15/03/2010
C’était …
Il est des dimanches pas comme les autres.
On a beau s’y attendre, les évènements quand ils surviennent vous secouent les entrailles et vous renvoient d’improbables images surannées.
Nous l’avons accompagné à son premier jour d’école, et hier nous l’avons entouré, mille kilomètres plus loin, dans une autre école, celle qui prête ses murs les jours d’élection.
Deux longues pattes dans un isoloir, son prénom et nom lu à haute voix et sa main qui lâche une enveloppe bleue dans cette urne transparente : « a voté ».
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13ème édition du festival Traverse Vidéo – Cette année le titre de la manifestation s’inscrit comme ceci : Ça vaut la peine
Les temps, dit-on, sont à la crise, ce qui devrait entraîner au repli, au refus du non productif, à l'économie. Et, en un saut, supprimer les inouïs, les figures de l'en-plus, les expérimentations en art, sauf si elles prêtent à la spéculation certes pas mentale mais financière. Aussi contre de telles condamnations, l'édition 13ème de Traverse Vidéo veut prouver le vif du sujet, le vif de l'invention, le vif de faire.
Restons vifs en constante traverse, parce que nous sommes, parce que précisément et sans réclamer de la douleur, ça vaut la peine de... Le nom que prit l’association pour porter ce désir fleurait l’éphémère, traverser c’est aller vers, ou bien cela s’appelle errance.
Quant à vidéo, le terme intégrait en ce voir, auprès du cinéma, celui qui invente en s’inventant, l’art vidéo, cette écriture qui faisait confiance au support magnétique désormais quasi relégué pour le numérique.
Pourtant la nécessité se dit au présent, encore et encore puisqu’il lui faut fracturer l’imposition de l’image consensuelle triomphale, de la parole unique ; il faut poursuivre sur… la traverse.
L’Osatal d’Occitània accueille la programmation iranienne en écho à la performance de Rokhshad Nourdeh
L’art, dans sa plus simple expression de mono-bandes ou dans la performance, se nourrit des gestes de la vie, il inscrit des autoportraits de l’artiste en réaction à la chape d’interdictions du quotidien.
Les travaux présentés sont très poignants et mettent cruellement en évidence les périodes sombres de l’Iran d’aujourd’hui.
Comme à notre habitude, nous avons « habités » le lieu à notre façon et tentés de nous fondre dans le paysage de ces artistes.
Rokhshad Nourdeh, Triptyque
Karimi Behafar, Red Shell
Rozita Sharafjahan Deepression/Fire Lather
Dans l’installation de Céline Trouillet, Song n°7, Song n°8 et Song n°10, on retrouve une jeune femme alsacienne qui chante la nécessité de la survivance du patois sur un rythme de disco. Il faut pour l’entendre, utiliser un casque. L’artiste rappelle ainsi que le véritable sens du message échappe en partie à notre entendement malgré l’effort de dire, d’écouter, de regarder et de comprendre.
00:30 Publié dans Au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Merlin Carpenter
Séduite par les artistes d’aujourd’hui, figures contemporaines, nouveaux talents, je vous propose un tableau, une sculpture, une installation coup de cœur chaque lundi…
Une occasion de rencontrer l’œuvre et son auteur…

The Sound of Bamboo, 2000
Acrylique sur toile, 195 X 360 cm
Né à Pembury (Royaume-Uni) en 1967, vit et travaille à Londres
Après avoir quitté l’école d’art en 1989, merlin Carpenter s’installe pendant quelques années à Cologne et devient l’assistant de martin Kippenberger. De retour à Londres en 1994, il se lance (avec dan Mitchell), Nils Norman et Josephine Pryde) dans un projet collectif autofinancé en rupture avec la scène dominante des galeries londoniennes de l’époque, le Poster Studio, un espace ouvert aux artistes et accueillent toutes sortes de manifestations : projections de documentaires, « nettoyages » sponsorisés ou foires commerciales de quartier.
La démarche de Carpenter, si elle n’est pas ironique, est à la fois sceptique et positive par sa façon d’aborder l’histoire, la production d’images, en particulier de peintures, et la parternité artistique en général. En transposant sur un fond abstrait des images photographiques tirées de magazines de mode, Carpenter interroge l’histoire du dernier modernisme et ses liens avec la technologie et les marchandises, en s’appropriant de manière critique les stratégies picturales.
Ses tableaux mettent souvent en scène des mannequins ou des actrices dans des poses aguichantes, dans un décor décalé qui rappelle la distorsion délibérée entre figure et fond de David Salle ou les fonds nébuleux de Picabia.
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00:25 Publié dans L'Lundi : Art'contemp - une oeuvre, un artiste | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Billet d'humeur du Québec
00:20 Publié dans Mouvimax | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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J’écoute – Nick Cave and The Bad Seeds- «Abattoir Blues»
00:15 Publié dans Chanson du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Confession intime
Je lui ai reparlé, il y a peu de temps.
Il accomplit mécaniquement sa vie, m’a-t-il dit, au milieu des illusions fuyardes.
00:10 Publié dans Confessions intimes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Dans cette configuration …

