25/06/2009

Fidélisez…

burqa.jpgA l’heure où l’on parle de hijab, niqab, burqa et tchador, je ne résiste pas, de vous exposer ce que les femmes peuvent cacher d’autre que leur visages, bras et jambes…

J’entends par là … le débordement de créativité et de fantaisie qui s’exprime, notamment en Syrie, à travers la lingerie féminine.

En effet, strass, paillettes, lumières clignotantes et soutien-gorge télécommandés sont censés inciter les maris à la … fidélité.

 

 

Au détour d’une allée du marché central du vieux Damas, vous pourrez dénicher une spécialité syrienne très recherchée : la culotte musicale. Les modèles sont proposés dans une large gamme de coupes et de couleurs et lancent de courtes mélodies, ou d’autres sons, dont des sonneries de téléphone, émises par de petits appareils électroniques installés dans la doublure.

 

La boutique Fatin [qui signifie « séduisant » en arabe], on trouve aussi des culottes ornées d’ampoules clignotantes, d’autres qui brillent dans le noir, et un ensemble soutien-gorge/culotte en forme de fines mains de femmes enveloppant l’entrejambe et les seins. 

 

« Pour un peu plus cher, on peut aussi se procurer soutien-gorge et culotte à télécommande, conçus pour s’ouvrir et tomber au sol en claquant des mains ou en appuyant sur un bouton. » rajoute Mahmoud qui fait la promotion de sa marchandise.

 

Bienvenue donc dans le monde merveilleux de la lingerie syrienne, un monde tout en pompons, plumes, fermetures zipp et soutien-gorge s’ouvrant tel un rideau de théâtre !

 

Toute cette imagination affriolante a fait  l’objet d’un ouvrage, The Secret Life of Syrian Lingerie : Intimacy and Design [la vie secrète de la lingerie syrienne : intimité et design] de Malu Halasa et Rana Salam, publié par Chronicle Books, San Francisco

« Un des livres les plus étonnants, je dirai même des plus bizarres, sur le monde arabe. C’est en tout cas le premier à explorer la culture arabe à travers le prisme de la lingerie féminine, ce qui ne manquera pas de déchaîner discussions et controverses», explique Susannah Tarbush dans le magazine en ligne Qantara

 

lingerie.jpgBref, ce bouquin déborde de photos de dessous ornés de toutes sortes de colifichets : oiseaux, papillons, plumes, faux scorpions, fleurs ou fourrure. Un festival de paillettes, perles, broderies rehausse les ensembles.

Il existe même des modèles qui se mangent et d’autres qui cachent des chocolats.

 

Selon Ammar Abdulhamid, écrivain et militant politique syrien, « la société syrienne aborde la sexualité de front, d’une manière très directe, ce que certaines personnes trouvent étrange car ce pays est censé être conservateur ».

 

C’est ainsi que des femmes voilées achètent leurs dessous à des vendeurs de sexe masculin.

 

D’ailleurs, la tradition en Syrie veut que le trousseau de la future mariée soit bien fourni en sous-vêtements originaux, parfois plusieurs dizaines de pièces, offert le plus souvent par ses amies, tantes et cousines pour pimenter la nuit de noces, la lune de miel et les nuits à venir.

Il arrive que les femmes portent jusqu’à 30 tenues pour la nuit de noces !

 

Plusieurs personnes interrogées dans le livre expliquent qu’une femme doit divertir son mari à la maison, y compris en dansant pour lui !

Le sexe est un plaisir auquel les musulmans, à condition d’être mariés, s’adonnent dans la joie et l’allégresse, et, et… l’islam insiste sur l’importance des préliminaires, de la stimulation du désir et de la satisfaction des deux partenaires.

D’ailleurs quand l’un des deux époux ne parvient pas à satisfaire l’autre – qu’il s’agisse de la femme ou de l’homme -, la loi coranique y voit un motif de divorce.

 

Bref, il est répandu que si une femme joue du frou-frou avec son homme cela le dissuadera d’aller voir ailleurs ou de prendre une seconde épouse ! M’ouaip…

« Pour les chrétiens, la lingerie est une chose embarrassante, un plaisir d’un autre temps. Pour les musulmans, c’est quelque chose de tout à fait normal. Ils acceptent et ils aiment les sous-vêtements. Plus une religion est religieuse, plus la lingerie est osée. Je pense que si les femmes musulmanes ont moins de liberté à l’extérieur, en compensation, elles en ont plus à l’intérieur », explique une femme.

 

Rigide en ville et garce à la maison : pas glop !

 

Voici se que renchérit Ali Nasser, l’un des fabricants de lingerie les mieux établis de Syrie, en sortant de sa machine à coudre un string minuscule et scintillant : «  Notre tâche consiste à attiser le désir de l’époux pour sa femme, pour qu’il n’aille pas voir ailleurs. C’est un travail honorable, il n’y a rien de mal à ça. Il n’y a pas de honte dans la religion ».

Et voilà celui-ci qui considère son travail comme un service public et un devoir religieux !

 

 

 

Mon avis :

 

A toutes les filles…

si l’égalité dans la jouissance est une religieuse obligation, alors, exigez de vos compagnons de toujours brûler leur cierge

 en l’honneur de toute votre dévotion.

 

 

 

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Commentaires

Fascinant, ces dessous. Autrement, je dis: touche pas à ma copine voilée

http://ysengrimus.wordpress.com/2008/05/24/athee-rationaliste-et%E2%80%A6-solidaire-de-ma-compatriote-au-hidjab/

Je n’approuve pas le voile, mais je le tolère…

Ecrit par : Paul laurendeau | 23/07/2009

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