09/12/2009

La chasse à coureurs…

Dans la série, le monde est dingue, ses habitants sont fous …

 

chassecour.jpgPetit temps frais à Peagram’s Farm, dans le Nord de l’Angleterre.


35 cavaliers en tenue attendent avec impatience le début de la chasse. Ils boivent du porto et du sherry pour se réchauffer. Leurs montures piaffent et à leurs pieds gémissant et aboyant, une vingtaine de limiers s’agitent. Au milieu de la meute poireautent, non sans appréhension, les deux « renards » du jour : Richard Davies, 49 ans, fonctionnaire, et Matthew Ray, journaliste, 32 ans – deux sportifs accomplis.


Pendant qu’ils flattent les chiens pour leur faire connaître leurs odeurs, le maître d’équipage Clive Richardson leur dit quelques mots d’encouragement : « Ne vous inquiétez pas. Quand on vous arrache un membre, ça ne saigne pas tant que ça. »

Depuis l’interdiction, en 2004, de la vénerie en Angleterre et au Pays de galles, la traditionnelle chasse au renard a dû s’adapter de façon radicale. Alors certains ont convaincu des coureurs amateurs de servir de gibier !


Cette « chasse à l’homme » se déroule dans la campagne, sur un parcours prédéfini à travers bois. L’itinéraire est divisé en cinq tronçons d’environ 2,5 km pour éviter que les cavaliers les moins chevronnés se retrouvent à la traîne. Seuls les coureurs et les maîtres de chasse sont informés du parcours.

Le départ est donné. Les deux coureurs s’élancent avec cinq minutes d’avance. Queues frétillantes et langues pendantes, les chiens s’élancent en jappant.

La suite semble chaotique mais pourtant l’organisation est millimétrée. Les deux sportifs se livrent à un steeple-chase à travers champs ; ils enjambent des fossés boueux, sautent par-dessus les haies, courent à fond le ballon dans les bois.


Dans la campagne anglaise retentissent le son des cors de chasse, les cris des cavaliers, le galop des chevaux et les aboiements de la meute : le départ est donné.

Le parcours est prédéfini et, contrairement à ce qui se passe dans une chasse traditionnelle au renard, les participants doivent suivre l’itinéraire imposé. D’où un côté artificiel inévitable. « Ce n’est pas la chasse au renard », souligne Richard Davies après avoir parcouru les cinq tronçons, soit un peu moins de 13 km. « Ce n’est pas pour les puristes. Mais quand on entend les chiens dans son dos, on a une montée d’adrénaline et on court d’autant plus vite. »

Grâce à leur avance à chaque tronçon, les deux coureurs restent hors d’atteinte de leurs poursuivants. C’est sur le dernier tronçon que le risque de se faire dévorer – « de se faire lécher jusqu’à ce que la mort s’en suive », selon les termes du maître d’équipage – se fait plus grand, l’écart s’étant réduit à quelques minutes.


On sonne du cor pour annoncer la fin de la chasse. Tout le monde applaudit les coureurs avant de rejoindre la ferme où des rafraîchissements sont servis.

C’est il y a six ans, lorsqu’il a compris que l’interdiction de la chasse était inéluctable, que Richardson, chasseur professionnel de 57 ans, a commencé à élever ses chiens (croisement entre le limier et le fox-hound du Dumfriesshire) parfaits pour la chasse à l’homme !

Même s’il trouve ce type de chasse « à coureurs » trop aseptisée (aucun être vivant ne finit dépecé), il en a conduit une centaine, poursuivant parfois ses propres fils !


 

Mon avis :

 

Si tout cela est assez ignoble et sans excuse,

ça ressemble bien à un regroupement de connards sauvages.

 

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