31/10/2008

Dans ma série animalière : les grands désinfecteurs…

La semaine dernière était consacrée aux Dracula du monde animalier… celle-ci je vais la dédier aux coprophages – pour simplifier : tout boulotteur d’excréments, qu’il soit vertébré ou invertébré.

 

 

Tiens savez-vous que les iguanes verts sont coprophages ?

Trente pour cent de leurs besoins énergétiques dépendent de la fermentation microbienne qui se fait dans leur intestin. Il en en besoin pour dégrader la cellulose des plantes dont ils se nourrissent. Sauf que les bébés iguanes ne disposent pas de flore intestinale. Il se la fabrique en mangeant les « cacas » récents des adultes. Les petits iguanes se dispersent dans la canopée (l’étage supérieur de la forêt tropicale) pour y chercher des adultes… surtout leurs excréments. Quelques semaines plus tard, munis des microbes indispensables, où ils passeront plusieurs années. Ils ne regagneront la canopée qu’après avoir atteint leur taille adulte.

 

 

 Et les lapins ?

Ben chez les lapins, la fermentation bactérienne s’effectue dans une partie de l’intestin, le caecum, qui est particulièrement développée. Le lapin produit DEUX sortes de crottes : les crottes de jour et… les crottes de nuit.

Or ces dernières sont pleines de bactéries. C’est pourquoi il les mange. Et hop, il récupère ainsi des protéines bactériennes et, dans la foulée, absorbe un supplément de nutriments.

 

Autre bébête singulière : la larve de la « mite du paresseux » qui se nourrit de matières fécales du paresseux à trois doigts.

Voilà, les femelles adultes vivent dans son épaisse fourrure, à l’abri des oiseaux. Une fois par semaine ( !! ) , le paresseux descend de son arbre pour faire ses besoins .

Il creuse un trou avec ses griffes postérieures, lâche environ deux cent grammes de crottes dans ces « toilettes », puis recouvre vaguement le tout d’une couche de feuilles.

C’est le moment que choisit la mite pour abandonner la fourrure de son hôte et venir pondre dans ces déjections toutes fraîches.

Les larves s’en nourriront, se transformeront en chrysalides, puis les jeunes mites s’envoleront dans les arbres, iront coloniser un autre paresseux, s’accoupleront et perpétueront le cycle de la vie.

 

 

Et puis… il y a les bousiers.

Sans ces désinfecteurs, nous serions, au sens le plus littéral du terme « dans la merde » !

On estime qu’à certaines périodes de l’année, en Inde, les bousiers enterrent quotidiennement quarante à cinquante mille tonnes d’excréments humains.

Si certaines espèces font les difficiles et sélectionnent la crotte d’un type d’animaux, d’autres s’empiffrent de toutes sortes de déjections.

Sachez qu’UNE SEULE bouse peut attirer un nombre impressionnant d’amateurs : 4 000 bousiers en un quart d’heure pour une bouse d’éléphant toute fraîche.

 

Le scarabée sacré d’Egypte est un bousier, rouleur de pelote. 

Voilà comment le mâle scarabée procède. Dès qu’il trouve une belle bouse de vache, il s’y plonge et commence à forer, à creuser : ses pattes de devant poussent une sphère grosse comme un petit pois entre la deuxième et troisième paire de pattes. Puis, il la prend entre les pinces de ses pattes de derrière et la fait tourner. La petite pilule devient une bille, puis une balle de golf et pour finir, une pomme !

Quand la taille semble optimale à notre petit scarabée (4 centimètres !), notre bousier va la faire rouler assez loin de son point d’origine. Il la saisit entre ses pattes postérieures, qui mettent la boule en mouvement, et va avancer à reculons sur ses pattes antérieures, la tête face au sol.

Une femelle viendra creuser une grande chambre d’incubation à plusieurs centimètres sous la surface du sol et… elle pondra ses œufs dans la bouse préparée par son partenaire !

 

 

 

Mon commentaire :

 

Par pitié, n’écrasez plus, scarabées, mites et mouches…

sans eux nous pataugerions dans le "caca"…

 

 

------------------------

29 millions

Beaucoup, peu, suffisamment ou déraisonnablement

avec ou sans intérêt…

les chiffres vous parleront

 chaque vendredi

 Une façon de vous rendre quelques comptes…

 

 

chiffre[1].jpg

29 millions de Français jouent. Les adeptes de La Française des jeux sont majoritairement des femmes et dépensent en moyenne 6 euros par semaine.

Le chiffre d'affaires dans le secteur des jeux (y compris casinos et PMU) avoisine les 37 milliards d'euros.

 

 

----------------

 

 

Billet d'humeur du Québec

La Chronique de Mouvimax

 

"Mieux vaut la vieille voie que le nouveau sentier." -Proverbe français

"Pourquoi ne fait-on rien pour la protection des sentiers battus ?" -Bruno Masure

 "Le sentier est unique pour tous, les moyens d'atteindre le but varient avec chaque voyageur." -Proverbe tibétain

Je suis en rogne ce matin. Vous vous souvenez, il y a un mois quand je vous ai parlé de chantiers de construction sur le chemin pour aller au travail ?

