24/06/2009

Billet d'humeur du Québec

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La Chronique de Mouvimax

 

 

J'ai commencé mes cours de moto hier.

Premier cours théorique avec une matière un peu aride et ennuyante, sauf que la prof, une "vieille de la vieille", est totalement amusante ! On peut très bien l'imaginer se rendre à Woodstock, toute menue sur sa grosse Harley, et se rouler dans la boue pour "tripper" à fond !

Pour elle, une moto, c'est un "bécik".

La manette d'embrayage est évidemment la "clutch", les feux des croisements et de route, deviennent les basses et les hautes, le démarreur est le "starter", la pédale des vitesses est "le shifter", etc etc.

Beaucoup de couleur dans ses propos et une facilité hors pair à livrer le matériel.

La suite ce soir...

 

  Demain, nous serons le 24 Juin.

Ce sera "La St-Jean", la fête nationale des Québécois.

Aujourd'hui, j'aimerais exprimer ma fierté de vivre au Québec. Je le critique souvent, c'est vrai, mais c'est parce que je l'aime et que j'ai tendance à l'idéaliser. Chacun de ses défauts me surprend, mais en même temps, je me surprends à les chérir.

Parce que c'est ça le Québec. Une petite planète peuplée d'irréductibles francophones et entourée de camps qui, sans relâche, forcent leur Shakespeare dans notre Molière.

D'accord, les "clutchs" et les "starters" nous font sourire et on les accepte de bon cœur, et ça nous fera toujours "tripper" de rouler en "bécik", mais on va toujours aussi prendre la route sur notre "bike".

On ne dira jamais que we're gonna take the road on it.

Nos vieux anglicismes forment la couleur de notre langue et nous l'aimons cette couleur, elle nous rappelle nos vieux et notre terre, un héritage que nous chérissons.

 

J'aime nos expressions, j'aime nos grands espaces, j'aime nos villes, j'aime nos campagnes. J'aime nos longs hiver avec ses -30C et nos étés avec ses +35C.

Je ne prends jamais pour acquis une belle journée de canicule car je sais que demain risque d'être froid.

J'aime le blanc de la neige et la poudrerie lorsque le vent de janvier se lève.

J'aime le vert de nos innombrables forêts et le bruit des feuilles quand une petite brise rafraichissante du mois d'août arrive.

 

Ce soir, après mon cours, j'irai sûrement à une fête de quartier à Granby admirer un des traditionnels feux d'artifice de veille de St-Jean, verre de bière en plastique à la main, au milieu d'une foule qui va lâcher des "Ohh!" et des "Ahhh!" à chaque 20 secondes.

Il va y avoir de la musique sur la scène, peu m'importe qui y sera.

Ce qui me faut, c'est de me retrouver parmi les miens, parmi des milliers de Québécois fiers de vivre ici, fiers de leurs traditions, fiers de leur musiques, fiers de leur honneur.

Notre Woodstock à nous, quoi.

 

Mais n'allez pas faire l'erreur de croire que nous vivons dans un cercle fermé, qu'il faut être Québécois pour comprendre.

Pointez-vous à n'importe quelle fête de la St-Jean et nous vous accueillerons à bras grands ouverts. Nous serons enchantés de vous faire partager un petit peu de nous.

 

Ce soir, je n'aurai pas le goût d'entendre parler d'indépendance du Québec.

Ce soir, je n'aurai pas besoin de politique.

Ce soir, je vais arroser mes racines avec le meilleur des engrais, celui qu'on trouve dans le cœur d'un peuple fier de qui il est.

 

Venez donc fêter avec nous !!!

Bonne fête Québec.

 

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