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04/09/2008
C’est arrivé
… un dimanche, il y a quinze jours.
Une tiède après-midi d’été, une enclave caillouteuse de la rivière Ariège, un couple, leur chien, plus loin des jeunes gens volubiles et joueurs. Enfin nous.
Dans la veine agitée du courant, les garçons se suivent, rient et s’interpellent.
Le comportement de l’un me parait singulier, inquiétant. Son corps semble s’amollir, se dévitaliser. Je suis agitée. L’argument, que me donne Rémi, du jeune qui s’adonne à l’apnée est insatisfaisant. Mon regard ne se départi pas.
3 bulles – comme une bouteille à la mer, sans bouchon – puis plus rien.
Sauf mon interminable et désespérant cri : « il est où, il est où ? »
Un homme se jette à l’eau. Il nage puissamment, vite. Rémi est désemparé. Les enfants paniquent, appellent, hurlent.
Ce que l’on ressent est un mélange d’incrédulité, de désarroi, d’impuissance, d’effroi et de désespoir.
La respiration est courte, haletante.
Nous sommes tous là et nous rentrons, figés, dans le temps de l’attente. Abominable temps du 18 que je compose, des pompiers qui ont des difficultés à localiser l’endroit, de l’arrivée des parents des enfants angoissés, tourmentés, du survol de l’hélicoptère de la gendarmerie.
Saisissant temps qui s’arrête quand le corps inerte de l’enfant est remonté à la surface. Vision cauchemardesque d’une basket noire et d’un short de bain clair dans les bras d’un plongeur.
Je pense aux parents qui, chez eux, attendaient le retour de leur fils parti avec ses copains pour une après-midi de pleine vie.
On se sent tous coupables, Rémi, moi, le nageur.
Coupables de notre propre impuissance.
Il s’appelait Mickaël, il avait quinze ans.
00:30 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Beau Fixe, Georges Henein
« Les hommes se servent des mots ; le poète les sert. » Octavio Paz
Chaque jeudi…
je vous offre un peu de poésie…
Si vous avez envie de partager vos poèmes favoris
Laissez-les… ici :
Je les retranscrirai jeudi prochain…
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dans cinq ans je serai…
dans dix ans j’aurai
dans quinze ans on me…
l’avenir occupe un homme
l’avenir presse un homme
l’avenir a de larges poches et l’une d’elles précisément épouse la
forme virile d’un pistolet
un regard sur une carte ; là germe l’ivoire, là le tungstène
il fait noir dans cette île où accoste un homme
il y a des cris étranges dans ce port où débarque un homme
voix et silences se cherchent, - tout est mal réparti
je ne reconnais plus mes silences, dit une femme angoissée dont le
visage n’est pas à décrire
à la douane on déclare ses souvenirs d’enfance
un homme est seul dans une rue d’une île
[…]
Beau fixe – In « Troisième Convoi », 1946 – Georges Henein
00:30 Publié dans L'Jeudi : la poésie à réciter | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La question Quiz du jour
Le principe est très simple, chaque jour je vous propose une question de « culture générale ».
Tous les domaines vous seront proposés, sans restrictions ni spécialité.
A vous de jouer.
Les gagnants remporteront
une barre de céréales
Pourquoi le drapeau de fin de course est-il à damier ?
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Réponse du 3 septembre 2008
Pourquoi les tirelires sont-elles en forme de cochon ?
Elle apparaît au XVIIIe siècle, dans les milieux ruraux, car pour les paysans, le porc symbolise une valeur sûre, une sorte de tirelire sur pattes.
Les premières étaient en porcelaine et on devait les briser à coups de marteau pour récupérer ses sous
Réponse valeur-sûre apportée par Jippy
00:30 Publié dans Jus de cerveau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Billet d'humeur du Québec
La Chronique de Mouvimax
Camping avec les chiens samedi dernier... avec les chiens et 10 millions de moustiques féroces, carnivores et voraces !
Des vrais tyrannosaures volant, en format miniature.
Vous savez, quand vous vous levez le matin et que vous les entendez qui cernent la tente avec comme seul but les pores de votre peau. Ce genre de matin où vous aimeriez pouvoir plier la tente par en dedans. Probablement que ce sont les nombreuses précipitations de l'été qui les ont empêché de prendre leur envol.
Et ils avaient faim !!!!
Ils voulaient surtout manger du chien, ce que je n'ai pas tellement apprécié. Ça n'a pas été long que nous sommes revenus à la maison où les petites bêtes vampires brillaient par leur absence.
Quel bonheur de relaxer dehors sur le bord du lac à lancer des ballons !
Deux jours de quiétude absolue !
Le paradis quoi !
00:30 Publié dans Mouvimax | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dico – ton mot
Chaque jour, je vous propose de feuilleter le dictionnaire de A à Z.
Le mot présenté, dans l’ordre du dictionnaire, sera parfois accompagné de sa définition
Si le dictionnaire discipline et donne un sens au mot, je vous propose d’y mettre votre grain de sel, vos envies bizarres, votre sens à vous ou une phrase, une expression, une pensée, une idiotie que vous aurez inventé, recopié ou transformé !
et alors… nous en feront un recueil…
A vous de jouer
Des petits
mots - magnets
à gagner
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Aujourd’hui :
Quelle est votre définition ou votre utilisation du mot :
Anatife
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Réponse du 3 septembre 2008
Anarchie
*désordre résultant d’une absence ou d’une carence d’autorité
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La contribution de Jippy
Anarchie: …"Trop de chefs et pas assez d'indiens"… Jippy
Anarchie:… dé-bandade dans un bordel …lnwe
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00:30 Publié dans Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J’écoute – The Kooks - “If only”
00:30 Publié dans Chanson du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Confession intime
Je n’aime que l’atmosphère des coulisses.
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La mariée …

… c’est du gâteau !
00:30 Publié dans La Photo insolite du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
MENOLOGE
n.m.
1. − Traité sur le système de la division en mois adoptée par tel ou tel peuple
2. − Recueil de vies de saints (en particulier de l'Église grecque) suivant l'ordre du calendrier ecclésiastique.
« Et le ménologe de la famille de saint Benoît ? Il n'est pas d'institut religieux qui n'ait le sien » (Huysmans, Oblat, t.2, 1903, p.192).
00:30 Publié dans Mot compliqué du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« La Lettre au Père» – Franz Kafka – Ed. Folio

«… l’avarice, en effet, est l’un des signes les plus sûrement révélateurs d’une profonde détresse, tout était si précaire pour moi que je ne possédais effectivement que ce que j’avais déjà dans les mains ou dans la bouche ou ce qui, tout au moins, était en chemin pour y parvenir ...»
00:30 Publié dans Phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









