31/01/2009
Ce week-end
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30/01/2009
Qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ?
Vous vous souvenez des cracheurs de bave gluante et des pulvérisateurs de mauvaises odeurs… aujourd’hui je vous parlerai d’un autre moyen de défense : les crochets à venin des serpents.
Tout le monde se souvient de Cléopâtre se servant d’un serpent (probablement un cobra égyptien) pour mettre fin à ses jours. Cette mort par morsure venimeuse est incontestablement la plus fameuse mais, ils sont nombreux, les herpétologistes qui ont perdu la vie accidentellement par la faute d’un serpent !
Lequel est le plus dangereux pour l’homme ?
Le venin le plus virulent est probablement celui du taipan du désert australien. Une seule morsure de ce géant de plus de 3 mètres en contient suffisamment pour tuer 200 000 souris ou plusieurs personnes ! Heureusement que la bête vit dans des régions du nord de l’Australie, très peu peuplée et préfère battre en retraite plutôt que mordre.
Parmi ceux que côtoient les humains et qui font le plus de victimes on trouve :
- Dans le sud de l’Asie : le cobra – le célèbre naja ou « cobra à lunettes » -
- En Australie : le serpent tigre
- En Afrique : le mamba noir, la vipère heurtante et la vipère des pyramides
- En Amérique Centrale et du Sud : les fers-de-lance
Ouf, aucun de ces tueurs ne se trouve en Europe ou en Amérique du Nord !
A quoi sert le venin ?
Sa principale fonction n’est pas d’éradiquer l’homme de la surface de la terre mais avant tout de permettre à son utilisateur de venir à bout de grosses proies capables de se débattre. Ca fonctionne comme une seringue : les glandes à venin servent de stockage ; les muscles et la mâchoire sont le piston de la seringue et les aiguilles l’injectent comme le fait l’aiguille.
Il existe trois grands groupes de serpents venimeux – les vipéridés (serpents à sonnettes, mocassins à tête cuivrée, vipères heurtantes…), les élapidés (cobras, mambas, serpent-corail…) et les colubridés – ceux qui ont les crochets en arrière de la gueule – (boomslangs africains, serpents-lianes…)

Voyons de plus près le fameux serpent à sonnettes – soit deux cent trois espèces réparties du Canada à l’Argentine.
L’espèce la plus meurtrière pour l’homme est le crotale diamantin qui peut se montrer ombrageux et prompt à l’attaque.
La bête dispose, associés à chacun de ses crochets, de six crochets supplémentaires, plus ou moins développés.
Ce sont des « crochets de rechange » ; leur importance est primordiale parce que le serpent à sonnettes avale souvent ses crochets en même temps que sa proie ! Donc, quand il le perd, un nouveau est là prêt à servir.
Un crochet ne dure que six à dix semaines. Mais, le serpent à sonnettes est assez économe de son venin : il préfère prévenir avant de frapper.
Si par malheur vous n’avez pas fui et que l’affreux vous aura mordu, vous ressentirez une douleur immédiate, un œdème se formera, votre peau virera jaune et vous souffrirez de faiblesses et de nausées – il ne restera plus qu’à trouver une dose de contre venin , un sérum purifié pour neutraliser le venin
Au bout de la queue du serpent à sonnettes des segments cornés, dont l’emboitement est assez lâche, permettent de produire un bruit de « sonnette » quand le serpent fait vibrer cet appendice caudal.
A chaque mue, un nouveau, un nouveau « carillon » vient s’ajouter.
Une légende aussi tenace que fausse prétend que l’on puisse définir l’âge du rampant au nombre de ses segments. C’est IMPOSSIBLE : tout d’abord un serpent mue deux ou rois fois par an et ensuite, parce qu’il est plus que rare de trouver un serpent à sonnettes avec plus de 9 segments, les anciens se détachant au fil du temps.
Saviez-vous que le serpent à sonnette a failli être l’emblème national américain ?
En effet, on le trouvait sur les drapeaux pendant la guerre d’Indépendance : lové sur lui-même, prêt à frapper, il était accompagné de la devise « NE ME MARCHE PAS DESSUS ».
Il avait été choisi pour plusieurs raisons : il représentait la vigilance, la morale (puisqu’il a le bon goût de prévenir avant d’attaquer !) et une puissance de frappe mortelle. Une fois lancé dans la bagarre, le serpent à sonnettes ne recule jamais : les Américains signifiaient ainsi qu’ils n’avaient nullement l’intention de renoncer à leur indépendance.
