08/01/2010
Ça sent la cocotte …
Un couple était installé à la table du restaurant.
Je me suis faufilée entre la leur et celle qui m’était impartie.
Ma veste embarrassait mon voisin, je l’ai tirée mécaniquement vers moi et l’ai plaquée contre ma hanche. J’en ai profité pour jeter un coup d’œil sur la femme.
Banale, un peu maniérée, elle était assise en retrait sur sa chaise, visiblement contrariée.
J’attendais un ami et, machinalement, je feuilletais la carte des menus.
Ma voisine s’est alors penchée vers son compagnon qui lui attrapé le poignet.
Leurs visages étaient très proches. On palpait une vraie tension entre ces deux là.
Soudain, agressive, la femme lui a lâché :
- Tu pues le parfum.
- Je me suis arrêté chez ma mère
- Et depuis quand ta mère s’asperge-t-elle de parfum de poule ?
- J’en sais rien, moi.
- Prends-moi pour une conne !
- Faut toujours que tu fasses du foin.
- Tiens, tu sais quoi, je vais l’appeler ta mère, pour lui demander le nom de son parfum.
- Fous-lui la paix à ma mère
- Alors c’est qui la parfumeuse, hein, c’est qui ?
- Il n’y a pas de parfumeuse. Il n’y a personne. Au bureau j’ai prêté ma veste à une nana qui avait froid et l’odeur de son eau de toilette à dû rester dans le tissu, voilà !
- Comment tu sais que c’est de l’eau de toilette et pas du parfum ?
- Là, tu deviens carrément chiante
- Pourquoi tu m’as dit que c’était le parfum de ta mère ?
- Oh mais bordel, je sais pas. J’avais oublié l’histoire de la fille.
- Et c’est qui la refroidie ?
- Mais personne, une collègue du bureau.
- Tu lui diras de ma part, à ta gonzesse du bureau qu’au lieu de se ruiner dans des parfums de pétasse, que si elle a froid, elle n’a qu’à s’acheter des pulls – c’est les soldes !
Quand mon ami est arrivé, en m’embrassant, il m’a juste dit : « tu sens rudement bon. »
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00:30 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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