… rien ne sert de ralentir, il est préférable de faire demi tour !
00:05 Publié dans La Photo insolite du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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1986 - Recondo peintre et sculpteur

COPENHAGUE
Des êtres mystérieux hantent, depuis le 6 novembre, la galerie Brix à Copenhague. Personnages inquiétants, au regard lourd, habillés d’une peau distendue qui se replie sur eux comme un piège inconfortable : personnages inquiets de voir leurs ventres se gonfler et se durcir, porteurs de fœtus dont ils n’accoucheront jamais. Tels sont les personnages de Félix de Recondo : alanguis, écrasés par leur propre poids, tendus jusqu’à la rupture.
Jusqu’ici Recondo – cinquante-quatre ans – travaillait à la pointe d’argent. Mais les œuvres exposées à Copenhague montrent que, pour traquer ses personnages, des voies nouvelles se sont imposées à lui, avec des moyens très simples comme le crayon capable, lorsqu’il est manié par l’artiste, d’explorer toutes les nuances du jeu des ombres et de la lumière. Les corps sont ici prisonniers d’un brouillard gris dont ils n’arrivent pas, malgré leur élan, à se détacher. Par leurs grandes dimensions – 160 cm X 120 cm – comme par leur qualité. Ces œuvres constituent dans l’histoire du dessin une étape à coup sûr décisive.
La couleur apparaît dans les pastels : grands panneaux où le personnage recondien, flasque et mou, s’adonne au plaisir du cigare en contemplant pensivement la fumée qui s’échappe de sa bouche et envahit le tableau cependant que son corps se dissout. Dans les pastels comme dans les dessins, formes et figures sentent peser sur eux la menace de l’effacement et de la disparition dans le vide.
Mais Recondo n’a pas fini de nous surprendre. Au centre de la galerie, se dressent, immobiles, d’étranges visiteurs qui ressemblent singulièrement aux personnages de l’artiste : êtres dont les corps se sont changés en bronze, dont les rides et les plis sont comme l’empreinte d’un squelette. Echappés des tableaux, ils sont là, paralysés par l’espace qui les entoure. Eblouissantes sculptures où la maîtrise et l’art de Recondo trouvent un nouvel accomplissement.
00:00 Publié dans Les Temps d'Arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14/03/2010
AGRIER
n.m.
Droit féodal : Droit payable en nature, appelé aussi, suivant les régions champart ou terrage, et qui consistait à prélever une partie de la récolte :
« Le tenure acquittait les redevances réelles : le cens recognitif de la propriété éminente; une rente ou une portion de la récolte qu'on appelait en France le champart, le terrage ou l'agrier; un droit de mutation dit lods et vente. » G. Lefebvre, La Révolution française, 1963, p. 59.
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| Tags : definition, dictionnaire, vocabulaire |
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«Un Loup à ma table» – Augusten Burroughs – Editions Héloïse d’Ormesson
«… Je savais que j’aurais dû me montrer très reconnaissant pour ce cadeau extraordinaire, mais je ne pouvais m’empêcher d’être un peu triste. Parce que lorsque je n’avais pas encore de gant, je n’avais pas besoin d’un père pour me lancer la balle. Une balle. C’est alors que je m’en suis rendu compte, il m’avait donné un gant mais rien à rattraper. …»
23:53 Publié dans Phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : augusten burroughs, un loup à ma table |
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