La semaine prochaine, je poursuivrai mon histoire de crochets en vous parlant de ceux des mille-pattes et des araignées.
En attendant voici …
Mon conseil :
Quitte à mourir par morsure, faites comme Cléopâtre, préférez le cobra, il vous permettra de mourir dignement :
un peu de suffocation mais peu de douleur !
Evitez la vipère, elle fera de vous un cadavre gonflé et défiguré... quel manque de classe !
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00:30 Publié dans Au quotidien, On est pas des bêtes...quoique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22
Beaucoup, peu, suffisamment ou déraisonnablement
avec ou sans intérêt…
les chiffres vous parleront
chaque vendredi…
Une façon de vous rendre quelques comptes…
![chiffre[1].jpg](http://www.lnwolffeugene.com/media/00/02/905549974.2.jpg)
22 heures - c'est l'heure à laquelle plus de 80 % des collégiens parisiens en classe de 3e se couchent la veille d'un jour de classe.
Selon l'enquête Diese, menée en 2007-2008 dans 22 collèges de Paris, 45 % des filles et 55 % des garçons déclarent passer plus de 3 h par jour devant un écran.
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00:25 Publié dans L'Vendredi : Tout compte fait | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Billet d'humeur du Québec
La Chronique de Mouvimax
Hier après-midi, en allant chercher mon courrier, au milieu des comptes se trouvait une enveloppe blanche toute discrète. Elle se démarquait des habituelles publicités d'installateurs de systèmes d'échangeurs d'airs, des pamphlets des prochains candidats aux élections municipales et des traditionnels comptes. Elle brillait par sa différence.
Je reprends place dans la voiture et après quelques zigzags dans la neige, parvient tant bien que mal à gravir la dernière pente, celle de mon entrée de stationnement. Même que j'ai dû m'y prendre par deux fois tellement la neige était épaisse et lourde. Une fois dans la maison, je dépose sacs, clés et enveloppes pour m'occuper de Mousse et de Kili, Saku étant à la clinique pour ses ligaments. Puis, hiver québécois oblige, je m'habille chaudement et pelle à la main, je passe l'heure suivante à remuer toute cette neige pour libérer l'entrée. Avec Kili qui saute partout et qui joue à cache-cache, c'est quand même plutôt amusant.
Beaucoup plus tard, après le souper, je suis en train de ranger mes trucs quand mon regard se pose sur la fameuse enveloppe blanche. Dans le coin supérieur gauche, un seul prénom, "Martha"...
À l'intérieur, trois pages, et ça débute ainsi "Cher Mouvimax, ...". Ça me fait tout drôle de recevoir des nouvelles d'une amie par courrier. Avec des mots solides, écrits avec de l'encre, pas des pixels. J'avais oublié cette sensation de déchirer le papier d'une enveloppe et d'y trouver à l'intérieur des mots amicaux, de recevoir des nouvelles que je peux lire confortablement assis dans un fauteuil plutôt que devant un ordinateur. Le papier peut rendre leur chaleur à tous les mots beaucoup plus efficacement que l'écran d'un ordinateur!
Le papier, c'est le moyen qu'a choisi Martha pour me donner de ses nouvelles. Elle me parle de sa famille, de ses émotions et de ce qui lui est arrivé récemment. À la fin de sa lettre, elle me dit qu'elle a bien aimé m'écrire ainsi et qu'elle le fera plusieurs fois cette année. J'ai déjà hâte à sa prochaine lettre. J'ai hâte d'en connaître plus sur sa vie. C'est que voyez, Martha, moi, je ne l'ai jamais rencontré. Je ne la connais même pas!
Martha, c'est le nouveau projet de Marie Laberge, cette auteur québécoise.
Laissons-la nous faire ses présentations :
"Je vous présente Martha
Martha, c'est un personnage qui vous parviendra petit à petit, pendant un an par lettres qui vous seront personnellement adressées.
Martha, c'est un feuilleton épistolaire.
Martha, c'est une femme qui évolue dans le même univers que vous.
Martha se livrera et livrera son monde en vous écrivant 26 lettres.
Vous les lirez à votre rythme,
Vous les garderez pour les relire,
Et, au bout de l'année 2009, vous aurez pris connaissance du monde de Martha et de son rapport à ce monde en ayant l'impression de faire un peu partie de ce monde.
26 lettres où Martha s'adresse à vous.
