04/11/2009

Billet d'humeur du Québec

oeil_b.jpgLa Chronique de Mouvimax

 

Vendredi, 23 octobre, 14h...

Un groupe de jeunes écuyers du Ranch Massawippi, près de Granby, font une belle randonnée à dos de cheval dans la forêt avoisinant l'écurie.

Fudge, un superbe Labrador brun chocolat de trois ans les accompagne comme s'est son habitude. Malheureusement, Fudge n'est jamais revenu. Il a du partir à la course derrière un chevreuil, un écureuil, ou tout simplement une feuille morte.

 

Depuis, tout le monde le recherche. À tous les soirs, après le travail, je sillonne les rues et les routes de la région. Ce dernier weekend, ce fut la même chose.

Dimanche matin, c'est de 7h à 22h que nous avons recherché Fudge, sans succès. Des policiers l'ont aperçu à Granby jeudi dernier, mais n'ont pas réussi à l'attraper. Alors nous gardons espoir. Si jamais vous êtes dans la région, sachez que Fudge est très gentil et que ses propriétaires et amis avons le coeur très gros depuis dix jours...

Sa maîtresse, principalement, est effondrée.

 

Autre sujet, le bateau-dragon.

Il parait que ce que j'ai dit aurait été comme un coup de poignard dans le dos. Bon, je m'en excuse. Notre capitaine n'est pas une mauvaise personne, loin de là. Elle croit en son projet d'une super équipe sport et fait tout, vraiment tout, pour y arriver. C'est une fonceuse comme rarement nous avons la chance d'en rencontrer.

J'ai promis de me rétracter, et c'est un peu ce que je fais en écrivant ces lignes. Je n'ai rien contre la personne, ni même contre la création d'une équipe de niveau sport à Sherbrooke, bien au contraire.

Du fond du cœur, je lui dis bonne chance. Ceci étant dit (vous vous en doutiez bien que je n'allais pas m'arrêter ici!), je n'aurais pas procédé comme elle l'a fait.

Il y avait d'autres façons de créer une équipe sport. Nous avions déjà une superbe équipe compétitive et nous avions des résultats de loin supérieurs à la moyenne du Québec. Moi, j'aurais gardé l'unité de l'équipe et je l’aurais consulté. J'aurais présenté à mes équipiers le projet de nous améliorer et de changer de classe. Nous nous serions fixés des objectifs et nous aurions trouvé une façon de faire de façon commune pour y arriver. C'est comme ça que nous bâtissons un esprit d'équipe, et Dieu sait que c'est un point capital en bateau-dragon.

 

Ce qui est plutôt arrivé, c'est que cette personne a décidé d'une façon de faire et l'a imposée. Elle n'a écouté que ceux qui avaient les possibilités et le temps de la suivre et est restée sourde aux autres rameurs qui avaient les mêmes objectifs, mais avec une façon de faire différente. Ces autres rameurs se retrouvent aujourd'hui avec la moitié d'une équipe et, dans une région où le recrutement n'a jamais été facile, avec peu d'espoir pour l'an prochain. Il y a bien un projet de fusion avec une autre équipe, mais encore là, nous n'avons pas encore le nombre de rameurs requis.

Alors oui, je suis déçu. Oui, je suis irrité.

Qu'on m'accuse de planter des poignards dans le dos, je m'excuse, mais c'est moi qui, suite à cette création d'une nouvelle équipe, se retrouve l'an prochain dans un bateau vide. Je ne possède aucun poignard, et jamais je n'aurais l'intention de m'en servir.

Mais ma déception est tout à fait réelle.

 

Vous savez quoi ? J'abandonne. Je n'ai plus le goût de me battre.

S'il y a une équipe avec laquelle je me sentirais à l'aise l'an prochain, je ramerai. Sinon, je ferai autre chose. J'ai donné 100% d'intensité et d'efforts pour mon équipe les dernières saisons (ce que certains futurs membres de l'équipe sport ont été loin de faire), et je me suis bien amusé. J'ai suivi des régimes alimentaires, je me suis entraîné seul les jours de congés, j'ai donné du temps et des milliers de km en voiture pour cette équipe et surtout pour ce si beau sport, et je ne le regrette pas. Mon équipe est maintenant divisée, et je ne peux rien y faire. Si c'est fini, c'est fini, ce fut une belle expérience.

Ce texte marque le point final et c'est ok pour moi.

 

J'ai bien d'autres projets.

(Et moi qui voulait vous parler de campagne de vaccination et de la série de romans "Twilight" que je n'aime pas mais que je m'efforce à lire quand même...).

 

Commentaires

Puisque parler à des inconnus qui ne répondent pas sur le web semble plus facile que de parler aux gens concernés, voici tout ce que je vais dire sur le sujet. Oui, sur un blog. C'est ton choix.

Je trouve ça dommage de devoir lire tes mots sur cet espace public. Moi je pensais qu'à la base, c'est une amitié qu'on avait. Et les amis que je connais me parlent. De là mon dos troué.

Je trouve étrange que tu ramènes toute cette situation à une personne. C'est peut-être plus facile quand on veut être fâché de mettre un visage sur cette colère. (cette déception, cette peine, comme tu veux)

J'aimerais te rappeller que je ne suis pas la seule dans cette situation et que j'ai non seulement agit en mon nom, mais aussi au nom d'autres personnes. Si je n'exprime pas ta voix en particulier, ça ne veut pas dire que je n'exprime que la mienne. Il faudrait que tu respectes ce que les autres veulent également au lieu de ne penser à ce que ça t'enlève, ou plutôt de te faire une idée de ''comment on te l'enlève''.

Au moins, ça me console que tu t'attardes sur moi parce que pendant ce temps, le reste de l'équipe est libre comme l'air de se donner de nouveaux défis et de se pousser au max de la façon qui leur convient.

C'est simplement triste de voir que pour être ton amie, il aurait fallu que je t'appartienne, que je fige le monde dans le temps... et que même avec tout ça, rien n'aura été suffisant pour que tu sois honnête avec moi et que tu braves la vie pour avoir cette discussion.

Alors parle de ta blessure aux inconnus tant que tu veux, mais n'oublie jamais la mienne.

Ecrit par : Caro | 26/11/2009

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