13/11/2009
Rideau !
Quand le vieux Henri Pain s’en va, il emporte son béret, sa blouse bleue, sa bosse dans le dos, ses tremblements, son odeur de savon Palmolive, son « merci » sur deux notes, son « au revoir » sur deux notes , ses vieux jeux « Mako moulages ou « Master Mind » sa 4L verte et son beefsteak du mercredi acheté au boucher au bas de la rue, le souvenir de son frangin acariâtre mort il y a quinze ans et qui portait le même béret, la même blouse bleue , ses lunettes reflétées par le trottoir et ses affichettes désuètes « 36.15 Pervers », sa photocopieuse, son arrière boutique, ses plafonniers, ses présentoirs à larges pieds, ses cartons d’invendus et toute cette aimable civilisation, d’un coup de marteau piqueur, retourne à la caverne.
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