur est invité à pénétrer dans la méthode du peintre à travers quatre thèmes, ponctuant quatre grandes sections. Depuis ses « Intérieurs », terme désignant chez l’artiste l’atelier, Lucian Freud peint également des « Extérieurs », des vues sur son jardin ou des « factories ». la deuxième section, « Réflexion », expose une série d’autoportraits qu’il réalise de manière régulière. Puis viennent les « Reprises » des maîtres anciens, de Chardin à Cézanne. Enfin la partie « Comme la chair » nous fait entrer dans le processus de création du peintre et rassemble les portraits du performer Leigh Bowery ou de Big Sue, réalisations des années 1990-2000.
Mon appréciation de cette exposition est très mitigée.
En effet, pour ma part je lui préfère les admirables, terribles, angoissants nus viennois d’Egon Schiele et Kokoshka. Lucian Freud, c’est, avec un demi-siècle de retard et plus, un art beaucoup moins fort, moins bien, moins « nécessaire ». C’est, en revanche, tout ce qu’il y a de plus chic et trash, et c’est en plein dans l’air du temps, à commencer par ces modèles du peintre que sont, excusez du peu, feu Leigh Bowery, performer avant-gardiste (surnom Divine), la reine d’Angleterre en personne, la mannequin Kate Moss, le baron Thyssen; seul Damian Hirst, si vous voyez qui est cet homme, a décliné le privilège de poser.
Je trouve que Lucian Freud n’a rien inventé en matière de réalisme pictural relatif au corps humain et à la chair, ici complaisamment malmenés, torturés, déchus.
Personnages sans regard ou vide, ou les yeux clos, sans psyché, forclos sur eux-mêmes. Compulsion de répétition, chronicité plate, huis clos permanent dans l’atelier en désordre, dont nul sujet ne s’excepte, à une ou deux exceptions près.
Auto-citation permanente d’elle-même, sa peinture et ses sujets n’arrivent jamais à se renouveler et se dépasser pour s’inscrire dans un ordre relevant enfin du symbolique.
Que rajouter si ce n’est : bof, bof …
Pour me consoler, je me suis offert une visite approfondie du focus particulier sur les artistes femmes auxquelles le Musée national d’art moderne consacre de manière inédite une très large part de son parcours.
« elles@centrepompidou » se propose ainsi d’aborder la question des femmes dans l’art, de déployer et d’interroger l’hypothèse d’une histoire de l’art des artistes femmes, en rassemblant plus de 350 œuvres de 150 artistes.
Remarquable accrochage et très belles découvertes
Direction le quai Conti, à la Monnaie de Paris pour l’exceptionnelle exposition du photographe Willy Ronis.
Il faut savoir que l’un des plus illustres représentants du courant humaniste français de l'après-guerre, avait imaginé avec plaisir une grande exposition à Paris pour fêter ses cent ans en 2010.
Il a disparu depuis, mais on peut voir jusqu'au 22 août les nombreuses facettes de son oeuvre, images sociales, poétiques ou les deux, et images plus intimes.
L'exposition Willy Ronis, une poétique de l'engagement, rassemble quelque 150 photos.
Elle s'ouvre sur les aspects les plus connus du photographe.
A la fin des années 1930, il photographie le 14 juillet du Front populaire, la grève à l'usine Javel-Citroën, avec la célèbre Rosa Zehner qui harangue les grévistes. Cette photo oubliée avait été exhumée quarante ans plus tard pour devenir une image-icone.
Il y a les images de la liesse de l'après-guerre, Le Retour du prisonnier, qui embrasse une bonne soeur comme du bon pain. Les dockers et les mariniers sur la Seine.
Willy Ronis, proche du parti communiste, exprime ses préoccupations sociales dans son travail de photographe. Sans idéaliser le monde ouvrier, ni faire de misérabilisme il témoigne d'un Intérieur pauvre dans le 4e arrondissement de Paris, photographie les gueules noires à Lens ou le bidonville de Nanterre.
Il y a aussi des photos purement poétiques, le reflet de la colonne Vendôme dans une flaque, entre les pieds d'une fille, Paris sous la pluie la nuit. Ronis ne connaît pas encore Brassaï, il le rencontrera plus tard.
