04/11/2009

L’argent n’a pas d’odeur mais la grippe …

Voilà que depuis des mois on nous bassine avec des mouche pas là, tousse plus loin, planque ta bouche, bécote plus Germaine, ne serre plus les louches et patacoufin…

 

H1N1.jpgCes messages brassées dans le grand bain du pétochage collectif : aaahhhon va tous mourir avant Noël et parrainés par les marques des gels hydroalcoolique et des masques "bec de canard » ont omis un facteur essentiel de contamination : le danger de la grippe peut provenir … du papier monnaie, du billet, du bifton, du talbin, du fafiot.

 

Des chercheurs de l’Université de Genève ont montré que le virus de la grippe pouvait survivre dix-sept jours sur les billets de banque !

 

Et que, en conséquence, ceux-ci pourrait donc servir de vecteur de transmission de la maladie.

Les virologues genevois, emmenés par Yves Thomas, responsable du Centre national influenza , ont agit, courant 2007, sur demande d’une banque.

L’établissement super inquiet des possibles risques de pandémie en cas d’émergence d’un virus inédit, les a approchés pour savoir si le numéraire pouvait contribuer à propager l’infection.

Il s’échange tout de même des milliards de billets de banque dans le monde chaque jour !

 

La banque a gracieusement mis à disposition des chercheurs des … moitiés de billets de 50 francs suisse usagés ! Y ont été déposées diverses souches de virus grippal conservées en laboratoire (sauf la fameuse H5N1… celle du poulet, trop difficile à manipuler), à différentes concentrations.

Puis les scientifiques ont laissé sécher la préparation à température et humidité ambiantes. Ils ont enfin réalisé un état des lieux, en mettant en culture ces dépôts viraux.swissbanknotes.jpg

 

Et, et les résultats ont parfois été surprenants.

 

Bon, classique… la durée de survie augmente en fonction de la concentration du virus.

Les souches influenza A – notre actuelle H1N1 et influenza B sont zcouisées dans les heures suivant leur inoculation… mais, mais, par contre un des virus influenza A (H3N2) a survécu vingt quatre heures.

Pire : lorsque ce dernier était mélangé à du mucus humain, il a pu survivre deux semaines et demie !

 

Tremblez…

 

Ces premières expériences se sont déroulées en laboratoire.

Pour vérifier si elles pouvaient être extrapolées au « monde réel », les virologues ont demandé à quatorze enfants de faire don de leurs sécrétions nasales à la science – puis, ils ont a nouveau déposé ces dernières sur des bribes de billets.

 

Conclusion : dans sept cas sur quatorze, le virus avait survécu pendant un jour au moins, et deux jours dans un tiers des cas.

 

Pour Yves Thomas, « cette stabilité inattendue du virus suggère que ce genre de support inerte non biologique ne doit pas être totalement ignoré dans la prévention d’une pandémie ».

Tout comme les poignées de porte ou les mains courantes dans les bus, « le virus pourrait donc théoriquement infecter les personnes qui touchent des billets contaminés, puis mettent leurs doigts au contact avec leurs muqueuses supérieures. »

 

Attention, attention … prenez des gants lors de vos dépenses !

 

Allez, allez, Yves Thomas, Monsieur Science, tempère un peu «  Dans notre étude, nous avons attesté de la stabilité du virus sur les supports inertes, pas de transmissibilité. Les étapes supplémentaires des recherches consistent à déterminer quel taux de virus peut passer des billets aux doigts, quelle fraction est ensuite réellement mise en contact avec les muqueuses supérieures, et enfin quelle dose est nécessaire pour que la personne tombe malade. »

 

Un conseil :

 

si vous n’avez plus de mouchoirs en papier

et que vos manches sont saturés de sécrétions,

évitez d’égoutter votre blair infecté dans un billet de 20 euros

ou alors… brûlez-le après !

 

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