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27/06/2008
Quand Elle Le dévore
Vive les petites bêtes !
Reprenons notre réflexion sur l’anthropophagie sexuelle… pourquoi les filles mangent-elles leurs amoureux ?
Les biologistes émettent quelques hypothèses en fonction de l’espèce et… selon que la femelle mange le mâle AVANT ou APRES l’accouplement !
Prenons le cas du cannibalisme précopulatoire
♥ Premier postulat :
haha… l’erreur sur la personne.
Les femelles habituées à boulotter leurs bonhommes sont des agressives voraces donc, elles pourraient confondre le mâle avec de la nourriture.
♥ Second postulat :
Faire le tri entre plusieurs partenaires…
L’araignée des jardins femelle va avaler plutôt le petit chétif que le gros macho. Mais pourquoi le mange-t-elle ? Elle pourrait juste le repousser ? C’est que même petit, il représente un apport d’énergie utile pour produire des œufs supplémentaires.
♥ Troisième postulat :
La femelle va évaluer la valeur du mâle en tant que donneur de sperme ou en tant que casse-croûte. Si elle a rencontré des difficultés à trouver de la nourriture et que la saison des amours ne fait que commencer, il y a un risque qu’elle gloutonne le mâle entreprenant. Par contre si les messieurs se font rares et que la saison des amours tire vers la fin, elle va s’accoupler.
Passons maintenant aux dames qui dévorent leurs partenaires APRES la copulation
Il arrive que le mâle s’offre lui-même en pâture – il investit de la sorte dans sa progéniture, surtout s’il est un peu usé et vieux donc presque assuré de ne plus s’accoupler.
L’araignée orbitèle mange très souvent son amoureux après la copulation. De toute façon s’il s’en réchappait, il mourrait peu après son premier crac-crac… alors… tant qu’à mourir au moins que cela serve à la vitalité de ses petits !
Une autre explication avancée serait le gage de paternité. La femelle moucheron piqueur dévore son chéri pendant la copulation : elle perce le cuticule, dissout et aspire le contenu du corps et vide son partenaire en une demi-heure. Quand, enfin, elle le lâche, un bout de son corps reste attaché à elle et s’avère être un « bouchon » hermétique l’empêchant de copuler avec un autre mâle. La paternité est assurée et les œufs seront tous fécondés. Le mâle a un 10/10 en reproduction !
Le mâle veuve noire à dos rouge oblige carrément sa nana à le manger. Il va explorer, flairer et tapoter le corps de sa belle (beaucoup plus grosse que lui) et hop… il introduit en elle ses pédipalpes (un truc qui transporte son sperme), il agite ses pattes, fait une pirouette et pose son abdomen contre la bouche de sa partenaire. Le message est clair : « va-y…dévore moi ».
La pépette va pouvoir le déguster durant la copulation. Le mâle va la lâcher cinq à trente minutes plus tard, le transfert de sperme est achevé. Mais c’est pas fini ! Mutilé, il va, dix minutes après… explorer, flairer, tapoter et introduire son second pédipalpe. Re-pirouette et re-offrande de son abdomen complètement ratatiné. La femelle va continuer à le dévorer. Affaibli, il se retire et sa partenaire l’enveloppe en papillote dans la soie. Quinze minutes plus tard, elle aura fini son déjeuner !
Et voilà… Il faut savoir que, seulement, dans 65% des cas les mâles finissent avalées par leurs partenaires. Ils font pirouettes et machin-chouettes et SEULES les femelles AFFAMMEES acceptent de les manger.
A y regarder de plus près, le petit corps du mâle ne représente allez, 1 à 2 % de la masse corporelle de la femelle donc, l’avaler n’augmentera ni le nombre ni le volume des œufs pondus…
Alors POURQUOI le mâle se sacrifie-t-il ?
Ben… parce qu’il en tire des BENEFICES !
Primo : il copule DEUX FOIS plus longtemps et donc féconde deux fois plus d’œufs que s’il n’était pas mangé
Secundo : la femelle est moins encline à chercher un autre accouplement après s’être avalé un mâle. Le dégusté a donc plus de chance d’avoir engendré une lignée… ben oui, si elle s’accouplait à nouveau un autre pourrait féconder certains œufs !
Pauvre destin de mâle ?
Mais non – de toute façon s’il ne se suicidait pas de la sorte, il ne survivrait que peu de temps après cette copulation et aurait très peu de chances à en connaître une autre !
En effet si une femelle peut vivre jusqu’à deux ans, un mâle, une fois sa maturité sexuelle atteinte, il a une espérance de vie de 2 ou 4 mois… alors… ce n’est pas vraiment un sacrifice que de rester sur la toile de sa fiancée !
Moralité d’araignée
« Use it and lose it »…
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00:30 Publié dans Au quotidien, On est pas des bêtes...quoique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








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