10/04/2009
Billet d'humeur du Québec

La Chronique de Mouvimax
Pourquoi quand j'aime un film on dirait que la planète entière l'a détesté ?
Ça vient encore d'arriver.
Mon iPod contient plusieurs films que je visionne dans mes courts moments de pause. Ça peut prendre entre une à deux semaines avant d'en terminer un, mais ça ne me dérange pas. J'essaie autant que possible de trouver des films un peu différents, souvent celui dont un ami m'a parlé mais dont je n'avais jamais entendu parler. Récemment, un collègue, connaissant mes goûts cinématographiques, m'a parlé du film "Blindness" de Fernando Meirelles, et adapté du roman 'L'Aveuglement', de l'écrivain portugais Jose Saramago avec, entre autres, Julianne Moore, Mark Ruffalo et Danny Glover.
Voici un résumé trouvé sur le site evene.fr
Tout commence quand un homme perd subitement la vue alors qu'il est au volant de sa voiture, attendant que le feu passe au vert. Très vite, chacune des personnes qu'il rencontre : le 'bon samaritain' qui accepte de le ramener chez lui, son épouse et son médecin sont frappés de 'cécité blanche'. Alors que la contagion s'étend à une vitesse fulgurante, la panique gagne la ville. Les victimes de plus en plus nombreuses sont mises en quarantaine dans un hôpital désaffecté. Une femme, épargnée par l'épidémie mais décidée à rester auprès de son mari à l'hôpital, tente d'y organiser un semblant de vie quotidienne civilisée. Lorsque le confinement dégénère en explosion de violence, elle prend la tête de la révolte et guide une famille improvisée à travers la ville dévastée.
On dirait bien que la critique générale s'est amusée à détester ce film. Pourtant, j'ai adoré. Un film brut et réel. J'ai été perturbé par quelques scènes et le message sur le vrai être humain ne peut pas nous laisser froid.
Est-ce parce que je l'ai écouté petit à petit, ce qui m'a donné la chance de lentement l'assimiler et de m'intriguer, que j'ai tant aimé ? Peut-être.
J'ai été surpris plus d'une fois par les actes des personnages en me disant "Ben voyons donc! C'est quoi l'idée ?" pour rapidement réaliser que ce qui me dérangeait, c'est que dans n'importe autre film, la réaction aurait été celle attendue de tout bon héros, celle qui trop souvent le fait tomber dans la pure fiction. Ici c'est tout le contraire. Bien que le scénario en soit un de pure fiction, les réactions des personnages sont, bien au contraire, typiques de l'être humain, tel que nous le connaissons. Et ça dérange car nous n'aimons pas se faire jeter la vérité à la figure.
Nous préférons nous imaginer un peu plus, disons, parfait que nous le sommes vraiment. Bien calés dans nos fauteuils, nous nous mettons dans la peau des héros et résistons aux épreuves et aux ennemis de parfaite façon. Nos scénarios personnels sont en accords avec ceux d'Hollywood et c'est bien ainsi. C'est parfaitement confortable pour nous. Mais au fond, nous savons que la réalité est différente, n'est-ce pas ?
00:20 Publié dans Mouvimax | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : québec, mouvimax |
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