01/03/2010
Huitaine…





Et puis, et puis, une éclaircie samedi.
Alors, je me suis engouffrée à l’Utopia pour une séance ciné-découverte.
Un choc !
Le film documentaire de Sacha Gervasi : « ANVIL – The Story of Anvil » est assurément une révélation.
Eté 1982, les membres du groupe Anvil sont considérés comme « les demi-dieux du heavy metal » au même titre que Metallica, Scorpions et Motorhead !
Mais le triomphe est éphémère. Vingt-cinq ans plus tard Lips et Robb continuent de nourrir des espoirs de gloire.
Entre famille et petits boulots, ils multiplient les concerts dans les bars, et tentent une tournée en Europe…
Aujourd’hui ils mettent le feu à la planète !
Renversant et euphorisant, ce n’est pas du tout un film sur le Heavy Metal.
C’est un film sur la persévérance, l’amitié et l’amour. C’est pour cela que tout le monde est touché au cœur.
S’il est distribué dans une salle près de chez vous, courrez, volez… ce film est une véritable cure de jouvence !
00:30 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Glenn Brown
Séduite par les artistes d’aujourd’hui, figures contemporaines, nouveaux talents, je vous propose un tableau, une sculpture, une installation coup de cœur chaque lundi…
Une occasion de rencontrer l’œuvre et son auteur…

Ride with the Devil, Sympathy for the Poor, 2003
Huile sur panneau, 71 X 56 cm
Né dans la Northumberland (Royaume-Uni) en 1966, vit et travaille à Londres
Dès ses premières expositions, au début des années 1990, le peintre britannique Glenn Brown suscite la controverse. Sa pratique, considérée par certains comme de la provocation gratuite, consiste essentiellement à s’emparer d’œuvres d’artistes aussi différents que Rembrandt, Fragonard, Auerbach ou De Kooning, qu’il réinterprète, les réduisant à l’état d’ombres de ce qu’elles étaient.
Brown tend à éclipser le mythe moderniste de l’originalité et du génie présumé de l’artiste solitaire. Travaillant à partir de reproduction photographiques (il admet n’avoir pas toujours vu les originaux), Brown transforme les surfaces pleines de matière de l’abstraction européenne de l’après guerre en surfaces lisses ; d’où le geste pictural a disparu. Certaines œuvres sont violemment déformées. Les portraits deviennent des taches méconnaissables, comme dans le Marquis de Breadalbane (200).
Ailleurs, ses altérations sont plus subtiles : couleurs plus soutenues, ajout de détails, etc..
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00:25 Publié dans L'Lundi : Art'contemp - une oeuvre, un artiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Billet d'humeur du Québec
00:22 Publié dans Mouvimax | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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J’écoute – Andrew Bird- «Imitosis»
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Confession intime
Quand on touche à ce qui brûle, ne faut-il pas ricaner distraitement ?
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J’veux pas …

… y aller !
00:05 Publié dans La Photo insolite du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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1986 - Joseph Beuys : Charlatan ou génie ?

