27/01/2010

La capote soumise à des ruptures déchirantes…

Késako ?

Bon, ben voilà, en matière de sexualité, on innove encore !

 

Des chercheurs ont conçu une machine capable de reproduire les rapports sexuels humains au plus près afin de mieux comprendre pourquoi les préservatifs se déchiraient.

 

condom.jpgEn effet des scientifiques ont étudié ce phénomène sur un appareil stimulant les rapports sexuels chez l’être humain et ont constaté que plus de 90% des ruptures de condoms surviennent après des étirements prolongés du matériau au même endroit sans relâchement entre chaque étirement.

 

Soyons un peu techniques…

Les normes internationales d’essai sur les préservatifs imposent deux tests de résistance à la traction sur le matériau utilisé :

 

-          Le premier doit mesurer l’extension d’un anneau du matériau lorsqu’il est étiré entre deux cylindres,

-          le second consiste à gonfler la capote jusqu’à l’explosion pour mesurer à quel niveau de pression et à quel niveau de volume se produit l’éclatement.

 

Bueno… reste un problème de taille : les essais ont montré un taux de rupture d’environ 1%, mais, mais, mais… les échantillons étaient trop peu fournis pour qu’on puisse déterminer les raisons de ces ruptures avec certitude.

Eh oui… les préservatifs de différentes épaisseurs et constitués de « divers » matériaux reflétaient assez mal les conditions réelles d’utilisation et ne permettaient donc pas d’améliorer l’efficacité de la protection.

 

Mais les choses vont changer !

 

Une équipe de Cambridge, UK, menée par Nicholas White, directeur du contrôle-qualité chez SSL International – l’entreprise qui exploite la marque Durex – propose une modélisation plus réaliste d’un rapport sexuel avec préservatif.

Yesss - tout ça grâce à un nouvel appareil qui permet de faire varier le diamètre de pénétration, le rythme des poussées et la lubrification.

 

Les scientifiques avaient constaté que les déchirures survenues sur 972 préservatifs masculins en latex et en polyuréthane renvoyés au fabricant entre 1998 et 2005 par des clients mécontents s’étaient, à plus de 60 %, déchirés à l’extrémité fermée et présentaient souvent une déchirure circulaire (appelée un « éclatement ») vers l’extérieur.

 

L’équipe de Nicholas White a reproduit ce modèle de rupture en programmant son appareil pour qu’ai lieu une extension progressive du préservatif à son extrémité, combinée à des poussées répétées.

On s’en doutait, le latex, dont est faite la majorité des préservatifs, montre une meilleure reprise élastique que le polyuréthane, plus fin et utilisé pour des capotes de luxe (plus chères !). Mais malgré leur différence d’élasticité, les deux matériaux se sont généralement déchirés de la même façon.

 

« Le seul matériau qui serait indéchirable par un être humain et qui est aussi suffisamment fin et souple, c’est la toile de parachute en Nylon, mais c’est poreux », fait remarquer Nicholas White, qui espère que ses travaux permettront de concevoir des préservatifs plus résistants aux éclatements, avant de rajouter : « Plus nous réduirons les risques, plus nous rendrons les gens heureux ! »

 

 

Mon avis :

 

Devant  autant d’incertitudes, hélas, tout me porte à croire que Balzac avait, finalement peut-être, raison quand il disait que le meilleur préservatif était... la laideur !

 

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