03/03/2009

Avez-vous déjà vu…

 Des sucres au pas de charge ?

  

Maintenant Ouuii



Et une de mes eaux-fortes ?

 mapoufdecire.jpg

Maintenant Ouuii

Ma « pouf-de-cire » tueuse d’hommes – pour certaines elle ressemblerait à Madame de Fontenay – est ma première gravure « chimique ». Ici, il s’agit d’un tirage d’essai – il reste à travailler certaines ombres au moment de l’encrage.

 

Petit rappel de la technique :

La plaque de métal (généralement du cuivre, moi j’utilise du zinc) est recouverte sur ses deux faces d'un vernis résistant à l'acide. Le graveur exécute son dessin à l'aide d'un outil, avec lequel il retire le vernis à certains endroits. La plaque est ensuite plongée dans l'acide de façon à creuser les zones dégagées. Le bain est plus ou moins dilué et la morsure plus ou moins longue, selon la profondeur de taille que l'on veut obtenir. On peut également jouer sur le choix du mordant afin d'obtenir des attaques plus ou moins franches, voire, parvenir à certains effets : l'utilisation de fleur de soufre en suspension, par exemple, permet d'obtenir, par une attaque diffuse et peu profonde, punctiforme, des effets de brume.

Le vernis est ensuite retiré avec un solvant type white-spirit et la plaque encrée.

Le procédé n'étant pas mécanique, mais chimique ; le geste le rapproche donc de la technique du dessin, ce qui n'est pas le cas des techniques sèches. L'eau-forte a l'avantage d'être bien plus facile à mettre en œuvre que le burin, qui nécessite une formation longue, et surtout, il permet une plus grande rapidité d'exécution.

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