DÜSSELDORF
Le 12 janvier, le prix Lehmbruck de la ville de Duisbourg qui avait été attribué à Joseph Beuys l’an dernier lui était remis officiellement : ce fut sa dernière apparition publique.
Il est mort le 21 janvier à Düsseldorf à l’âge de soixante-cinq ans. Figure majeure de l’art contemporain depuis de nombreuses années et universellement reconnu comme tel, il passait pour l’artiste allemand le plus célèbre depuis Dürer et était le seul de sa génération que l’Amérique, qui lui avait consacré une importante exposition au Guggenheim Museum en 1979, enviait à l’Europe.
A l’occasion de cette ultime distinction, Beuys avait prononcé un discours qui apparaît un peu comme son testament. Il y expliquait notamment que sa découverte, fortuite pendant la dernière guerre, d’un catalogue consacré à l’œuvre de Wilhelm Lehmbruck, décida de son orientation : il avait eu à travers lui la révélation de ce que pouvait être la sculpture. Aussi, revenu de Crimée où le Stuka qu’il pilotait avait été abattu, s’était-il inscrit, en 1947, à l’école des beaux-arts de Düsseldorf.
A l’époque, dit-il, dans le même discours, il n’avait aucune connaissance des arts plastiques. Mais Lehmbruck lui permit d’entrevoir ce qu’aucun autre sculpteur n’aurait pu lui donner : l’intuition artistique. Lehmbruck dont les œuvres sont proches de l’expressionnisme a, en effet, porté à son sommet l’expression de la nécessité intérieure de l’artiste.
Dans les années 60, Beuys avait provoqué le scandale en lançant le slogan : « Tout le monde est artiste ! ». Il enseignait alors à Düsseldorf. Le slogan était inacceptable pour les bien-pensants, dans la mesure où il niait l’utilité de toute formation artistique. Beuys devenait l’exemple même du provocateur irresponsable.
Certes Beuys aimait la provocation. Chacune de ses expositions s’accompagnait de déclarations, de discussions. Il s’exaltait dans de grandes théories sur la vie, l’homme, la religion, la politique qui finissaient par donner à sa pensée une apparente confusion.
Ce sont ses « actions » plus que son œuvre qui ont établi sa célébrité. En 1965 notamment durant trois heures le visage recouvert de poudre d’or et serrant un lapin mort dans les bras, il s’était efforcé de lui expliquer le sens de l’art. Et son éternel gilet ainsi que son éternel chapeau de feutre vissé sur sa tête de clown triste accentuaient encore le côté spectaculaire de son personnage.
Dans la sculpture, Beuys a introduit la graisse, la margarine, le cuivre, le feutre, le miel en conformité avec ses obsessions profondes nées de ses conditions de captivité pendant la guerre, et en adepte de Rudolf Steiner, l’initiateur de l’anthroposophie, mort en 1925, qui fut l’un de ses maîtres à penser. A l’inverse de Duchamp, il n’intervenait pas seulement sur le concept mais aussi sur la matière riche de ses résonances alchimiques qui occupe une place centrale dans son œuvre. L’animal, d’autre part, était à ses yeux l’archétype des forces de la nature avec lesquelles l’homme n’aurait jamais dû briser.
En 1978, Beuys avait publié dans le numéro du 23 décembre du Frankfurter Rundschau un Appel à l’Alternative dans lequel l’écologiste, qu’entre autres choses il était, exprimait ses idées pour une réforme de la société. Le capitalisme et le communisme, pensait-il, ont conduit l’humanité dans une impasse, les rapports de la société industrielle avec la nature sont entièrement déréglés, il faut trouver une troisième voie, celle de la « sculpture sociale » que façonne l’homme en tant qu’artiste.
Bien que ses sculptures et ses dessins aient fini par atteindre des prix exorbitants l’aboutissement de l’art comme œuvre achevée ne l’intéressait pas et il condamnait le marché de l’art. Il prétendait que ce qui se passait pour des « œuvres » n’étaient que des documents, des traces de ses « actes de vie » et que ces traces n’avaient pour seule fin que de reconstituer le processus créateur. De là, chez lui, un comportement religieux de sorcier ou de chaman, comme s’il puisait aux origines du souffle créateur.
A l’occasion de son exposition au Guggenheim , en 1979, l’hebdomadaire Der Spiegel qui, fait exceptionnel pour un artiste vivant, lui consacra la couverture de son numéro du 5 novembre, posait la question : « Beuys, charlatan ou génie ? ». Sans qu’il soit possible de savoir ce que répondra l’avenir, l’action qu’il mena à la Documenta de Cassel, en 1982, est peut-être la plus significative de son esprit.
Il fit déverser devant la Fredericatrium qui, tous les quatre ans abrite la célèbre manifestation, une montagne de lourds blocs de basalte destinés à être déblayés un par un au fur et à mesure que serait effectué un reboisement de 7 000 chênes. Lutte symbolique contre la désertification de la planète, union de l’écologie et de l’art, fusion des règnes minéral et végétal qui l’obsédait, c’est là que Beuys a le mieux réalisé son idée que l’artiste est celui qui intervient entre l’histoire et la nature afin de rétablir ce qui a été séparé et broyé.
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