28/10/2009
Comme dans « La Semaine de Suzette »…
Je suis assisse dans le bus. En face de moi, un jeune homme dessine. Sa voisine de droite l’approuve de crayonner ainsi, car sa sœur et – en son temps – son grand-père ont fait de même. Alors elle sait ce que c’est.
Du coup sa voisine de gauche, de l’autre côté de la travée, approuve à son tour le jeune homme, vu que sa fille vient de tenter les Arts déco de Strasbourg et que son mari fait de l’aquarelle.
La petite bonne femme de droite est contente de reconnaître l’autobus sur le dessin. Les dessinateurs d’aujourd’hui ne font plus guère que des ronds et des carrés qui se vendent (c’est à n’y rien comprendre) ou bien des traits partout comme Bernard Buffet, mais alors là, vraiment, non merci. Tandis que lui, le jeune homme, il dessine des choses qu’on reconnaît, c’est un type doué. Elle lui demande s’il va à l’école, ce qu’il prépare. Ah bon c’est son métier ? Très bien, très bien.
Alors elle lui précise que s’il fait des choses pour les enfants, il ne doit pas perdre de vue qu’il faut les former. Pas leur faire des horreurs comme le jeu des sept familles qu’on voit maintenant, plutôt des jolies choses comme dans « La Semaine de Suzette ». Ou bien des choses à l’anglaise. Les Anglais font encore des choses bien qui forment les enfants.
Et puis la petite bonne femme se lève sans crier gare et disparaît.
Le jeune et moi nous nous regardons et pensons certainement à la même chose :
Visiblement la femme n’a pas été formé à dire au revoir !
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