15/03/2010
1986 - Recondo peintre et sculpteur

COPENHAGUE
Des êtres mystérieux hantent, depuis le 6 novembre, la galerie Brix à Copenhague. Personnages inquiétants, au regard lourd, habillés d’une peau distendue qui se replie sur eux comme un piège inconfortable : personnages inquiets de voir leurs ventres se gonfler et se durcir, porteurs de fœtus dont ils n’accoucheront jamais. Tels sont les personnages de Félix de Recondo : alanguis, écrasés par leur propre poids, tendus jusqu’à la rupture.
Jusqu’ici Recondo – cinquante-quatre ans – travaillait à la pointe d’argent. Mais les œuvres exposées à Copenhague montrent que, pour traquer ses personnages, des voies nouvelles se sont imposées à lui, avec des moyens très simples comme le crayon capable, lorsqu’il est manié par l’artiste, d’explorer toutes les nuances du jeu des ombres et de la lumière. Les corps sont ici prisonniers d’un brouillard gris dont ils n’arrivent pas, malgré leur élan, à se détacher. Par leurs grandes dimensions – 160 cm X 120 cm – comme par leur qualité. Ces œuvres constituent dans l’histoire du dessin une étape à coup sûr décisive.
La couleur apparaît dans les pastels : grands panneaux où le personnage recondien, flasque et mou, s’adonne au plaisir du cigare en contemplant pensivement la fumée qui s’échappe de sa bouche et envahit le tableau cependant que son corps se dissout. Dans les pastels comme dans les dessins, formes et figures sentent peser sur eux la menace de l’effacement et de la disparition dans le vide.
Mais Recondo n’a pas fini de nous surprendre. Au centre de la galerie, se dressent, immobiles, d’étranges visiteurs qui ressemblent singulièrement aux personnages de l’artiste : êtres dont les corps se sont changés en bronze, dont les rides et les plis sont comme l’empreinte d’un squelette. Echappés des tableaux, ils sont là, paralysés par l’espace qui les entoure. Eblouissantes sculptures où la maîtrise et l’art de Recondo trouvent un nouvel accomplissement.
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14/03/2010
AGRIER
n.m.
Droit féodal : Droit payable en nature, appelé aussi, suivant les régions champart ou terrage, et qui consistait à prélever une partie de la récolte :
« Le tenure acquittait les redevances réelles : le cens recognitif de la propriété éminente; une rente ou une portion de la récolte qu'on appelait en France le champart, le terrage ou l'agrier; un droit de mutation dit lods et vente. » G. Lefebvre, La Révolution française, 1963, p. 59.
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«Un Loup à ma table» – Augusten Burroughs – Editions Héloïse d’Ormesson
«… Je savais que j’aurais dû me montrer très reconnaissant pour ce cadeau extraordinaire, mais je ne pouvais m’empêcher d’être un peu triste. Parce que lorsque je n’avais pas encore de gant, je n’avais pas besoin d’un père pour me lancer la balle. Une balle. C’est alors que je m’en suis rendu compte, il m’avait donné un gant mais rien à rattraper. …»
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