12/10/2009
Les histoires du parc …
La petite vieille qui nourrit les pigeons porte une petite poche en plastique blanc, une amorce de bec à la place de la bouche, un imperméable gris-plume passé.
Le hêtre pleureur dit plus que jamais : les bras m’en tombent
On fait faire à un troupeau de vierges le tour du bassin à la course. Elles sont enflammées, pincent le point qu’elles ont de côté comme pour expulser le lait concentré d’un berlingot.
Ca et là, leur équipée est traversée par des hommes qui lancent au passage une œillade injectée.
Un jeune homme, sur un banc dessine un arbre nu. Je suis attentivement le mouvement de ses yeux et je me dis : La filature la plus délicate au monde n’est pas celle qui met aux prises le détective et l’homme adultère, c’est celle du dessinateur qui silhouette un arbre et dont l’œil chemine de branche en branche sans se perdre.
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