31/03/2009
Dimanche expo
Il faisait beau sur le Pont Neuf et, alors que pour beaucoup l’expo du week-end correspondait avec la foire du printemps, ses trois pt’its tours de tondeuse, ses bonimenteurs à râpe multi-fonctions, ses hôtesses-reines-de-beauté aux pieds limées à la pierre ponce, j’ai opté, avant de la manquer, pour l’exposition « Les Désordres du Plaisir » - Donation Daniel Cordier au Musée d’art moderne et contemporain de Toulouse.
Une vraie invitation au voyage !
J’ai pris quelques photos avant que… (la suite en bas de bafouille)
Les Abattoirs offrent une présentation rénovée et élargie de la première donation Cordier, celle de 1989.
Elle s’oriente autour deux axes : d'une part, pour les artistes célèbres et déjà présents au musée, ajouter des œuvres de périodes qui manquent aux collections nationales. D'autre part, pour des artistes méconnus, constituer des ensembles qui « révèlent au public les qualités d'ouvrages que je place très haut dans ma passion artistique ».
Méconnus, Dado, Fahlström, Michaux ? Il y a vingt ans, oui. Si leurs noms semblent plus familiers aujourd'hui, Daniel Cordier n'y est pas pour rien.
S’ajoutent aux œuvres de ces artistes, tous les objets portés par sa passion de l'Afrique, de l'Inde, de la Chine, de la Nouvelle-Guinée - et aussi son intérêt à l'histoire naturelle, aux pierres étranges et aux coraux. En quelques années, il constitue un cabinet de curiosités où les haches de pierre polie côtoient les fléaux de bois et les bâtons de justice. Ces objets - « les plus humbles de cultures lointaines », dit-il - remplacent chez lui les tableaux et les sculptures donnés.
Hans Bellmer
Die Puppe, 1949
Tirages de 1963 1/1
Epreuves aux sels d'argent coloriée à l'aniline
Dado (Viodrag Djuric, dit) Yolande Fièvre
L'architecte, 1959 Hommage à Bernard Réquichot, 1961
Huile sur toile Assemblage : bois flotté, cailloux,
os,métaux, coquillage, tessons
Will McBride
Les maisons trop pleines dans des boîtes en carton avec des amis, des collègues et quelques acteurs de la version munichoise de la comédie musicale "Hair", 1968-2007
Tirage photographique de 2007
Karen (Karen Cordier, dite)
Non-Sense, 1986 (au fond)
Dyptique ptaka sur bois
Sans-Titre, 1988-1989
Ptaka sur polyméthane
Daniel Cordier est un homme peu prévisible. Né à Bordeaux en 1920, passé à Londres en 1940, secrétaire de Jean Moulin en France en 1942 durant presque une année, il avait déjà surpris en redevenant un « homme ordinaire », selon ses propres mots, après la Libération. Puis en embrassant la carrière de galeriste en 1956 et en s'imposant comme l'un des plus actifs à Paris et à New York - succès qu'il interrompt aussi sèchement en 1964, jugeant désormais Paris secondaire.
II y a bien des manières d’aborder les œuvres d’art.
Du philosophe au marchand, d critique à l’historien, du conservateur à l’amateur. Chacun ajuste son regard qui n’exclut pas les autres. L’ensemble des objets réunis ici est l’effet du hasard. Ils n’ont d’autre lien que la jouissance d’un amateur et reflètent les désordres du plaisir.
C’est-à-dire le paradoxe d’exposer dans un musée ce qui lui est antagoniste : les classements de l’histoire sont niés au profit des caprices.
Une institution exemplaire peut-elle accepter cette bombe à retardement qui bafoue son organisation et menace ses principes ?
L’école buissonnière peut-elle triompher des rigueurs de l’histoire ?
A vous de jouir… - Daniel Cordier
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Mon Exilim orange, ultra plat de poche à rendu l’âme… et voilà à quoi ressemblent mes prises de vues… je suis désespérée !
Les plus avertis auront remarqué que certains clichés étaient rainurés… c’étaient les signes avant coureurs du blanc total !
00:30 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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