07/12/2009

Nader Ahriman

Séduite par les artistes d’aujourd’hui, figures contemporaines, nouveaux talents, je vous propose un tableau, une sculpture, une installation coup de cœur chaque lundi

 

Une occasion de rencontrer l’œuvre et son auteur…

  

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Schattenbild eines Musters möglicher empirischer Anschauungen gewindet Hans von Marées , 1999

Huile et acrylique sur toile -  240 cm X 340 cm

 

Nader Ahriman

Né en 1964, à Chiraz (Iran), vit et travaille à Berlin

Peut-on peindre la philosophie ?

C’est la question que pose Nader Ahriman, artiste d’origine iranienne vivant à Berlin, qui a consacré la majeure partie de cette dernière décennie à la formulation plastique de problèmes métaphysiques. Ses toiles représentent des machines étrangement mal conçues qui rappellent autant le Ballet mécanique de Fernand Léger que les bandes dessinées absurdes de Rube Goldberg des années 1930.

Ahriman s’intéresse de très près à la philosophie occidentale, notamment aux écrits allant de Hegel à Heidegger.

Peintes à l’acrylique et quasi figuratives, ses œuvres tentent d’une façon résolument abstraite, de traduire visuellement des idées philosophiques sur une surface bidimensionnelle. Les machines d’Ahriman flottent dans des enfers oniriques qui évoquent tantôt les architectures des tableaux métaphysiques de De Chirico, tantôt une série de dessins pour Star Treck. A regarder de près ses constructions, on y voit plutôt les « étranges attracteurs » de la physique du chaos, non linéaires et pourtant structuré, que la rigueur déterminée de quelque savoir hégélien absolu. Ces machines se cassent. Elles ont des ratés et s’enrayent.

 

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