08/02/2010
1986 - Le scandale des Colonnes de Buren

PARIS
Est-ce honteux ? Se moque-t-on du de nous ? Ainsi qu’on l’entend dire au Palais-Royal où les Colonnes du sculpteur Daniel Buren qui en ponctuent la cour d’honneur ont finalement été conservées par décision de M. François Léotard, ministre de la Culture. Celles-ci, en effet, avaient été commandées à Daniel Buren par son prédécesseur et le chantier ouvert sans avoir fait l’objet d’une déclaration en bonne et due forme.
L’œuvre qui, pour cette raison, a failli ne pas être portée à son achèvement est un ensemble monumental de 3 000 mètres carrés de surface et composé de 260 colonnes – ou cylindres – rayées en granite de marbre blanc et noir des Pyrénées. Celles-ci sont d’inégales hauteurs et certaines d’entre elles s’enfoncent dans trois tranchées couvertes par un caillebottis au fond desquelles coule un mince film d’eau. On peut s’asseoir sur les colonnes les plus basses, marcher sur les caillebottis comme sur une bouche de métro. Le soir, des clous lumineux rouges d’un côté et verts de l’autre balaient l’espace au ras du sol comme une piste d’aéroport.
Si la critique a, le plus souvent, crié au scandale, le public, lui, semble prendre beaucoup de plaisir à parcourir cette œuvre monumentale. La cour d’honneur est devenue un terrain de jeux, un salon où l’on cause, un but de promenade.
Buren trouve son œuvre en osmose avec le site et si discrète qu’il se demande pourquoi elle a tant suscité de polémiques, et il est vrai que la cour d’honneur qui servait de parking aux fonctionnaires de la rue de Valois a été rendue aux piétons. Si on compare se réalisation aux boules métalliques de Pol Bury qui animent, tout à côté, deux petites fontaines et respectent, elles, parfaitement l’esprit du lieu, on peut se demander si c’était bien l’endroit où édifier cette forêt d’inégales colonnes.
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07/02/2010
SIBILANTE
Participe présent et adj.
− 1. Pathologie : Qui siffle, qui s'accompagne d'un sifflement. Respiration sibilante
♦ Râle sibilant. Bruit respiratoire de tonalité aiguë, analogue à un sifflement, perçu à l'auscultation pulmonaire au stéthoscope ou à l'oreille, et caractérisant une affection respiratoire, pulmonaire ou bronchique.
« Râle sibilant humide. Le râle sibilant sec ou sifflement (...): tantôt il ressemble à un petit sifflement prolongé, grave ou aigu, sourd ou assez sonore; d'autres fois, au contraire, ce bruit est de très-courte durée, et ressemble au cri des petits oiseaux » (Laennec, Auscult., t. 2, 1819, p. 4).
a. Littéral - Avoir l'oreille sibilante. Avoir un sifflement d'oreille(s), avoir l'oreille qui siffle. F avoir un bruissement, un tintement, des bourdonnements (d'oreilles).
« Vraiment je souffre beaucoup, mon compère. J'ai l'oreille sibilante, et des râteaux de feu qui me raclent la poitrine » (Hugo, N.-D. Paris, 1832, p. 507).
b. Par analogie [En parlant de la voix, d'un son émis par la voix ou, p. méton., d'une pers. qui émet ces sons] Qui a le caractère d'un sifflement, sec et aigu.
« Contre toute attente il (...) parla longuement, de sa voix un peu sibilante, sans geste superflu » (M. Vianey, En attendant Godard, Paris, Grasset, 1966, p. 10). V. sibyllin B ex. de Cendrars.
2. − Par métonymie, littéraire. - Qui est constitué de sons évoquant ou rappelant un sifflement.
« Nombreux sont les vers sibilants où le sifflement n'étant pas justifié par le sens est un défaut » (Grammont, Vers fr., 1937, p. 309).
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«L'Arabe» – Antoine Audouard– Editions de l'Olivier
23:50 Publié dans Phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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