05/03/2010
C’était Lulu
Un soir, vers 10 heures, je vois un gars s’escrimer sur la porte cochère. Il a dans les bras des ribambelles de fringues. C’est Lulu. Il emménage en dessous de chez moi. Bienvenue Lulu. Je lui tiens la porte. Je lui demande s’il a besoin d’aide. Non ça va, ça ira, merci. Pendant une bonne heure, je l’entends s’activer. Vers minuit il perce les murs. Je descends, Lulu pose des étagères.
- Lulu, je comprends bien que vous vous installez, mais pour les étagères, attendez demain. Il est minuit là !
- Ah ben oui, désolé.
Le lendemain soir, les étagères sont posées.
Lulu peut étrenner l’appartement. Il baise. Dans l’extase, je l’entends beugler :
- Vvvvvoilààààà
Lulu remet ça deux fois la nuit même, dont une très passionnée, dans la baignoire. Et toujours le tonitruant « Vvvvvoilààààà ».
Dans les jours qui suivent, Lulu se révèle un baiseur phénoménal. Le Dieu Lulu. Matin, midi, soir, nuit, pas d’heure pour Lulu. Des femmes différentes. Souvent dans la baignoire, avec des bruits comme en font les otaries.
Je croise parfois Lulu en bas de l’immeuble. On se dit tu. Il fait mine de s’inquiéter.
- Eh, dis donc, j’ai pas fait trop de bruit, la nuit dernière ?
- Si Lulu, pas mal
- Ho ho, et à deux heures du matin ! Désolé hein ? C’est une nouvelle, alors tu comprends, elle veut montrer qu’elle est contente.
Je hausse les épaules.
- Tiens, je te note mon numéro de téléphone. Alors tu prends ça et quand je déconne, tu m’appelles et tu dis « Lulu tu déconnes » et je me calme , OK ? C’est plus possible, ce truc, ça peut plus durer. Faut que tu dormes ! Tu téléphone et je ferme ma gueule ! d’accord ? Tu le fais, tu me fais pas chier !
Je m’éloigne en lui donnant du « Sacré Lulu ». Il va s’installer au bistrot du coin de la rue.
Quand Lulu ne baise pas, il fait de l’électronique.
Il me montre son matériel, sur les fameuses étagères.
Des boîtes, des pinces, des fils, des circuits intégrés.
Un foutoir à la Gaston Lagaffe.
Lulu n’a pas de boulot dans sa partie pour l’instant, mais deux ou trois brevets en tête qui devraient dépoter, le jour venu.
Un soir Lulu se fait engueuler. Une voix de femme en pétard mouline reproches, injures, plaintes, menaces. Ca dure. Lulu en prend pour son grade. Il moufte pas. Je l’imagine dans les cordes, boxé, anéanti. Ca dure vraiment, mais moins haut, moins vite. Elle fatigue. L’enguelade se découd. Et soudain, d’une voix qui remplit l’immeuble, Lulu mugit :
- Wo ! Tu veux un valium ?
Les femmes ne se croisent pas chez Lulu, elles se succèdent à un rythme étudié et soutenu. Certaines débarquent en pleine nuit. On sonne à ma porte. Mon réveil affiche : 2 heures moins le quart. Je me lève. Dans l’œilleton, une femme rose glousse et se tortille. J’ouvre. Elle vire au rouge et se jette dans l’escalier. Trompée d’étage.
- Lulu c’est en-dessous.
- Parrrrdoon.
Elle roule les R. En me recouchant, je les entends rigoler de la méprise.
Le lendemain, je lui ai écrit une lettre : Lulu je t’aime bien mais je n’en peux plus. Pars. Déménage. Fous-moi la paix.
Et puis bon, ça n’a plus duré très longtemps. Lulu a déménagé.
- Tu vas avoir la paix, gentille petite voisine
- Sois pas tendre Lulu, tu vas me faire pleurer.
Avant de connaître Lulu, je dormais huit heures par nuit. Depuis sept. Jamais pu récupérer la huitième heure.
L’épilogue de la Lulu Story est à chercher dans sa baignoire.
A force de la vider par les bords, Lulu a pourri l’appartement en dessous du sien jusqu’à la moelle des murs. Les deux proprios sont en procès et Lulu, parti sans laisser d’adresse.
Pour assainir, on a placé un énorme déshumidificateur, avec un moteur genre chalutier, pêt-pêt-pêt, qui a fonctionné jour et nuit pendant deux mois.
Comme dirait le poète, le boucan qui succède à Lulu, c’est encore du Lulu !
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501,26
Beaucoup, peu, suffisamment ou déraisonnablement
avec ou sans intérêt…
les chiffres vous parleront
chaque vendredi…
Une façon de vous rendre quelques comptes…

501,26 millions - c'est le nombre d'habitants des 27 pays de l'UE au 1er janvier 2010, un chiffre qui dépasse pour la première fois la barre des 500 millions, selon l'Insee et les dernières estimations d'Eurostat. Au 1er janvier 2009, la population s'élevait à 499,7 millions.
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00:25 Publié dans L'Vendredi : Tout compte fait | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Billet d'humeur du Québec
00:20 Publié dans Mouvimax | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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J’écoute – Zenzile - «Simple Lesson»
00:15 Publié dans Chanson du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Confession intime
Je lui permets tous les projets du monde.
Pour nous, on verra bien plus tard, mon imagination sait se déployer comme la queue d’un paon.
00:10 Publié dans Confessions intimes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Maman …

… ils m’ont même pris mon 4 heures !
00:05 Publié dans La Photo insolite du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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CONCATENATION
n.f
1.− Philosophie (rare) : Enchaînement nécessaire, lien logique, rapport de cause à effet.
« ... Y a-t-il un Dieu, ou n'y en a-t-il point? (...) qui trouverait moyen d'attacher et de sceller solidement dans le roc de l'évidence ce premier anneau, verrait tous les autres... se dérouler et s'engrener dans une concaténation nécessaire. » A. Pommier, De l'Athéisme et du déisme, 1857, p. 4.
2.− Rhétorique (rare) : Figure qui consiste à enchaîner les propositions d'une période en reprenant un mot de la proposition précédente.
3.− Linguistique et Grammaire :
a. Enchaînement de phonèmes ou de morphèmes constituant la chaîne verbale.
b. Opération qui consiste à juxtaposer des symboles d'un alphabet
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| Tags : definition, dictionnaire, vocabulaire |
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