26 lettres personnalisées qui arriveront chez vous pendant toute l'année.
26 lettres que vous vous surprendrez à attendre, comme on attend des nouvelles d'une amie.
Martha, on ne peut la connaître que par abonnement.
On s'y abonne de septembre à décembre 2008 au coût de 33,00 $ (avant taxes).
Les lettres arriveront de janvier à décembre 2009."
00:20 Publié dans Mouvimax | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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J’écoute – Andreas Johnson «Glorious»
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Confession intime
Pourtant, au bout du compte, j’ai dû passer la main.
00:05 Publié dans Confessions intimes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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29/01/2009
FONDRIERE
n.f.
1.− Endroit d'un terrain (de niveau plus bas que les terrains environnants) qui, souvent envahi par l'eau, est généralement marécageux.
« La rapidité de sa course lui permettait d'embrasser (...), presque à vol d'oiseau, tantôt de vastes sables mobiles, des fondrières meublées d'arbres épars, des granits renversés, des roches pendantes, des vallons obscurs » (Balzac, Curé vill., 1839, p. 150).
2.− Par extension
a. Trou bourbeux.
« Au bout de l'allée, dont les fondrières étaient recouvertes de neige, s'élevait un château » (France, Rôtisserie, 1893, p. 64).
b. Crevasse, faille.
« Pendant une accalmie, nous plantons la tente de midi, dans un recoin abrité, sorte de fondrière de granit, fermée et sinistre sous les ténèbres du ciel » (Loti, Désert, 1895, p. 37)
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« Microfictions» – Régis Jauffret – Ed. Gallimard – collection Folio
23:55 Publié dans Phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : microfictions, régis jauffret |
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Gourmette, breloque ou maillon ?
Y a de l’idée mais rien à voir avec de la joaillerie … aujourd’hui Il s’agit d’une chaine, j’entends, le zinzin qui fait le tour de vos contacts !
Celle-ci n’a rien à promettre, elle ne vous accablera ni de la peste, ni des grenouilles, il suffit de détailler cinq trucs que je collectionne.
Bueno.
Je n’ai pas la fibre collectionneuse mais par contre j’entasse volontiers du matériel dans le but très précis de béquiller mes projets artistiques.
J’avoue en faire une belle promotion et maintenant je dispose de fournisseurs réguliers et généreux.
Le pompon revient à Katoun qui adhère à tous mes délires, suivie de très près par Astrid qui a même cédé à ma demande de blocs WC vides…
Les bouchons plastique : pas pour la bonne cause… celle sensée financer des fauteuils roulants mais pour qu’ils puissent s’étirer sur les tentacules de ma jungle urbaine…
Dévissés de bouteilles d’eau minérale, de sodas ou de lait, retirés de flacons de lessives, de produit vaisselle, tous sont exploitables !
Les étiquettes : les plus belles et les plus originales agrafées, accrochées ou épinglées après les vêtements neufs. Ma préférence va pour celles en tissus ou en carton résistant. Elles doivent avoir un graphisme irréprochable – le slogan, je m’en fiche.
Elles seront utilisées dans un projet d’installation… chuuuuTtt
Les carnets Moleskine : alors là, forcément, il n’y a plus rien à ajouter – que ce soient des cahiers, les « daily dairy », des carnets lignées ou à petits carreaux, noirs ou rouges.
Je les aime surtout pour leur élastique qui maintient les livrets bien fermés dans mes sacs ou dans mes poches.
Les mini stylos Bic : parce qu’ils sont de toutes les couleurs et qu’ils sont parfumés… Sans rire, la bille Bic est ce qu’il y a de plus doux – la plus belle osmose avec le papier. En fait ce que j’aime surtout c'est le durcissement, le gaufrage de ma feuille après avoir écrit une ou deux pages …
Les cartes postales publicitaires : gratuites et destinées au vieux papier, je les récupère et les détourne à la façon d’Antonio Saura . Un projet initié cette année pour et avec Nouche et c’est magistral !
Ben voilà, il en fallait cinq…
Je n’accumule ni timbres, ni coquillages, ni chaussettes rayées, ni boîtes de camembert mais … et vous, si vous continuiez la chaîne vous détailleriez quoi ?
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00:30 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Haïku de la semaine
« Les hommes se servent des mots ; le poète les sert. » Octavio Paz
Chaque jeudi…
je vous offre un peu de poésie…
Froid de la nuit
D'un souffle je cloue sur place
Un cafard
Moppo Tomita
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