Ben ils ne sont toujours pas terminés.

Trois mois pour paver une vingtaine de mètres dans le coin de Bromont, c'est ridicule.

Alors je dois naviguer de détours à détours, dans un labyrinthe routier qui change presque à tous les jours.

J'adore me promener dans les sentiers, surtout en automne.

Pas dans les chantiers, dans les SENTIERS !!!!

Hier encore, les travailleurs ont oublié de rouvrir l'autoroute à 5h30 du matin.

Résultat, 3 km de circulation avançant cm par cm. J'ai même été parfaitement arrêté durant dix bonnes minutes devant la fameuse pancarte "Automobilistes, pensez aux ouvriers, RALENTISSEZ'... Je ne savais pas ce que je devais faire.

Comment on fait pour ralentir quand on roule à zéro km/h? On recule?

Et rendu à Montréal, ce n'est pas mieux.

Ce sont des dizaines et des dizaines de km de rues qui sont fermées, en attente d'ouvriers pour creuser des trous et les boucher.

On se demande bien pourquoi d'ailleurs puisqu'il n'y a bien souvent rien du tout sous ces endroits. Pas d'aqueduc à réparer, rien. On creuse, et on décreuse....

Promenez-vous en montagne ou dans les bois, et jamais vous ne rencontrerez de barrages de construction. Rarement vous obligera-t-on à prendre un détour. Et si on le fait, ce n'est que pour le mieux, et encore là, jamais vous ne serez pris dans un embouteillage monstre. "Randonneurs, pensez-aux castors, RALENTISSSEZ!"

Alors là, je le ferais avec plaisir et je prendrais même des photos.

Mais non, la nature est bien capable de s'arranger toute seule. Et c'est bien tant mieux. Avez-vous déjà entendu un castor siffler une belle randonneuse ? Moi non plus.

Un chevreuil avec un casque de la construction? Un écureuil aux commandes d'un bulldozer ?

 Un troupeau de bisons appuyés sur leurs pelles à parler de bisounes ? Naaah.

Et vive les sentiers de constructions !

 

 

J’écoute – The Beatles « Let It Be»

Confession intime

 

 

Je souffrais plus que tout de me sentir incapable, parce que c’était trop évident, d’objectiviser ma pensée, mes sentiments. Je ne trouvais pas les mots.

 

 

Maman

31 octobre.jpg

au secours, j’ai peur !

SAPHIQUE

adj.

 

1. − Prosodie Ancienne : Vers saphique. Vers grec ou latin comportant onze syllabes réparties en trois trochées, deux ïambes et une syllabe. Ode saphique.

 

« La complainte sur la mort de Charlemagne se compose de quatre vers saphiques terminés par un refrain irrégulier » (Coussemaker, Hist. harm. Moy. Âge, 1852, p. 100). V. alcaïque ex. et adonien ex. 1 et 3.

 

2. − [Par référence aux mœurs attribuées à la poétesse grecque Sapho] Qui est relatif à l'homosexualité féminine. lesbien

 

«  Amour saphique. La vieille dame (...) a conservé, malgré ses soixante-dix ou quatre-vingts ans, quelques restants de ses anciens goûts saphiques » (Léautaud, Journal littér., 2, 1907, p. 103).

 

« Tromperie» – Philip Roth – Ed. Gallimard-Folio

  

« aucun de nous deux ne peut accepter ce que nous admettons …»

 

30/10/2008

Bon sang, ça y est…

Le thermomètre vient de pulvériser mes dernières illusions estivo-automnales … (9° ce matin…)

J’ai allumé le chauffage !  

D’accord, il ronronne à minima mais quand même… Chaque année,  je mets un point d’honneur à ne pousser le bouton ON de la chaudière que le 1er novembre et, là, je ne suis vraiment pas dans les clous –

 

chaussons1.jpgIl y a d’autres détails qui ne trompent pas :

 

-        -   La tête au fond du placard, les mains à tâtons, j’ai ressorti de là, ma paire de chaussons autrichiens

-         -  Au monop, le rayon des mi-bas nylon a été pris d’assaut, dévalisé. J’ai dégoté trois trucs mochedingues, histoire de ne pas me geler les pieds.

-        -  Les petites vendeuses sont déminéralisées, flétries et pour certaines, terriblement avachies.

-       -   Au milieu des pyramides d’oranges et de clémentines, Miloud a remis son bonnet de laine et enfilé ses mitaines.

-          Chez le boulanger les gosses reniflent puis s’essuient le nez sur la manche de leurs polaires

 

 

L’hiver est bien entrain de prendre ses quartiers…

Pffff…  

 

 

Haïku, Hosai

« Les hommes se servent des mots ; le poète les sert. » Octavio Paz

 

 Chaque jeudi

je vous offre un peu de poésie…

 

----------------

poème 30 oct.jpg

 

sur la plage

je regarde en arrière

pas la moindre trace de pas

 

Hosai

 

-------------------

Toutes les notes