31/03/2010
Forcée à mettre le nez dans ses affaires... à lui !
Malheureusement on sait bien que chaque jour les secrétaires et les assistantes de direction passent des heures à s’occuper des affaires personnelles de leur patron, dans le genre : peler une pomme, garer la voiture, essayer d’enlever une tache de vin de la moquette, chercher sur internet les résultats d’un match de foot, organiser des fêtes familiales, acheter des cadeaux et mentir aux épouses…
On atteint l'apothéose quand une amie d'une de mes connaissances me raconte qu’elle est, depuis peu, chargée de surfer sur les sites de rencontres pour chercher une partenaire à son boss !
J’imagine très bien la conversation : « Dites Machine si vous pouviez voir avec Paris s’ils ont les changements apportés au programme de la conférence, ce serait super. Oh, il faudrait appeler New York pour vérifier qu’ils ont bien reçu la proposition pour le projet Latimer. J’ai aussi besoin du compte rendu de la réunion d’hier soir.
Une dernière chose : je n’ai pas fait l’amour depuis que Jacques Chirac a quitté l’Elysée, alors si vous aviez une heure ou deux ce matin pour m’arranger ça, ce serait vraiment parfait. »
Je me suis demandé si le patron de cette pauvre fille n’était pas l’archétype du vrai crétin.
Feignant, vénal, nombriliste et dénué de délicatesse il l’était sans aucun doute. Mais était-il possible que jamais le moindre éclair de lucidité n’avait éclairé son cerveau brumeux pour qu’il prenne conscience que la personne dont il polluait quotidiennement la vie avec des taches inutiles ne sera peut-être pas totalement guidée par une candide magnanimité quand, armée de la carte bancaire de son patron et de son mot de passe pour se connecter à son site de rencontres préféré, elle devra nourrir les espoirs romantiques les plus intimes de celui-ci ?
J’imagine, les quelques moments gênants dans un bar à vins ou dans un petit restaurant lorsqu’il sera confronté à la preuve vivante du sens de l’humour diabolique de sa secrétaire et de la piètre opinion qu’elle a de lui !
D’un autre côté, s’il devait vraiment déléguer ce travail qui d’autre que son assistante pourrait s’en acquitter aussi bien ?
Elle seule sait exactement ce qu’il a à offrir – pas grand-chose – et ce qu’il faut lui apporter en échange – un degré de tolérance indigne de l’être humain - .
Mon avis
Si cette jeune femme est raisonnable, elle pensera à l’avenir et considérera cette possibilité :
si elle fait les choses comme il faut et trouve une épouse à son patron,
il aura au moins une autre personne sous la main
pour aller chercher ses chemises à la blanchisserie !
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00:32 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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