02/05/2008
RÉDIMER
v.t.
1. – Droit : Racheter une obligation par le versement d'une contribution. (Dict. xixe et xxe s.).
− Empl. pronom. : Se rédimer du servage. « S'il est vendu un immeuble appartenant à l'un des époux, de même que si l'on s'est rédimé en argent de services fonciers dus à des héritages propres à l'un d'eux, et que le prix en ait été versé dans la communauté, le tout sans remploi, il y a lieu au prélèvement de ce prix sur la communauté, au profit de l'époux qui était propriétaire, soit de l'immeuble vendu, soit des services rachetés » (Code civil, 1804, art. 1433, p. 262).
2. – Littéraire - [Le sujet désigne le Christ] : Racheter par son sacrifice le genre humain.
« Dieu fuyard, Dieu muet! Tu devais rédimer les hommes et tu n'as rien racheté » (Huysmans, Là-bas, t. 2, 1891, p. 164).
- [Le suj. désigne ce qui rachète] : Racheter, sauver.
« Entre les deux, il n'y a que l'honnête femme, c'est-à-dire la femelle du bourgeois, le réprouvé absolu qu'aucun holocauste ne rédime » (Bloy, Femme pauvre, 1897, p. 112).
− Empl. pronom. : Obtenir, en contrepartie d'une bonne conduite ou de sacrifices, le pardon de ses fautes ou de ses erreurs.
« Bah! Ils s'y habitueront. Il faudra bien qu'ils s'y habituent. » Ils, c'étaient les multitudes légendaires qui devaient s'instruire et se rédimer grâce aux miracles du théâtre moderne » (Duhamel, Suzanne, 1941, p. 61).
10:30 Publié dans Mot compliqué du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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