02/11/2009

Une nuit, à l’hôtel…

hôtel.jpgOn se réveille à cause d’un éclat de voix qui perce le sommeil.

Au plafond, la lumière d’un lampadaire de la rue strié par le store.

Une envie de faire pipi alourdi le bassin, douloureusement retenue par la flemme de bouger. Inconcevable de se lever. Pourtant en ménageant le palier de la position assise pendant quelques secondes, c’est ce qu’on va faire.

Lumière dans le couloir, mais pas de bruit.

Simplement, au loin, le motard qui est toujours là, à n’importe quelle heure de la nuit, pour pousser une pointe de vitesse réverbérée par les rues.

Se vider et ne pas allumer. Le voisin de chambre a eu la même idée au même moment. On ne connaît pas son voisin de chambre, mais on connaît le plouf d’un étron qui choit dans la cuvette.

Boire une gorgée à la bouteille qui renvoie le goût âcre de son propre palais desséché.

Se recoucher et repartir comme on est venu.

 

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Sigalit Landau

Séduite par les artistes d’aujourd’hui, figures contemporaines, nouveaux talents, je vous propose un tableau, une sculpture, une installation coup de cœur chaque lundi

 

Une occasion de rencontrer l’œuvre et son auteur…

 

 

Sigalit Landau.jpg

 

Standing on a Watermelon in the Dead Sea , 2005

DVD, 5:21 min

 

Sigalit Landau

Née en 1969, vit et travaille à Paris (FR) et à Tel-Aviv (IL)

Les installations et interventions de Sigalit Landau se construisent à partir d’une réalité ordinaire avec son compte de brutalité et de cruauté mais aussi sa part de merveilleux. Elles ont la démesure d’un conte pour enfants.

Sigalit Landau a été sélectionné, deux seulement après sa sortie de la Bezalel Academy of Art de Jérusalem, pour représenter l'Israël à la biennale de Venise de 1997.

 

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Billet d'humeur du Québec

oeil_b.jpgLa Chronique de Mouvimax

 

A mercredi…

 

 

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J’écoute – Madeleine Peyroux «River Of Tears»

Confession intime

 

Il s’enivrait pour se délier la langue. Il pensait toujours à prendre une maîtresse dont le corps serait beau comme l’alcool, une fille qu’il espérait digne de confiance.

 

ATTIGER

v.i

 

Argot

 

1.− Blesser, meurtrir

 

«  Tiens, il vient d'être attigé, celui-là, et pourtant...

Une blessure fraîche mouille le cou d'un corps presque squelettique. » Barbusse, Le Feu, 1916, p. 292.

 

− Emploi pronominal - Se blesser, se faire du mal physiquement ou moralement

 

2.− Attiger la cabane, le gourbi. La renverser.

 

3.− Accroître, développer excessivement

 

«  Les reproductions c'est-à-dire... Je faisais sauter les engueulades... Je conservais que les enthousiasmes... Je dressais une liste des souscripteurs... J'atigeais bien la cabane... Quatre queues au bout des zéros!... » Céline, Mort à crédit, 1936, p. 479.

 

− Par extension, courant - Exagérer

 

« Dans mon milieu, le flirt était banni comme quelque chose de ridicule et d'indigne, les amoureux étaient des amoureux transis et la grande affaire était l'amitié. On attigeait même un peu dans ce sens, c'était la mode, et j'avoue que c'était moi qui donnais le ton, malgré mon amie Élisabeth. » E. Triolet, Le Premier accroc coûte deux cents francs, 1945, p. 301.

Essai

 

2 novembre.jpg

… transformé !

 

 

«M comme Mohican» – Corinne Royer – Ed. Héloïse d’Ormesson

 

m-comme-mohican.jpg«  Aurai-je oublié que nous sommes un vieux couple... Que nous avons vécu longtemps et sans souffrance apparente l’éloignement de nos deux vies… Il me faut réinventer la scène. Les signes à la promesse desquels, désormais, j’ai décidé de croire. …»

 

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