19/10/2009
FEAL, ALE, UE
adj.
1. – Histoire
A. (Personne) qui est fidèle à une autorité supérieure, en particulier à son suzerain, à son souverain. Féal serviteur, sujet; amé et féal.
« Soyez donc attentifs, vous leur maître après Dieu, Vous féaux chevaliers, vous seigneurs de haut lieu » (Delavigne, Louis XI, 1832, II, 11, p. 75).
B. Adjectif
a) [En parlant d'un attribut de la pers., d'un aspect de son comportement] - Propre à une personne féale.
« Rodolphe de Varila (...) qui avait succédé à son père (...) dans son féal dévouement à la duchesse » (Montalembert, Ste Élisabeth, 1836, p. 91).
b) [En parlant d'un bien] Qui est possédé à titre de fief ou considéré comme tel
... « Levez-vous donc, duc de Montebello! (...)
Votre duché féal est où le clairon sonne;
Sous son porche venez cueillir votre couronne. » Quinet, Napoléon, 1836, p. 236.
2.− Par analogie [Le subst. désigne une pers., très rarement un animal]
« Et madame sainte Catherine et madame sainte Marguerite (...), les féales du dauphin Charles » (France, J. d'Arc, t. 1, 1908, p. 86).
− Spécialement (Celui, celle) qui est cher(ère) à quelqu'un, qui est son ami(e) fidèle.
« Ah! John Bell, mon féal ami, il fait bon vivre chez vous » (Vigny, Chatterton, 1835, III, 6, p. 327).
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