Willy Ronis a beaucoup photographié Paris et sa banlieue. Il a aussi voyagé à l'étranger. L'exposition montre des images d'un reportage effectué pendant cinq semaines en Allemagne de l'Est, pour l'association Echanges franco-allemands.
Il a aussi travaillé à Londres pour une revue suisse, fixant l'ambiance des pubs de Soho et de les lumières de la nuit. En voyage privé en Hollande, il a été frappé par les costumes traditionnels des femmes et des enfants. L'exposition montre encore des images de Prague, le pont Charles sous la pluie, de Moscou ou de New York.
A l'île de la Réunion, il capture en 1990 un instant magique et lumineux de lessive dans la rivière.
L'exposition se termine sur une note plus intimiste. Des photos privées de la femme du photographe, Anne-Marie, et de son fils Vincent. Dont le fameux Nu provençal: en vacances à Gordes, Willy Ronis n'avait pas imaginé que cette photo de toilette deviendrait si célèbre.
Il n'a pas photographié que sa femme.
Toute sa vie, au hasard des rencontres et des demandes, il a photographié des nus.
"La beauté du corps féminin m'a toujours impressionné", disait-il dans une interview au Nouvel Observateur au moment de la sortie de Nues, un livre réalisé avec Philippe Sollers.
Et la beauté de ces corps féminins, il a su la saisir avec beaucoup de respect et de délicatesse.
Sa dernière photo, en 2002, était un nu, avant qu'il raccroche son appareil photo. Les dernières années, il souffrait de douleurs, n'arrivait plus à marcher et avait préféré ne plus prendre de photos.
Willy Ronis aurait eu 100 ans le 14 août 2010.
Pui, puis, puis ... une soirée dédiée aux retrouvailles avec les amies de l’EBS … bon sang une sacrée paires d’années se sont écoulées et je crois bien que nos sentiments d’amitié sont plus vifs que jamais !

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Vladimir Dubossarsky & Aleksandr Vinogradov
Séduite par les artistes d’aujourd’hui, figures contemporaines, nouveaux talents, je vous propose un tableau, une sculpture, une installation coup de cœur chaque lundi…
Une occasion de rencontrer l’œuvre et son auteur…

Scène de plein air, 1995
Huile sur toile, 240 X 200 cm
Vladimir Dubossarsky & Aleksandr Vinogradov
Dubossarsky est né à Moscou (Russie) en 1964, Vinogradov est né à Moscou (Russie) en 1963 - vivent et travaillent à Moscou.
Le conservateur Joseph Backstein a qualifié le style de Vladimir Dubossarsky & Aleksandr Vinogradov de « complètement synthétique, ce qui est la principale réussite esthétique des deux artistes ». Leurs tableaux font la synthèse d’éléments provenant de différentes sources iconographiques et formelles dont, selon Backstein, le réalisme socialiste, le Sots Art, les médias contemporains, les magazines soviétiques des années 1950, la photographie des années 1970 et la publicité d’aujourd’hui. Les peintures de Vladimir Dubossarsky & Aleksandr Vinogradov ont donc pour origine le travail artistique russe – en particulier soviétique – et la culture visuelle en général, qu’elles citent. C’est probablement grâce au Sots Art que cette tradition est aujourd’hui connue. Pour les deux artistes, la peinture académique du XIXème siècle est une source d’inspiration importante, maintenue dans le réalisme et le Sots Art. Ce dernier n’est pas simplement un Pop Art à la mode soviétique. Assez à l’opposé de l’approche de certains artistes du pop Art, celle des artistes du Sots Art n’est ni naïve ni gratuite. L’œuvre de Vladimir Dubossarsky & Aleksandr Vinogradov donnent un sens nouveau au pop Art et au Sots Art, dans le contexte de l’explosion de la publicité et du marketing dans la Russie d’aujourd’hui.
Les deux artistes insèrent beaucoup d’effets dans leurs tableaux qu’ils en deviennent beaucoup trop synthétiques, empêchant le spectateur d’y plonger. Ils transforment l’effet de kitsch en une œuvre capable de produire un effet « réfléchi ». Mais le spectateur construit sa réflexion sur la promesse de séduction, ou sur la présence menaçante d’un « plaisir irréfléchi ».
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