29/05/2009

Suivez l’odeur…

Yak-Yak… la vie des bêtes c’est reparti !

Aujourd’hui je vais vous faire découvrir l’importance de l’odeur dans la communication des animaux.

odeur.jpgCes odeurs sont des stimuli chimiques appelés phéromones (du grec pherein et horman respectivement « transmettre » et « exciter »).

Les phéromones secrétées par un individu sont recueillies par un autre de la même espèce et provoquent chez ce dernier une réaction comportementale ou physiologique.

Ces signaux chimiques peuvent se propager dans l’air ou dans l’eau, par contact avec une surface ou directement entre individus.

Sachez que beaucoup d’organismes utilisent les phéromones depuis ces champignons que sont les myxomycètes jusqu’aux primates.

Si je prends l’exemple d’une antilope, elle va pouvoir obtenir des tas d’infos sur une congénère grâce aux odeurs des sabots.

On va donc s’intéresser aux types de renseignements fournis par les phéromones.

 

Il en existe plusieurs catégories et parmi les plus importantes, je parlerai aujourd’hui, des phéromones dites d’amorçage ou « primer » qui font que l’individu récepteur « amorce » des comportements nouveaux.

Tenez, celles sécrétées par les reines chez les abeilles sont un exemple classique de phéromones. Ces phéromones agissent à relativement long terme sur sa physiologie.

   Vous êtes vous jamais demandé pourquoi on parle de « reine » des abeilles ?

Ben…parce que, par sa seule présence, la reine maintient la stabilité et cohésion au sein de la colonie et fait l’objet d’attention constante.

Quand elle est immobile, les huit membres de sa suite, voire plus, qui forment sa cour, lui font face, en cercle : elles lui offrent de la nourriture, la palpent de leurs antennes et la lèchent.

Les ouvrières sont aux petits oignons pour elle : elles vont lui chercher du pollen et du nectar de fleurs, s’occupent des petits et construisent les alvéoles.

Té,té… si la reine est aussi fortiche, c’est parce qu’elle produit des phéromones qui attirent les ouvrières et la rendent irrésistible.

Elle secrète aussi une phéromone qui inhibe le développement ovarien des ouvrières, empêchant ainsi toute autre femelle de devenir sexuellement mature.

Elle donc ainsi la seule femelle apte à se reproduire… et toc !

 

Une autre conséquence des phéromones d’amorçage est appelé « l’effet Bruce » (Hilda Bruce a découvert son existence chez des souris de labo). On parle d’effet Bruce quand une souris femelle récemment fécondée par un mâle rencontre un second mâle dont l’urine a une odeur assez différente de celui du premier.

L’ovule fertilisé par le premier mâle ne parvient pas à s’implanter, la souris avorte spontanément et, moins d’une semaine plus tard, se retrouve à nouveau fécondable.

Le tout grâce aux  phéromones du second mâle – un service qu’il rend de bonne grâce…

Chez certains campagnols, les mâles peuvent aussi provoquer des interruptions de grossesse.

Les biologistes se posent encore la question de l’interprétation d’un tel phénomène du point de l’évolution.

Manifestement le mâle numéro deux est avantagé, mais franchement, qu’en est-il de la femelle ?

 

La semaine prochaine, je vous parlerai de la deuxième catégorie de phéromones… les phéromones incitatrices.

 

 

Mon conseil 

 En amour, pour écarter toute rivalité,

singularisez votre odeur !

 

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